
Troistorrents
Origine du nom de Troistorrents
La forme « Trestorrens » est attestée en 1248, puis viennent « Trestorrentibus » (1283), « Trestorrent » (1352) et « Troistorrens » (1505). Le nom viendrait du latin « Trans Torrentium », « au-delà du torrent ». Une fois relu comme « des trois torrents », il aurait fait croire à la présence de trois cours d'eau.[1][3]
Fondation de Troistorrents
On ignore qui a fondé Troistorrents. Quelques monnaies romaines y ont été trouvées. Le village se trouve dans le val d'Illiez, la vallée de la Vièze, sur la rive gauche du Rhône, et la commune réunit aussi Morgins, Chemex, Chenarlier, Croix-du-Nant et Vers-Ensier. Au Moyen Âge, Troistorrents fait partie de la châtellenie savoyarde de Monthey, mais garde son propre métral, même après le passage de Monthey aux dizains du Haut-Valais. L'abbaye de Saint-Maurice possède en outre sur son territoire les seigneuries de Cries et de Chièzes, un village aujourd'hui disparu. Après des conflits répétés avec Monthey et Collombey, Troistorrents devient une châtellenie à part entière.[1]
Histoire de Troistorrents
1248. Mention « Trestorrens » et première mention d'une chapelle, qui dépend de Collombey. Troistorrents devient paroisse avant 1278.[1]
1258. L'abbaye de Saint-Maurice possède les seigneuries de Chièzes et de Cries, qu'elle garde jusqu'en 1798.[1]
1401. Date des moulins de la Tine, aujourd'hui classés.[1]
1480. La charge de métral est occupée par la famille Nicolerat, qui la vend en 1619 aux du Fay. Ceux-ci la cèdent ensuite à la commune.[1]
1505. L'abbaye de Saint-Maurice installe à Chièzes une cour de haute justice, malgré les protestations du châtelain de Monthey.[1]
1536. La châtellenie de Monthey passe sous la domination des dizains du Haut-Valais.[1]
1702. Construction de l'église Sainte-Marie-Madeleine, restaurée en 1959.[1]
1787. La Diète valaisanne sépare Troistorrents, Monthey et Collombey. Troistorrents forme une nouvelle châtellenie.[1]
1790. Troistorrents rejoint la révolte des habitants du val d'Illiez menée par Pierre-Maurice Rey-Bellet.[1]
1839. Troistorrents et Illiez reconnaissent le gouvernement de Sierre, puis sont occupés par les troupes du gouvernement de Sion.[1]
1844. La milice de Troistorrents combat à la bataille du Trient dans les rangs de la Vieille Suisse. La commune est occupée par les troupes fédérales en 1847.[1]
1851. Une soixantaine d'habitants émigrent en Algérie.[1]
1866. La bourgeoisie fait construire un hôtel pour profiter du tourisme naissant.[1]
1908. Inauguration de la gare du chemin de fer Monthey-Champéry. La route carrossable suit en 1911.[1]
1940. Début du développement du tourisme d'hiver, surtout à Morgins, dans les années 1940.[1]
Population de Troistorrents
Sources et références : [1][6]
| 1850 | 1'191 |
| 1900 | 1'556 |
| 1950 | 1'836 |
| 2000 | 3'567 |
| 2025 | 5'067 |
Lieux historiques de Troistorrents
Église Sainte-Marie-Madeleine. Église paroissiale datée de 1702 et restaurée en 1959. Chaque village de la commune possède en outre sa propre chapelle.[1][4][5]
Morgins. Village de la commune, situé à 1'342 m d'altitude, où le tourisme d'hiver se développe dès les années 1940. La station fait partie du domaine des Portes du Soleil.[1][2]
Chapelle de Chemex. Chapelle des Rois mages, bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC).[4][5]
Fours à pain. Four banal de Propéraz, construit en 1663, bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC). Le four de Collaire daterait de 1610.[4][5]
Vestiges de Troistorrents
Moulins de la Tine. Moulins datés de 1401, classés monuments historiques. Bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC).[1][4]
Chièzes. Village disparu, siège d'une seigneurie de l'abbaye de Saint-Maurice où une cour de haute justice fut installée en 1505.[1]
Monnaies romaines. Quelques monnaies romaines ont été découvertes en 1947.[1]
Légendes de Troistorrents
Les cendres contre les Sarrasins. Selon une tradition rappelée par la femme et l'enfant des armoiries, les femmes et les enfants du village auraient aveuglé des envahisseurs sarrasins en leur jetant des cendres.
L'enfant survivant de la peste. Une autre tradition, rattachée aux mêmes armoiries, raconte que le village, dépeuplé par la peste, aurait été repeuplé à partir d'un seul enfant survivant.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Troistorrents » (David Rey, version du 26.11.2012)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Morgins » (Pascal Dubey, version du 13.01.2009)
- Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », glossaire, article « Troistorrents »
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
- Région Dents du Midi, « Orange Cultural Trail: Troistorrents, Croix du Nant, Chemex, Propéraz, Troistorrents »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Troistorrents
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification