
Les Enfers
Origine du nom des Enfers
Une forme ancienne, « Au cruz des Enfers », apparaît en 1330. Le nom désignerait un lieu au bord d'un précipice, du latin « infernu », « qui se trouve par-dessous, lieu bas », une explication à confirmer. Deux traditions populaires lui donnent d'autres origines (voir Légendes).[1]
Fondation des Enfers
Les Enfers faisait partie de la seigneurie des Franches-Montagnes. La communauté existe au moins depuis 1428, date à laquelle son maire signe un acte du prince-évêque. Elle est toujours restée rattachée à la paroisse de Montfaucon. La commune comprend le hameau de Cerniévillers, qui fut une municipalité à l'époque française avant d'être incorporé, ainsi que le domaine du Patalour.[1][2]
Histoire des Enfers
1428. Le maire des Enfers, Jehannenat Symonin, signe l'acte par lequel le prince-évêque accorde aux communautés de la région le droit d'angal pour l'amélioration des chemins.[1]
1793-1813. Les Enfers appartient aux départements français du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin. Cerniévillers forme alors une municipalité.[1]
1815-1978. Le village fait partie du canton de Berne.[1]
1817. Cerniévillers est incorporé à la commune des Enfers.[1]
1962. Fin de la section distincte de Cerniévillers pour l'exploitation des pâturages et des forêts.[1]
1979. Les Enfers fait partie du nouveau canton du Jura.
Population des Enfers
Sources et références : [1]
| 1818 | 290 |
| 1850 | 203 |
| 1870 | 287 |
| 1900 | 194 |
| 1930 | 164 |
| 1950 | 196 |
| 2000 | 130 |
| 2010 | 164 |
| 2025 | 145 |
Lieux historiques des Enfers
Cerniévillers. Hameau perché dans la côte du Doubs, municipalité à l'époque française, incorporé aux Enfers en 1817. Il forma jusqu'en 1962 une section distincte pour l'exploitation des pâturages et des forêts.[1]
Tourbière des Enfers. Une tourbière était exploitée au XXe siècle (en pleine activité en 1943, remise en exploitation décidée en 1966). Elle a été régénérée dès 2008 en vue d'un classement en réserve naturelle.[2]
Légendes des Enfers
La tourbière en feu. Selon une légende, un défrichement du XIVe siècle aurait embrasé une tourbière. Elle aurait brûlé pendant plusieurs semaines, voire plusieurs années, et donné son nom au village. Rien de cela n'est établi.
L'Envers de Montfaucon. Selon une autre tradition, le nom viendrait d'une erreur de copiste : « L'Envers de Montfaucon » serait devenu « Les Enfers ».
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Les Enfers » (Claude Rebetez)
- Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Enfers, Les »
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Les Enfers »
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