Lamboing
Origine du nom de Lamboing
Lamboing apparaît en 1179 (ou 1178) sous la forme « Lamboens », dans un faux de la fin du XIIe siècle, forme encore employée en 1235. Viennent ensuite « Lambuoons » vers 1240 et « Lamblingen » en 1304, puis la graphie actuelle vers 1500. Le nom allemand ancien est Lamlingen.[1][3]
Fondation de Lamboing
Lamboing est un village agricole de la Montagne de Diesse, qui a toujours fait partie de la paroisse de Diesse. Un noble, Albert de Lamboing, est cité en 1255. De 1423 à 1509, le fief appartient à la famille de Vaumarcus, qui y construit neuf moulins et dont les armes figurent aujourd'hui dans celles de la commune. En 1509, il est uni au domaine de l'évêque de Bâle, dont il dépend jusqu'en 1798. Lamboing est aujourd'hui dans la commune de Plateau de Diesse (fusion de 2014).[1][3]
Histoire de Lamboing
1178. Le 25 février, le pape Alexandre III confirme les possessions du chapitre de Saint-Imier, parmi lesquelles des biens à Lamboing.[2]
1290. En janvier, Bourkard de Diesse échange une terre de Lamboing avec le couvent de Fraubrunnen.[2]
1304. Le 7 mai, Ulric de Bienne vend une propriété à Lamboing au prince-évêque Pierre d'Aspelt.[2]
1797. Le 15 décembre, les troupes françaises entrent dans le sud de la Principauté, et Lamboing est intégré au département du Mont-Terrible.[2]
1816. Le 6 avril, un décret bernois place la commune dans le district de Cerlier.[1][2]
1843. Le village compte cinq moulins, quatre scieries, une huilerie, deux forges de maréchaux et une forge de serrurier.[2]
1861. Lamboing devient une commune mixte.[2]
1863. L'école est construite.[1]
1896. Le 3 février, un crédit de 28'800 francs est voté pour la route d'Orvin à Lamboing.[2]
Fin du XIXe siècle. Un atelier d'horlogerie s'ouvre au village et entre en 1926 dans le groupe Ebauches SA. L'usine connaît son apogée vers 1960, une nouvelle fabrique est inaugurée en 1963, et l'atelier ferme en 1981.[1][2][4]
1904. La bourgeoisie est supprimée.[2]
1947. Le 9 janvier, les armoiries communales sont homologuées.[2]
1968. L'assemblée communale accorde aux femmes le droit de vote et d'éligibilité.[2]
Depuis 1970. De nouveaux quartiers d'habitation se développent, pour des habitants qui travaillent souvent à Bienne, à La Neuveville et dans l'Entre-deux-Lacs.[1]
2013. Le 9 juin, Lamboing accepte la fusion par 188 voix contre 87. Le village entre le 1er janvier 2014 dans la commune de Plateau de Diesse.[5]
Population de Lamboing
Sources et références : [1]
| 1800 | 301 |
| 1818 | 345 |
| 1850 | 569 |
| 1870 | 611 |
| 1900 | 521 |
| 1950 | 485 |
| 1980 | 445 |
| 2000 | 647 |
Lieux historiques de Lamboing
Hameaux. Le territoire de l'ancienne commune comprend aussi les hameaux des Moulins, de Derrière-la-Chaux et des Prés de Macolin Derrière.[1]
Bloc erratique. Le bloc erratique de Lamboing et Douanne est protégé depuis le 28 mai 1940.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Lamboing » (Frédy Dubois, version du 14.09.2016)
- Chronologie jurassienne, « Lamboing »
- Commune de Plateau de Diesse, « Historique de la commune de Lamboing »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Diesse, Montagne de » (Frédy Dubois, version du 09.02.2015)
- Commune de Plateau de Diesse, « Histoire de la fusion »
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