
Vouvry
Origine du nom de Vouvry
Le nom apparaît en 1018 sous les formes « Vobreium » et « Wovregium ». On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Vouvry
Le fondateur de Vouvry n'est pas connu, mais le territoire est occupé très tôt, comme le montrent un abri moustérien vieux de 35'000 ans à Taney et un cimetière burgonde. Le village entre dans l'histoire comme domaine royal : Rodolphe III de Bourgogne le donne à l'abbaye de Saint-Maurice, qui y installe un vidomne, puis un châtelain. La souveraineté passe ensuite à l'empereur, puis aux comtes de Savoie, et l'abbé inféode la seigneurie à des familles nobles de la région, dont les La Tour et les Blonay. D'abord rattaché au bailliage de Chillon, Vouvry passe sous la souveraineté des Haut-Valaisans, exercée par le gouverneur de Monthey. Dès le XVe siècle, la communauté a deux syndics, l'un pour le Plan, l'autre pour le Mont. La commune réunit aujourd'hui Vouvry et la Porte du Scex, dans la plaine du Rhône, avec Miex et Taney, dans la montagne au Grammont.[1]
Histoire de Vouvry
1018. Première mention, sous les formes « Vobreium » et « Wovregium ». Rodolphe III de Bourgogne donne le domaine royal à l'abbaye de Saint-Maurice.[1]
1032. La souveraineté passe à l'empereur, puis aux comtes de Savoie.[1]
1204. Avant cette date, Vouvry est détaché de la paroisse mère de Corb, près de Noville.[1]
1272. Un acte partage les droits entre le comte de Savoie et l'abbé de Saint-Maurice.[1]
1325. Un bac est attesté ; il est remplacé par un pont de bois en 1838, puis par un pont de fer en 1903.[1]
1488. Jean Dunoyer construit le clocher de l'église Saint-Hippolyte.[1]
1536. Vouvry passe sous la souveraineté des Haut-Valaisans, exercée par le gouverneur de Monthey.[1]
1569. Confirmation des franchises, renouvelée en 1578.[1]
1597. Construction du château de la Porte du Scex, reconstruit en 1672-1678.[1]
1639. Ouverture d'une fabrique de papier, la première du Valais, plus tard cartonnerie, fermée en 1999.[1]
1659. Construction du canal Stockalper, prolongé jusqu'au Bouveret en 1879.[1]
1798. Vouvry forme une commune avec Miex et Taney.[1]
1822. Reconstruction de l'église Saint-Hippolyte.[1]
1859. Arrivée du chemin de fer.[1]
1898. Découverte d'un cimetière burgonde de 23 tombes.[1]
1901. Mise en service d'une usine électrique alimentée par une conduite forcée de 900 m depuis le lac de Taney.[1]
1963. Mise en service de la centrale thermique de Chavalon, désaffectée en 1999.[1]
1965. Le site de Taney est protégé au niveau fédéral.[1]
1976. Le château de la Porte du Scex devient le Musée du Vieux-Vouvry, puis le Musée historique du Chablais en 2008.[1]
Population de Vouvry
Sources et références : [1][2]
| 1850 | 953 |
| 1900 | 1'295 |
| 1950 | 1'348 |
| 2000 | 2'960 |
| 2025 | 4'929 |
Lieux historiques de Vouvry
Église Saint-Hippolyte. Clocher de 1488 dû à Jean Dunoyer. L'église, reconstruite en 1822 et restaurée en 1972-1980, abrite des orgues classées.[1]
Château de la Porte du Scex. Construit en 1597 et reconstruit en 1672-1678, il servit de péage et de résidence au châtelain du Bouveret, puis de poste de gendarmerie. Il abrite depuis 2008 le Musée historique du Chablais.[1]
Taney. Village de montagne et lac, dont le site est protégé au niveau fédéral depuis 1965. Le lac alimente depuis 1901 une usine électrique par une conduite forcée de 900 m.[1]
Canal Stockalper. Canal construit en 1659 et prolongé jusqu'au Bouveret en 1879.[1]
Vestiges de Vouvry
Abri moustérien de Taney. Abri occupé au Paléolithique moyen, vieux d'environ 35'000 ans.[1]
Cimetière burgonde. Cimetière de 23 tombes d'époque burgonde, découvert en 1898.[1]
Légendes de Vouvry
La sorcière d'En Praux. La légende situe sur l'île d'En Praux la potence des seigneurs de Vouvry, où l'on pendait les personnes accusées de sorcellerie. La mère de Tanneguy, un serf affranchi jalousé pour son adresse à la chasse, y fut conduite comme sorcière. Au moment de la pendaison surgirent une perdrix blessée, un lièvre percé d'une flèche, puis une meute de lévriers : les bourreaux s'enfuirent. Tanneguy délivra sa mère, jeta la potence dans l'étang et s'établit avec elle près du prieuré de Vionnaz.[4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vouvry » (David Rey, version de 2012, remanié le 05.01.2015)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Solandieu, Légendes valaisannes, 1919, « La sorcière d'En Praux »
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