
Salvan
Origine du nom de Salvan
Le lieu apparaît après 1018 sous la forme « cum Silvano », puis entre 1025 et 1031 sous celle de « in monte Salvano ». En allemand, on disait autrefois « Scharwang ». Le nom viendrait du latin « silva », la forêt, par une forme « Silvanum » qui pourrait aussi venir d'un nom de personne. La question n'est pas tranchée. En patois, la commune s'appellerait « Servan ».
Fondation de Salvan
Des stèles gravées du Néolithique sont signalées dans la vallée du Trient. Au XIe siècle, l'abbaye de Saint-Maurice détient des droits sur Salvan et sur Ottanel, l'actuelle Vernayaz, sans doute grâce à une donation du roi Rodolphe III de Bourgogne. Avec Ottanel et Gueuroz, Salvan forme un quart de la châtellenie de Salvan, dans le bailliage de Saint-Maurice. Le village dépend d'abord de la paroisse d'Ottanel, qui couvre toute la vallée, avant que l'église paroissiale ne soit transférée chez lui. On y vit surtout de l'élevage, complété par les carrières d'ardoise, les forêts, le flottage du bois, la contrebande, notamment de sel, le tissage et le commerce. La commune comprend plusieurs hameaux, dont Les Marécottes. Vernayaz, Miéville et Gueuroz en ont fait partie jusqu'en 1912. Le fondateur de Salvan n'est pas connu.[1]
Histoire de Salvan
XIe siècle. L'abbaye de Saint-Maurice possède des droits sur Salvan et Ottanel, vraisemblablement issus d'une donation du roi Rodolphe III de Bourgogne.[1]
après 1018. Mention de la localité sous la forme « cum Silvano ».[1]
1025-1031. Mention sous la forme « in monte Salvano ».[1]
1265. L'église paroissiale de la vallée est transférée d'Ottanel à Salvan. L'église d'Ottanel devient une filiale.[1]
1323. Les habitants de Salvan et de Finhaut battent Guillaume de Thoire à Emosson et s'assurent la possession des alpages.[2]
1590. Le vocable de Saint-Maurice est attesté pour l'église paroissiale.[1]
1649. Finhaut se sépare de la commune et de la paroisse de Salvan.[1][2]
1798. Fin de la châtellenie de Salvan, dont Salvan, Ottanel et Gueuroz formaient un quart.[1]
1855-1867. Construction de la route carrossable Vernayaz-Chamonix, avec un service de diligences. Salvan devient une station climatique.[1]
1895. Guglielmo Marconi mène à Salvan ses premiers essais de télégraphie sans fil.[1][3]
1906. Mise en service du chemin de fer Martigny-Chamonix, qui renforce l'essor touristique.[1]
1912. Vernayaz, Miéville et Gueuroz se séparent de Salvan pour former la commune de Vernayaz.[1]
1920. Vernayaz se sépare de la paroisse de Salvan.[1]
1925. Construction d'un barrage par Alexandre Sarrasin.[1]
1996. Ouverture d'un musée consacré à Marconi.[1]
2004. Création de la Fondation Marconi.[1]
Population de Salvan
Sources et références : [1][5]
| 1850 | 1'520 (avec Vernayaz, rattachée jusqu'en 1912) |
| 1900 | 1'916 (avec Vernayaz, rattachée jusqu'en 1912) |
| 1950 | 1'102 |
| 2000 | 1'020 |
| 2025 | 1'519 |
Lieux historiques de Salvan
Église Saint-Maurice. Siège de la paroisse de la vallée depuis son transfert d'Ottanel en 1265. Le vocable de Saint-Maurice est attesté en 1590.[1]
Pierre Bergère et souvenirs de Marconi. En 1895, Guglielmo Marconi fait à Salvan ses premiers essais de télégraphie sans fil. Son émetteur était placé sur la Pierre Bergère, un bloc rocheux dominant le village, et le récepteur fut progressivement éloigné jusqu'à environ 1,5 km, vers Les Marécottes. Un musée lui est consacré depuis 1996 et une fondation porte son nom depuis 2004.[1][3]
Les Marécottes. Hameau de la commune développé pour le tourisme, avec un zoo, une piscine taillée dans le roc et un domaine skiable.
Gorges du Dailley. Sentier qui traverse les gorges au départ de Salvan, avec passerelles, galeries et escaliers. Il a été entièrement rénové en 1995.[4]
Vestiges de Salvan
Stèles gravées néolithiques. Des stèles gravées datant du Néolithique sont signalées sur le territoire de Salvan.[1]
Légendes de Salvan
Les gens de Salvan à Salvagny. Selon une tradition, les habitants du hameau de Salvagny, dans la vallée de Sixt en Haute-Savoie, seraient venus de Salvan au XVIIIe siècle, après des démêlés avec leurs autorités. Rien ne le confirme.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Salvan (commune) » (Gaëlle Bourguinet Eggs, version du 07.06.2013)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Finhaut » (André Décaillet, version du 20.04.2006)
- Vallée du Trient, « Marconi ouvre la voie de la transmission sans fil »
- Suisse Tourisme (MySwitzerland), « Gorges du Dailley »
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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