Noiraigue
Origine du nom de Noiraigue
Le nom est attesté en 998 sous la forme latine « Nigra Aqua », soit « noire eau ». C'est une formation d'origine romane, composée de « noir » et de « aigue », forme locale du mot « eau ». Le village porte le nom de la rivière Noiraigue, dont l'eau chargée de tourbe avait une couleur sombre.
Fondation de Noiraigue
Aucun fondateur n'est connu. Le site était fréquenté dès le Néolithique, comme en témoigne une hachette. Le village s'est formé au bord de la Noiraigue et de l'Areuse, avec des hameaux (Rosières, Le Furcil, Vers chez Joly, Combe-Varin) et un habitat dispersé entre le Val-de-Travers et la vallée des Ponts. Il appartint de 1413 à 1848 à la seigneurie, puis à la juridiction de Travers, et forma une seigneurie particulière de 1682 à 1713. Relais sur la route de France jusqu'en 1817, il vécut longtemps des industries au fil de l'eau. Noiraigue est aujourd'hui dans la commune de Val-de-Travers (fusion du 1er janvier 2009).
Histoire de Noiraigue
Néolithique. Une hachette témoigne de la fréquentation du site.
998. Première mention, sous la forme « Nigra Aqua ». La région serait alors passée au prieuré clunisien de Bevaix (à recouper).
1413. Noiraigue est rattaché à la seigneurie de Travers, créée par le comte Conrad de Fribourg ; il en relève jusqu'en 1848.
XVIe siècle. Début des clouteries, qui seront environ deux douzaines jusqu'à la fin du XIXe siècle.
milieu du XVIIe siècle. Construction d'une chapelle ; la paroisse reste commune avec Travers.
1682-1713. Noiraigue forme une seigneurie particulière. À la fin du XVIIe siècle sont établis des hauts fourneaux.
1719. Le 10 juin, un incendie détruit la quasi-totalité du village.
1817. La route de France, dont Noiraigue était un important relais, est établie à l'écart de la localité.
1858-1882. Le domaine de Combe-Varin, propriété du naturaliste Édouard Desor, est un rendez-vous international de scientifiques.
1860. Ouverture de la gare du chemin de fer Franco-Suisse.
1861-1934. Les bancs de marne argileuse mis au jour lors de la construction de la ligne ferroviaire sont exploités par trois fabriques de chaux et de ciment.
1879. Fin de la paroisse commune avec Travers.
1889. Ouverture d'une chapelle catholique.
1894. Construction du temple.
1896. Mise en service de l'usine hydroélectrique du Plan-de-l'Eau.
1935-1989. Les anciennes galeries de la fabrique du Furcil abritent une culture de champignons de Paris.
1936-1952. Activité d'une fabrique de pâtes alimentaires ; une fabrique de skis fonctionne de 1937 à 1946.
1956. Mise en service de l'usine hydroélectrique du Furcil.
2009. Le 1er janvier, Noiraigue fusionne avec Les Bayards, Boveresse, Buttes, Couvet, Fleurier, Môtiers, Saint-Sulpice et Travers pour former la commune de Val-de-Travers.
Population de Noiraigue
| 1750 | 226 |
| 1818 | 260 |
| 1850 | 241 |
| 1900 | 954 |
| 1950 | 661 |
| 2000 | 466 |
| 2008 | 499 |
Lieux historiques de Noiraigue
Le temple. Temple construit en 1894 par Nelson Convert ; son clocher, qui subsiste depuis 1861, est fait de blocs erratiques de granit, d'une couleur peu fréquente dans la région.
Le domaine de Combe-Varin. Domaine initialement appelé Grand-Cernil, remontant au début du XVIe siècle ; propriété du naturaliste Édouard Desor, il fut de 1858 à 1882 un rendez-vous international de scientifiques.
Rosières. Hameau qui fit partie de la seigneurie de Travers dès 1413 et fut à trois reprises, du XVIIe au XIXe siècle, constitué en seigneurie, dépendante toutefois de Travers en matière administrative et judiciaire.
Les usines du Plan-de-l'Eau et du Furcil. Usines hydroélectriques mises en service en 1896 (Plan-de-l'Eau) et en 1956 (Furcil). Le village comptait de longue date de nombreuses industries au fil de l'eau : moulins, scieries, huilerie, forges, laminoir.
Le Creux-du-Van et les gorges de l'Areuse. Cirque rocheux et gorges voisins du village ; des charbonnières étaient exploitées au Creux-du-Van.
Vestiges de Noiraigue
La hachette néolithique. Hachette en pierre, plus ancien témoignage de la fréquentation du site.
Le fort de la Clusette (disparu). Ancien fort, aujourd'hui démoli, qui se trouvait à la limite de la seigneurie locale et de la mairie de Rochefort, sur le tracé primitif de la route de La Clusette.
Les galeries du Furcil. Galeries de l'ancienne fabrique de chaux et de ciment du Furcil, l'une des trois fabriques actives de 1861 à 1934, occupées de 1935 à 1989 par une culture de champignons de Paris.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Noiraigue »
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Rosières »
- Wikipédia, « Noiraigue »
- État de Neuchâtel, arrêté du 21 janvier 2009 portant homologation des résultats du recensement cantonal de la population du 31 décembre 2008
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