Agiez

Canton de Vaud · District : Jura-Nord vaudois · 382 habitants (31.12.2025, commune)

Origine du nom d'Agiez

Première mention en 1011 sous la forme « in Aziaco ». Une mention plus ancienne, en 982, est parfois citée (« in pago de Atiaco ») (à recouper). Le nom viendrait d'un nom de personne latin, « Abidius », accompagné du suffixe de lieu d'origine celtique « -acum » (à recouper).

Fondation d'Agiez

Le territoire d'Agiez est habité depuis la préhistoire : on y a trouvé un site néolithique (hache à deux tranchants en serpentine), un bracelet de bronze gravé, des débris et de la poterie d'époque romaine, ainsi qu'un cimetière burgonde découvert en 1836. Aucune source consultée ne nomme de fondateur du village. Agiez relevait du domaine royal d'Orbe, puis passa au couvent de Romainmôtier : en 1011, le roi Rodolphe III de Bourgogne céda des biens à Agiez aux moines, et une nouvelle donation fut faite en 1256 par Renaud de Vaumarcus. Le village fut administré au nom du couvent par des métayers ; la famille Thomasset détint cette charge du XVe siècle à 1798 et fit construire la maison seigneuriale appelée le Château. La commune comprend le village, les quartiers du Moulin et du Coin et quelques fermes isolées. Les habitants sont surnommés les Ritefailles (« lè Rita-Fâïe » en patois), soit les Rôtisseurs-de-Brebis.

Histoire d'Agiez

Néolithique. Site néolithique ; découverte d'une hache à deux tranchants en serpentine.

âge du Bronze. Un bracelet de bronze orné de gravures est retrouvé sur le territoire communal.

époque romaine. Poterie et débris d'époque romaine.

982. Mention possible du lieu sous la forme « in pago de Atiaco » (à recouper).

1011. Première mention sûre, « in Aziaco » : le roi Rodolphe III de Bourgogne cède des biens à Agiez au couvent de Romainmôtier.

1256. Nouvelle donation au couvent, faite par Renaud de Vaumarcus.

XIVe siècle. L'église d'Agiez devient paroissiale.

XVe siècle. La famille Thomasset obtient la charge de métayer du couvent, qu'elle garde jusqu'en 1798 ; la dîme lui est inféodée.

1468. Première mention du moulin du couvent, exploité jusque vers 1825.

XVIe siècle. Construction de la tour hexagonale du Château, maison seigneuriale des Thomasset.

1536. Conquête bernoise : Agiez est rattaché au bailliage et à la châtellenie de Romainmôtier ; la commune est gérée par l'assemblée des communiers. Après la Réforme, Arnex devient filiale de la paroisse d'Agiez.

1646. Réalisation de la chaire de l'église.

1687. L'église reçoit son berceau lambrissé.

1705. Construction de la cure.

1798. Agiez entre dans le district d'Orbe, dont il fait partie jusqu'en 2007.

1836. Découverte d'un cimetière burgonde.

1888. L'importante carrière de pierre de taille occupe une centaine d'ouvriers ; sa pierre blanche sert notamment à des bâtiments de la place Saint-François à Lausanne, au casino et au Grand-Pont d'Orbe.

1914. Fermeture de la carrière.

1928. Adoption des armoiries communales, aux couleurs de Romainmôtier, avec deux pics croisés rappelant l'exploitation des carrières.

2008. Après la dissolution du district d'Orbe, Agiez fait partie du district du Jura-Nord vaudois.

Population d'Agiez

Population d'Agiez
152919 feux (foyers)
1764207
1850344
1900612 (à recouper ; une autre source donne 279)
1950249
1970185
2000224
2022379
2025382

Lieux historiques d'Agiez

Église d'Agiez et cure. Église paroissiale depuis le XIVe siècle, avec une chapelle gothique du XVe siècle (à recouper), une chaire de 1646 et un berceau lambrissé de 1687. La cure attenante a été construite en 1705. Après la Réforme, la paroisse d'Agiez avait Arnex pour filiale.

Le Château. Maison seigneuriale construite par la famille Thomasset, métayers du couvent de Romainmôtier du XVe siècle à 1798 ; elle se distingue par une massive tour d'escalier hexagonale du XVIe siècle.

Gorges de l'Orbe. Le canyon creusé par l'Orbe en contrebas du village est aujourd'hui une réserve naturelle.

Village inscrit à l'ISOS. L'ensemble du village figure à l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse.

Vestiges d'Agiez

Cimetière burgonde. Nécropole du haut Moyen Âge découverte en 1836 sur le territoire communal.

Anciennes carrières de pierre de taille. Exploitées au XIXe siècle (une centaine d'ouvriers en 1888) jusqu'à leur fermeture en 1914, elles fournissaient une pierre blanche appelée « blanc royal » ou « banc royal », utilisée pour de nombreux édifices vaudois, dont des bâtiments de la place Saint-François à Lausanne, le casino et le Grand-Pont d'Orbe. Les deux pics croisés des armoiries communales en gardent le souvenir.

Moulin du couvent. Moulin de Romainmôtier mentionné dès 1468 et exploité jusque vers 1825.

Légendes d'Agiez

Les Rôtisseurs-de-Brebis. Selon la tradition, un jeune pâtre aurait fait sécher dans un four une brebis mouillée par la pluie. L'histoire expliquerait le surnom des habitants d'Agiez, les Ritefailles (« lè Rita-Fâïe »), c'est-à-dire les Rôtisseurs-de-Brebis ; on les appelle aussi simplement les Brebis, et parfois les Brise-Bouteilles.

Sources

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