Val-de-Travers

Fusion 2009 Canton de Neuchâtel · Région : Val-de-Travers · 10'705 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Val-de-Travers

La commune prend le nom de la vallée, Val-de-Travers, fixé par l'article 2 de la convention de fusion. Les noms des anciennes communes deviennent ceux des villages qui la composent. La vallée apparaît vers 1150 sous la forme « Vallis traversis ». En allemand, on disait Traverstal, et ses habitants l'appellent simplement « le Vallon ».[2][6]

Fondation de Val-de-Travers

L'idée d'une commune unique pour toute la vallée apparaît au milieu des années 1990. Un premier projet à onze communes échoue en 2007, refusé par La Côte-aux-Fées et Les Verrières. Les neuf autres, Boveresse, Buttes, Couvet, Fleurier, Les Bayards, Môtiers, Noiraigue, Saint-Sulpice et Travers, signent alors une nouvelle convention, que leurs électeurs approuvent en février 2008. La commune de Val-de-Travers existe depuis le 1er janvier 2009. Le territoire couvre une grande partie du Val-de-Travers, vallée du Jura moyen de 166 km² drainée par l'Areuse. Le Bas-Vallon, l'ancienne Baronnie, se tient vers 730 à 770 mètres, le Haut-Vallon, autrefois appelé les Montagnes, au-dessus de 900 mètres. L'habitat permanent s'est organisé autour du prieuré Saint-Pierre de Môtiers. Dans la seconde moitié du XIVe siècle naît la corporation des Six-Communes, qui gère des forêts communes et une halle couverte.[1][2][6][7]

Histoire de Val-de-Travers

entre 909 et 1032. Fondation du prieuré Saint-Pierre de Môtiers, attribuée à l'abbaye de Cluny et à un roi de Bourgogne. Des fondations dégagées en 1997 pourraient remonter aux VIIe-VIIIe siècles.[6][7]

998. Noiraigue est cité sous la forme latine « Nigra Aqua », « eau noire », d'après sa rivière.[11]

1107. Le pape Pascal II donne le prieuré de Môtiers à l'abbaye de La Chaise-Dieu.[6]

1202. Travers apparaît sous la forme « Transversum », puis « Travers » en 1229.[8]

1284. Fleurier entre dans les textes sous la forme « Flurye ».[9]

entre 1311 et 1344. Les comtes de Neuchâtel organisent la châtellenie du Vautravers, dont le château s'élève à Môtiers.[6][7]

1413. Conrad de Fribourg fait de Travers une seigneurie, avec Noiraigue et Rosières. Les Sandoz la rendent au prince en 1827.[6][8]

1537. Le prieuré de Môtiers, rattaché en 1507 au chapitre de la collégiale de Neuchâtel, est sécularisé.[6]

1695. Ouverture de la route postale Neuchâtel-Pontarlier à travers la vallée.[6]

1762. Jean-Jacques Rousseau s'installe à Môtiers, où il reste jusqu'en 1765. Ce séjour vaut au village une renommée internationale.[7]

1848. Le nouveau régime républicain fait de la vallée un district unique. Môtiers en devient le chef-lieu, et la préfecture y reste jusqu'en 1935.[6][7]

1860. La ligne du Franco-Suisse longe le versant nord de la vallée. La même année, Couvet ouvre le premier hôpital du district.[6][10][11]

1867. Édouard Dubied fonde à Couvet sa fabrique de machines à tricoter. Elle s'effondre en 1987.[6][10]

1910. L'interdiction de l'absinthe frappe la vallée. Fleurier comptait encore huit distilleries entre 1870 et 1910.[6][9]

1995. En octobre, les conseils communaux des deux principaux villages de la vallée invitent les autres communes du district à élaborer un concept de régionalisation. L'idée d'une commune unique émerge.[1]

2007. Après dix ans de travaux, le projet de fusion à onze communes est refusé le 17 juin par La Côte-aux-Fées et Les Verrières.[1][2]

2007. Les conseils communaux des neuf communes restantes signent le 13 novembre, à Môtiers, une convention de fusion. L'administration y est prévue décentralisée, dans les bâtiments existants.[2]

2008. Votation populaire du 24 février : la fusion des neuf communes est approuvée.[1]

2009. Entrée en vigueur de la fusion le 1er janvier.[2][3]

2017. En septembre, Val-de-Travers, La Côte-aux-Fées, Les Verrières, objectif:ne et l'Etat de Neuchâtel signent l'Accord de positionnement stratégique de la région.[1]

Population de Val-de-Travers

Sources et références : [5][6][15]

Population de Val-de-Travers
13402'000 à 3'000 (toute la vallée)
17507'511 (toute la vallée)
18009'531 (toute la vallée)
185011'758 (toute la vallée)
190017'177 (toute la vallée)
195013'893 (toute la vallée)
200012'174 (toute la vallée)
202510'705

Lieux historiques de Val-de-Travers

Prieuré Saint-Pierre de Môtiers. À Môtiers. Noyau de l'habitat de la vallée, l'ancien prieuré est un bien culturel d'importance nationale. On y élabore du vin mousseux selon la méthode champenoise depuis 1829.[6][7][14]

Château de Môtiers. Au sud du village. Les comtes de Neuchâtel l'ont bâti entre 1311 et 1344 pour en faire le siège de la châtellenie du Vautravers.[6][7]

Hôtel des Six-Communes. À Môtiers, rue Centrale 1. Il porte le nom de la corporation des Six-Communes. C'est un bien culturel d'importance nationale.[7][14]

Mines d'asphalte de La Presta. À Travers. L'asphalte y est repéré en 1711, exploité à grande échelle dès 1873 et jusqu'en 1986. Les galeries courent sur une centaine de kilomètres, et un tronçon d'environ 1 km se visite.[8][12][14]

Séchoir à absinthe de Boveresse. À Boveresse. Construit en 1893 par les frères Barrelet pour sécher les plantes de l'absinthe, il est monument historique et musée depuis 1998.[13][14]

Administration communale. La chancellerie communale se trouve à Fleurier, rue du Temple 8. La convention de fusion prévoyait une administration décentralisée.[2][4]

Sources

  1. objectif:ne, « L'intercommunalité profite au développement régional du Val-de-Travers » (8 novembre 2023)
  2. Comité de fusion, « Val-de-Travers, Convention de fusion » (Môtiers, 13 novembre 2007)
  3. Etat de Neuchâtel, rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil 20.044, « Fusion et création de communes » (2 novembre 2020)
  4. Commune de Val-de-Travers, « Chancellerie »
  5. Etat de Neuchâtel, Conseil d'Etat, « Arrêté portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2025 » (4 février 2026)
  6. Dictionnaire historique de la Suisse, « Val-de-Travers (vallée) » (Eric-André Klauser, version du 13.10.2023)
  7. Dictionnaire historique de la Suisse, « Môtiers (NE) » (Eric-André Klauser, version du 26.10.2016)
  8. Dictionnaire historique de la Suisse, « Travers » (Jean-Pierre Jelmini, version du 26.10.2016)
  9. Dictionnaire historique de la Suisse, « Fleurier » (Eric-André Klauser, version du 25.10.2016)
  10. Dictionnaire historique de la Suisse, « Couvet » (Eric-André Klauser, version du 02.02.2017)
  11. Dictionnaire historique de la Suisse, « Noiraigue » (Eric-André Klauser, version du 26.10.2016)
  12. ERIH, Route européenne du patrimoine industriel, « Asphalt Mines »
  13. Musées suisses, « Séchoir à absinthe de Boveresse »
  14. Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, liste du canton de Neuchâtel (état au 1.1.2026)
  15. Etat de Neuchâtel, Conseil d'Etat, « Arrêté portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2008 » (21 janvier 2009)

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