Armoiries de Saillon

Saillon

Ville Canton de Valais · District : Martigny · 3'225 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Saillon
Photo : CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Saillon

Le lieu est mentionné en 1052 sous la forme « castellum Psallionis » (ou « castrum Psallionis »), puis sous les formes Sallon et Sallun au XIIe siècle. Le nom pourrait avoir la même origine que le latin salire, par allusion à l'éperon rocheux qui porte le bourg. On le rattache aussi au nom de personne latin Salius ou Sallius. Aucune de ces explications n'est établie. L'ancien nom allemand est Schellon.[1][4]

Fondation de Saillon

Le site est fréquenté dès la préhistoire, comme le montre l'outillage en pierre de la grotte du Poteux, et des constructions romaines, dont une villa, y ont été repérées. Au milieu du XIe siècle, le lieu appartient au chapitre de la cathédrale de Sion, puis aux sires de Saillon. Les Savoie reprennent ensuite le château, le renforcent et font de Saillon le siège d'une châtellenie. Ils créent à côté un nouveau bourg fortifié, doté de franchises, de foires et de marchés. L'ancien village, dont l'emplacement reste incertain, disparaît dès le XIVe siècle.[1]

Histoire de Saillon

Préhistoire. Outillage en pierre dans la grotte du Poteux.[1]

Époque romaine. Constructions romaines, dont une villa.[1]

Ve-VIe siècle. Un oratoire funéraire est construit dans la villa romaine, à la fin du Ve ou au début du VIe siècle. Il est suivi d'une nouvelle construction à la fin du VIIIe ou au IXe siècle.[1]

1052. Mention sous la forme « castellum Psallionis » (ou « castrum Psallionis »). Le bien appartient au chapitre de la cathédrale, puis aux sires de Saillon. La vigne est attestée dès cette date.[1][4]

XIIe siècle. À la fin du siècle, l'édifice devient église paroissiale sous le vocable de Saint-Laurent.[1]

1257. Le château, passé aux Savoie, est renforcé. Saillon devient le siège d'une châtellenie.[1]

1261-1262. Construction de la tour du mur d'enceinte appelée tour Bayart.[1]

1271. Le nouveau bourg fortifié reçoit des franchises, avec foires et marchés.[1][4]

1356. Saillon compte 43 feux.[1]

XIVe siècle. Fondation de l'hospice Saint-Jacques, qui fonctionne jusqu'au milieu du XIXe siècle ; disparition de l'ancien village.[1]

1475. Destruction du château.[1][4]

1740. Construction de l'église baroque actuelle.[1][4]

1798. Création de la commune moderne, qui englobe alors Leytron.[1]

1819. Leytron se sépare de Saillon.[1]

1847. Aqueduc des gorges de la Salentze.[1]

1864-1879. Endiguement du Rhône.[1]

1876-1926. Exploitation d'une carrière de marbre.[1]

1917-1927. Construction de canaux et assèchement des marais dès 1917, puis remaniement parcellaire (1922-1927), qui permettent les cultures de fraises, d'asperges, de pommiers et de poiriers.[1]

1975. Mise en valeur du site médiéval avec l'Écu d'or. Le thermalisme se développe dès 1976.[1]

2000. Ouverture du Musée de la fausse-monnaie (date incertaine : 2000 ou 1976) ; nouvelle inondation du Rhône.[1]

Population de Saillon

Sources et références : [1][2]

Population de Saillon
135643 feux (foyers)
1792136
1850208
1900422
1950788
20001'519
20253'225

Lieux historiques de Saillon

Bourg fortifié. Nouveau bourg fortifié doté de franchises en 1271, avec foires et marchés, et siège de la châtellenie savoyarde. Son enceinte daterait du XIIIe siècle.[1][4]

Église Saint-Laurent. L'église baroque actuelle date de 1740. Elle succède au sanctuaire devenu paroissial à la fin du XIIe siècle sous le vocable de Saint-Laurent.[1][4]

Gorges de la Salentze. Gorges traversées par l'aqueduc de 1847. La Salentze a provoqué une inondation en 1958. Une passerelle de 92 m de long les surplombe à 136 m de hauteur.[1][5]

Musée de la fausse-monnaie. Ouvert en 2000 (ou en 1976) dans le cadre de l'offre culturelle liée au site médiéval, dans une maison villageoise du XVIIe siècle. Farinet est l'un de ses trois thèmes, avec la vraie et la fausse monnaie.[1][6]

Pont-du-Traux. Quartier d'habitat groupé lié à la forte croissance démographique depuis 1980, avec l'autoroute A9.[1]

Vestiges de Saillon

Tour Bayart. Tour du mur d'enceinte construite en 1261-1262 sous les Savoie. Elle tiendrait son nom de Dame Bayart, propriétaire du terrain.[1]

Château. Château des sires de Saillon puis des Savoie, renforcé dès 1257 et détruit en 1475. Il n'en reste que des vestiges du donjon et de trois tours.[1]

Villa romaine et oratoire. Villa romaine dans laquelle fut construit un oratoire funéraire à la fin du Ve ou au début du VIe siècle, à l'origine de l'église Saint-Laurent.[1]

Carrière de marbre. Carrière exploitée de 1876 à 1926. Son marbre a servi à la décoration de l'Opéra de Paris de Charles Garnier.[1][4]

Légendes de Saillon

Farinet, le faux-monnayeur. Joseph-Samuel Farinet, faux-monnayeur né en 1845 dans la vallée d'Aoste, aurait distribué ses fausses pièces à la population et serait mort en 1880 dans les gorges de la Salentze, poursuivi par la police. La tradition populaire en a fait une figure légendaire.

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Saillon (commune) » (Benjamin Roduit), version du 29.05.2012
  2. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  3. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Saillon)
  4. Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), « Saillon », 2e version, février 1996
  5. CFF, idées d'excursions : « Passerelle à Farinet »
  6. museums.ch, « Musée de la fausse monnaie » (Saillon)

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