Saint-Imier

Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · 5'144 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Saint-Imier

Le bourg porte le nom de saint Imier. En 884, il est désigné comme « cella de sancti Himerii ». L'ancien nom allemand est « Sankt Immer ».[1]

Fondation de Saint-Imier

Saint-Imier s'étend dans le vallon que traverse la Suze, sur l'axe qui relie Bienne à La Chaux-de-Fonds. La légende y place l'établissement de l'ermite Imier à la fin du VIe ou au début du VIIe siècle. La cella qui porte son nom appartient en 884 à l'abbaye de Moutier-Grandval, et une chapelle est citée en 968. Avec la donation du roi de Bourgogne Rodolphe III, le lieu passe à l'évêque de Bâle en 999. Le bourg grandit autour de deux églises, la collégiale romane et l'église paroissiale Saint-Martin. À la fin du XVe siècle, la mairie de Saint-Imier comprend aussi Villeret, Sonvilier, Renan et La Ferrière. Au XIXe siècle, l'horlogerie fait de ce bourg de 900 habitants en 1810 une ville industrielle de plus de 7'000 habitants en 1880.[1]

Histoire de Saint-Imier

884. La cella de saint Imier fait partie des biens de l'abbaye de Moutier-Grandval.[1]

968. Une chapelle est mentionnée.[1]

999. Par la donation de Rodolphe III, roi de Bourgogne, le lieu passe à l'évêque de Bâle.[1]

1228. L'église paroissiale Saint-Martin apparaît dans les textes.[1]

1264. Otton d'Arguel rend sa charge d'avoué à l'évêque. L'Erguël, dont Saint-Imier fait partie, devient une seigneurie épiscopale.[1]

Fin du XVe siècle. La mairie de Saint-Imier s'étend à Villeret, Sonvilier, Renan et La Ferrière.[1]

1530. Saint-Imier adopte la Réforme.[1]

1792. Le maire Théodore Frédéric Louis Liomin prend part à l'agitation révolutionnaire.[1]

1798-1813. Sous le régime français, le bourg relève du département du Mont-Terrible, puis de celui du Haut-Rhin.[1]

1815. Saint-Imier est rattaché au canton de Berne.[1]

1828. L'église Saint-Martin est démolie. Seule sa tour reste debout.[1]

1839-1856. Trois incendies dévastent le bourg, en 1839, en 1843 et en 1856.[1]

1857. Le culte catholique est rétabli.[1]

1858. La commune municipale est créée.[1]

1866. L'église catholique Saint-Martin, de style néogothique, est achevée. Une école d'horlogerie ouvre la même année.[1]

1867. La manufacture Longines commence sa production.[1]

1872. Le congrès de la Fédération jurassienne tenu à Saint-Imier voit naître l'Internationale antiautoritaire.[1]

1874. Le chemin de fer relie Saint-Imier au réseau suisse.[1]

1912. Une église catholique-chrétienne est construite.[1]

1930 et 1970. Deux crises horlogères frappent la ville.[1]

1961. Un technicum s'ouvre, suivi en 1976 d'une école d'ingénieurs.[1]

Population de Saint-Imier

Sources et références : [1][2]

Population de Saint-Imier
1810900
18391'800
18502'632
18807'033
19007'455
19505'972
19706'740
19805'430
20004'807
20255'144

Lieux historiques de Saint-Imier

Collégiale. Église romane, sans doute du XIe siècle, devenue église paroissiale après la Réforme.[1]

Tour Saint-Martin. Clocher de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, dit aussi tour de la Reine Berthe. C'est le dernier reste de l'ancienne église paroissiale Saint-Martin.[1]

Église catholique Saint-Martin. Église néogothique achevée en 1866.[1]

Église catholique-chrétienne. Construite en 1912.[1]

Hôpital et manufacture Longines. L'hôpital date de 1856, la manufacture Longines de 1867.[1]

Musée, Mémoires d'Ici et Espace Noir. Le musée, fondé en 1886, a rouvert en 2002. Mémoires d'Ici existe depuis 2000, Espace Noir depuis 1984 et le Relais culturel d'Erguël depuis 1992.[1]

Vestiges de Saint-Imier

Ancienne église Saint-Martin. Démolie en 1828, l'église a laissé sa tour. Son emplacement, occupé par le Relais culturel d'Erguël, a été fouillé en 1986-1987 et en 1990.[1]

Légendes de Saint-Imier

L'ermite Imier. La légende rapporte que saint Imier s'établit dans le vallon de la Suze à la fin du VIe ou au début du VIIe siècle. Le bourg porte son nom.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Imier (commune) » (Christine Gagnebin-Diacon), version du 12.07.2017
  2. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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