Armoiries de St. Niklaus

St. Niklaus

Canton de Valais · District : Visp · 2'346 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de St. Niklaus
Photo : Roy Lindman (Roylindman at en.wikipedia), CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de St. Niklaus

Les formes anciennes sont « chousun » (1233), « ecclesia Sancti Nicholai de Chouson » et « Gebreitun de Gazun » (1272), « in villa sti nicolai de chosun » (1388). Le patronage de saint Nicolas, attesté pour l'église en 1272, a donné son nom à la paroisse puis à la commune ; le nom de St. Niklaus s'est imposé pour l'ensemble de la commune au XIXe siècle. La forme française est Saint-Nicolas. En dialecte, on dirait « Zaniglas ».[1]

Fondation de St. Niklaus

Des tombes de La Tène et une sépulture du Ier millénaire avant J.-C. attestent un peuplement celte (Ubères), que les Alamans germanisent aux VIIIe et IXe siècles. Au Moyen Âge, le vidomnat de Chouson est un fief de l'évêque de Sion, où les Rarogne (avant 1268), les de la Tour, les Blandrate et les de Platea détiennent tour à tour des droits seigneuriaux. Quand la seigneurie noble prend fin, St. Niklaus forme une majorie autonome, dont le major exerce la haute justice. Sous l'Ancien Régime, cette majorie forme avec la juridiction libre de Kipfen et la majorie de Zermatt l'un des quarts du dizain de Visp. La paroisse, attestée dès le début du XIIIe siècle, couvre alors toute la vallée. Zermatt, Täsch, Randa et Herbriggen s'en détacheront. Divisée en quatre districts devenus communes, la commune est réunifiée entre 1820 et 1870. Elle comprend Riedmatten, Dorf, Stalu, Ze Schwidernu, Mattsand, Herbriggen et Breitmatten dans la vallée, et Gasenried sur le versant est.[1]

Histoire de St. Niklaus

Ier millénaire av. J.-C.. Sépulture avec bracelets et bijoux, découverte en 1971.[1]

Second âge du Fer (La Tène). Une vingtaine de tombes en coffres de pierre, découvertes en 1881, montrent un peuplement celte.[1]

VIIIe-IXe siècles. Germanisation de la population celte par les Alamans.[1]

Début du XIIIe siècle. St. Niklaus est attesté comme paroisse.[1]

1233. Mention sous la forme « chousun ».[1]

1234-1375. Les de la Tour détiennent des droits seigneuriaux, comme les Blandrate de 1249 à 1365.[1]

1272. Première mention du patronage de saint Nicolas : « ecclesia Sancti Nicholai de Chouson ».[1]

vers 1290. Zermatt se détache de la grande paroisse.[1]

1365-1528. Les de Platea détiennent des droits seigneuriaux.[1]

1423. Täsch se détache de la grande paroisse.[1]

1552. Rattachement de la châtellenie de Randa-Täsch à la majorie de St. Niklaus.[1]

XVIIe siècle. Construction du clocher à bulbe, aujourd'hui emblème du village.[1]

1730. Randa se détache de la grande paroisse.[1]

1798. Les quatre districts (Dorfmark, Innere Matt, Äussere Matt et Gasenried) deviennent des communes. Les deux Matt se réunissent avant 1820.[1]

1866. La Dorfmark rejoint la commune réunifiée.[1]

1867. La commune construit le Grand Hotel, suivi d'autres hôtels.[1]

1870. Gasenried rejoint la commune.[1]

1891. Le chemin de fer traverse la vallée jusqu'à Zermatt. Une partie des touristes ne s'arrête plus à St. Niklaus.[1]

1933. Herbriggen se détache de la paroisse.[1]

1937. Ouverture de la route de Visp.[1]

1947. Installation d'une succursale de la Scintilla dans l'ancien Grand Hotel transformé en fabrique, avec environ 300 employés la première année ; l'exode est enrayé.[1]

1955-1956. Construction du premier nouveau bâtiment de la fabrique.[1]

2005. L'usine, intégrée au groupe Bosch, compte 385 employés et est le premier fabricant mondial de lames de scie. Le secteur secondaire fournit environ 55 % des emplois de la commune.[1]

Population de St. Niklaus

Sources et références : [1][3]

Population de St. Niklaus
1798450 habitants
1850551 habitants
1900922 habitants
19501'604 habitants
20002'304 habitants
20252'346 habitants

Lieux historiques de St. Niklaus

Église Saint-Nicolas et son clocher à bulbe. Église de l'ancienne grande paroisse du Mattertal, dont le patronage, attesté en 1272, a donné son nom à la commune. Son clocher à bulbe du XVIIe siècle est l'emblème du village.[1]

Tour de la majorie (Meierturm) et musée des guides. Tour de l'ancien centre du village qui abrite depuis 2000 un musée des guides de montagne, complété par une exposition de minéraux et un musée local. Elle daterait de 1273 et serait le plus ancien bâtiment conservé du Mattertal.[2]

Ancien Grand Hotel. Hôtel construit en 1867 par la commune, à l'époque où St. Niklaus était une étape du chemin de Visp à Zermatt. Il fut transformé en fabrique lors de l'installation de la Scintilla en 1947.[1]

Gasenried. Bergschaft du versant est, ancien district devenu commune en 1798 et réuni à St. Niklaus en 1870.[1]

Herbriggen. Localité de la vallée, devenue paroisse en 1933.[1]

Vestiges de St. Niklaus

Tombes celtes. Une vingtaine de tombes en coffres de pierre de La Tène, découvertes en 1881, et une sépulture du Ier millénaire avant J.-C. avec bracelets et bijoux, mise au jour en 1971.[1]

Légendes de St. Niklaus

Saint Nicolas et l'éboulement. Selon la tradition, deux kobolds voulurent faire basculer le Dorftossen pour ensevelir la vallée, mais saint Nicolas les en empêcha et sauva le village. St. Niklaus Dorf serait lui-même bâti sur un village enseveli.

Sources

  1. Historisches Lexikon der Schweiz, « St. Niklaus (VS) » (Bernard Truffer, version du 06.01.2012)
  2. Association des musées suisses (museums.ch), « Bergführer-, Heimat und Mineralienmuseum », St. Niklaus
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  4. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées de St. Niklaus)

Autres villages près de St. Niklaus

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification