Saint-Sulpice
Origine du nom de Saint-Sulpice
Première mention écrite en 1228, sous la forme « Sanctus Surpicius », puis vers 1300 « Saint Sulpis ». Le village porte le nom de saint Sulpice, sans doute patron de son ancienne chapelle (à recouper) ; les sources consultées ne précisent pas de quel saint Sulpice il s'agit.
Fondation de Saint-Sulpice
Aucun fondateur ni acte de fondation n'est connu. Saint-Sulpice est un village avec un habitat dispersé, établi dans les gorges de l'Areuse, sur l'ancienne route de France. Sa chapelle dépendait du prieuré Saint-Pierre du Vautravers, à Môtiers. Du XIVe siècle à 1848, le village relève de la châtellenie du Val-de-Travers et fait partie de la corporation des Six Communes. Dès le Moyen Âge, la force de l'Areuse y fait tourner de nombreux ateliers : moulins, scieries, fonderies, forges, huileries et tanneries, puis, à l'époque moderne, une papeterie et une cimenterie. Saint-Sulpice fait aujourd'hui partie de la commune de Val-de-Travers (fusion du 1er janvier 2009).
Histoire de Saint-Sulpice
1228. Première mention écrite, sous la forme « Sanctus Surpicius », dans le décanat de Neuchâtel. La chapelle du lieu dépend du prieuré Saint-Pierre du Vautravers.
vers 1300. Le nom apparaît sous la forme « Saint Sulpis ».
XIVe siècle-1848. Le village relève de la châtellenie du Val-de-Travers et fait partie de la corporation des Six Communes.
Moyen Âge. De nombreux ateliers utilisent l'eau et la force de l'Areuse : moulins, scieries, fonderies, forges, huileries et tanneries.
1476. Le 8 février, selon une tradition rapportée par la presse, une chaîne rougie au feu barre la route dans une gorge étroite près du village et des soldats de Neuchâtel, de Bienne et de Cerlier, commandés par le capitaine bernois Henri Matter, arrêtent l'avant-garde de Charles le Téméraire (à recouper).
XVIe siècle-1835. Après la Réforme, Saint-Sulpice forme avec Buttes une paroisse réformée.
1677. Ouverture d'une papeterie, active jusque vers 1860.
1772-1919. Une scierie fonctionne aux Charbonnières.
1820-1821. Construction d'un temple de plan ovale, à disposition transversale.
1835. Saint-Sulpice devient une paroisse autonome.
1837. Construction d'une route de contournement du village.
1879-1945. Une cimenterie de ciment Portland est en activité.
1883. Ouverture de la station du chemin de fer Régional du Val-de-Travers.
1886. Construction de deux centrales hydroélectriques sur l'Areuse, aujourd'hui intégrées à l'Écomusée de la Haute-Areuse.
1945. Début de la culture de champignons.
1994. Création de l'Écomusée de la Haute-Areuse.
2000. Le secteur primaire offre 23 % des emplois et le secondaire un peu plus de 48 % ; 69 % des actifs travaillent hors de la commune.
2009. Le 1er janvier, Saint-Sulpice fusionne avec Les Bayards, Boveresse, Buttes, Couvet, Fleurier, Môtiers, Noiraigue et Travers pour former la commune de Val-de-Travers.
Population de Saint-Sulpice
| 1750 | 318 |
| 1850 | 561 |
| 1900 | 1'234 |
| 1950 | 780 |
| 2000 | 590 |
| 2008 | 642 (31 décembre, dernier recensement avant la fusion) |
Lieux historiques de Saint-Sulpice
Temple de Saint-Sulpice. Temple réformé construit en 1820-1821 sur un plan ovale à disposition transversale, à l'époque où Saint-Sulpice formait encore une paroisse avec Buttes (jusqu'en 1835).
Source de l'Areuse. La rivière qui traverse tout le Val-de-Travers jaillit près du village, dans un site naturel préservé.
Écomusée de la Haute-Areuse. Sentier didactique créé en 1994, qui présente deux centrales hydroélectriques construites en 1886 et six siècles de patrimoine industriel lié à l'Areuse.
Armoiries de la fontaine. Les armoiries du village, visibles sur une fontaine, réunissent une tour, une vouivre (serpent fabuleux), une roue de moulin, deux marteaux et une bordure de chaînes.
Vestiges de Saint-Sulpice
Ancienne route de France. Des fragments de l'ancienne route reliant la Bourgogne à Neuchâtel restent visibles entre Noiraigue et Saint-Sulpice, dont un chemin creux qui monte au-dessus de la source de l'Areuse.
Légendes de Saint-Sulpice
La Vouivre et Sulpy Reymond. Selon la légende, en 1373, plus personne n'osait passer par la Combe à la Vuivra, car on croyait qu'une vouivre, serpent monstrueux, y dévorait les passants. Le héros local Sulpy Reymond se cacha dans une caisse percée d'un trou et transperça la bête d'une flèche ou d'une lance, selon les versions. Il brûla ensuite le cadavre, dont l'odeur fut si infecte qu'il en serait mort quelques jours plus tard. Une vouivre figure dans les armoiries du village.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Sulpice (NE) » (version allemande)
- État de Neuchâtel, arrêté du 21 janvier 2009 portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2008
- Musées suisses (museums.ch), « Écomusée de la Haute-Areuse »
- Le Temps, série « À pied sur les chemins du temps », étape de Noiraigue aux Verrières par Saint-Sulpice
- Flags of the World, « Saint-Sulpice (NE) »
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