Val-de-Travers
Origine du nom de Val-de-Travers
La commune prend le nom de la vallée, Val-de-Travers, fixé par l'article 2 de la convention de fusion. Les noms des anciennes communes deviennent ceux des villages qui la composent. La vallée apparaît vers 1150 sous la forme « Vallis traversis ». En allemand, on disait Traverstal, et ses habitants l'appellent simplement « le Vallon ».[2][6]
Fondation de Val-de-Travers
L'idée d'une commune unique pour toute la vallée apparaît au milieu des années 1990. Un premier projet à onze communes échoue en 2007, refusé par La Côte-aux-Fées et Les Verrières. Les neuf autres, Boveresse, Buttes, Couvet, Fleurier, Les Bayards, Môtiers, Noiraigue, Saint-Sulpice et Travers, signent alors une nouvelle convention, que leurs électeurs approuvent en février 2008. La commune de Val-de-Travers existe depuis le 1er janvier 2009. Le territoire couvre une grande partie du Val-de-Travers, vallée du Jura moyen de 166 km² drainée par l'Areuse. Le Bas-Vallon, l'ancienne Baronnie, se tient vers 730 à 770 mètres, le Haut-Vallon, autrefois appelé les Montagnes, au-dessus de 900 mètres. L'habitat permanent s'est organisé autour du prieuré Saint-Pierre de Môtiers. Dans la seconde moitié du XIVe siècle naît la corporation des Six-Communes, qui gère des forêts communes et une halle couverte.[1][2][6][7]
Histoire de Val-de-Travers
entre 909 et 1032. Fondation du prieuré Saint-Pierre de Môtiers, attribuée à l'abbaye de Cluny et à un roi de Bourgogne. Des fondations dégagées en 1997 pourraient remonter aux VIIe-VIIIe siècles.[6][7]
998. Noiraigue est cité sous la forme latine « Nigra Aqua », « eau noire », d'après sa rivière.[11]
1107. Le pape Pascal II donne le prieuré de Môtiers à l'abbaye de La Chaise-Dieu.[6]
1202. Travers apparaît sous la forme « Transversum », puis « Travers » en 1229.[8]
1284. Fleurier entre dans les textes sous la forme « Flurye ».[9]
entre 1311 et 1344. Les comtes de Neuchâtel organisent la châtellenie du Vautravers, dont le château s'élève à Môtiers.[6][7]
1413. Conrad de Fribourg fait de Travers une seigneurie, avec Noiraigue et Rosières. Les Sandoz la rendent au prince en 1827.[6][8]
1537. Le prieuré de Môtiers, rattaché en 1507 au chapitre de la collégiale de Neuchâtel, est sécularisé.[6]
1695. Ouverture de la route postale Neuchâtel-Pontarlier à travers la vallée.[6]
1762. Jean-Jacques Rousseau s'installe à Môtiers, où il reste jusqu'en 1765. Ce séjour vaut au village une renommée internationale.[7]
1848. Le nouveau régime républicain fait de la vallée un district unique. Môtiers en devient le chef-lieu, et la préfecture y reste jusqu'en 1935.[6][7]
1860. La ligne du Franco-Suisse longe le versant nord de la vallée. La même année, Couvet ouvre le premier hôpital du district.[6][10][11]
1867. Édouard Dubied fonde à Couvet sa fabrique de machines à tricoter. Elle s'effondre en 1987.[6][10]
1910. L'interdiction de l'absinthe frappe la vallée. Fleurier comptait encore huit distilleries entre 1870 et 1910.[6][9]
1995. En octobre, les conseils communaux des deux principaux villages de la vallée invitent les autres communes du district à élaborer un concept de régionalisation. L'idée d'une commune unique émerge.[1]
2007. Après dix ans de travaux, le projet de fusion à onze communes est refusé le 17 juin par La Côte-aux-Fées et Les Verrières.[1][2]
2007. Les conseils communaux des neuf communes restantes signent le 13 novembre, à Môtiers, une convention de fusion. L'administration y est prévue décentralisée, dans les bâtiments existants.[2]
2008. Votation populaire du 24 février : la fusion des neuf communes est approuvée.[1]
2009. Entrée en vigueur de la fusion le 1er janvier.[2][3]
2017. En septembre, Val-de-Travers, La Côte-aux-Fées, Les Verrières, objectif:ne et l'Etat de Neuchâtel signent l'Accord de positionnement stratégique de la région.[1]
Population de Val-de-Travers
Sources et références : [5][6][15]
| 1340 | 2'000 à 3'000 (toute la vallée) |
| 1750 | 7'511 (toute la vallée) |
| 1800 | 9'531 (toute la vallée) |
| 1850 | 11'758 (toute la vallée) |
| 1900 | 17'177 (toute la vallée) |
| 1950 | 13'893 (toute la vallée) |
| 2000 | 12'174 (toute la vallée) |
| 2025 | 10'705 |
Lieux historiques de Val-de-Travers
Prieuré Saint-Pierre de Môtiers. À Môtiers. Noyau de l'habitat de la vallée, l'ancien prieuré est un bien culturel d'importance nationale. On y élabore du vin mousseux selon la méthode champenoise depuis 1829.[6][7][14]
Château de Môtiers. Au sud du village. Les comtes de Neuchâtel l'ont bâti entre 1311 et 1344 pour en faire le siège de la châtellenie du Vautravers.[6][7]
Hôtel des Six-Communes. À Môtiers, rue Centrale 1. Il porte le nom de la corporation des Six-Communes. C'est un bien culturel d'importance nationale.[7][14]
Mines d'asphalte de La Presta. À Travers. L'asphalte y est repéré en 1711, exploité à grande échelle dès 1873 et jusqu'en 1986. Les galeries courent sur une centaine de kilomètres, et un tronçon d'environ 1 km se visite.[8][12][14]
Séchoir à absinthe de Boveresse. À Boveresse. Construit en 1893 par les frères Barrelet pour sécher les plantes de l'absinthe, il est monument historique et musée depuis 1998.[13][14]
Administration communale. La chancellerie communale se trouve à Fleurier, rue du Temple 8. La convention de fusion prévoyait une administration décentralisée.[2][4]
Sources
- objectif:ne, « L'intercommunalité profite au développement régional du Val-de-Travers » (8 novembre 2023)
- Comité de fusion, « Val-de-Travers, Convention de fusion » (Môtiers, 13 novembre 2007)
- Etat de Neuchâtel, rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil 20.044, « Fusion et création de communes » (2 novembre 2020)
- Commune de Val-de-Travers, « Chancellerie »
- Etat de Neuchâtel, Conseil d'Etat, « Arrêté portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2025 » (4 février 2026)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Val-de-Travers (vallée) » (Eric-André Klauser, version du 13.10.2023)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Môtiers (NE) » (Eric-André Klauser, version du 26.10.2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Travers » (Jean-Pierre Jelmini, version du 26.10.2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Fleurier » (Eric-André Klauser, version du 25.10.2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Couvet » (Eric-André Klauser, version du 02.02.2017)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Noiraigue » (Eric-André Klauser, version du 26.10.2016)
- ERIH, Route européenne du patrimoine industriel, « Asphalt Mines »
- Musées suisses, « Séchoir à absinthe de Boveresse »
- Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, liste du canton de Neuchâtel (état au 1.1.2026)
- Etat de Neuchâtel, Conseil d'Etat, « Arrêté portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2008 » (21 janvier 2009)
Localités de la commune avec une fiche
- Boveresse
- Buttes
- Couvet
- Fleurier
- La Robella
- Les Bayards
- Mines d'asphalte de La Presta
- Monlési
- Môtiers
- Noiraigue
- Prieuré Saint-Pierre de Môtiers
- Rosières
- Saint-Sulpice
- Source de l'Areuse
- Travers
Autres villages près de Val-de-Travers
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification