Châtillens
Origine du nom de Châtillens
Le toponyme Châtillens dérive d'un anthroponyme latin (Castilius ou Castellius) associé au suffixe toponymique germanique -ingos, adopté dans l'ancien territoire gallo-romain à partir du VIe siècle ; il signifierait ainsi « chez ceux du clan de Castilius ». Les formes anciennes attestées sont Castillens et Castellens vers 1150, puis Castellins en 1152, et enfin Chatillens en 1290, proche de la forme actuelle. Une mention sous la forme Castellens dès 1141, voire un acte de 1137, sont également rapportés selon certaines sources ; la date exacte de la toute première attestation reste à recouper.
Fondation de Châtillens
Châtillens s'est développé comme un hameau agricole rassemblé autour de son église paroissiale, sur un territoire remis dès 1137 par l'abbaye de Saint-Maurice à l'abbaye de Haut-Crêt, qui en devint le seigneur (le détail du partage entre les deux abbayes reste à recouper). Le village n'a donc pas de fondateur unique identifié : il appartint à la seigneurie de l'abbaye de Haut-Crêt jusqu'à la sécularisation de celle-ci en 1536, puis passa sous administration bernoise, intégré au bailliage d'Oron dès 1557. Châtillens devint une commune indépendante en 1814, avant de fusionner le 1er janvier 2012 avec Bussigny-sur-Oron, Chesalles-sur-Oron, Écoteaux, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye pour former la nouvelle commune d'Oron.
Histoire de Châtillens
1137 (à recouper). Le territoire de Châtillens est remis par l'abbaye de Saint-Maurice à l'abbaye de Haut-Crêt, qui en devient seigneur ; le détail du partage entre les deux abbayes reste à recouper.
vers 1150. Première mention attestée du lieu sous les formes Castillens et Castellens ; une variante Castellens dès 1141 est aussi rapportée par certaines sources, à recouper.
1152. Le lieu est mentionné sous la forme Castellins.
1290. Le nom apparaît sous la forme Chatillens, proche de sa forme actuelle.
XIIe - XVe siècle. L'église paroissiale, attestée dès le XIIe siècle et rebâtie dans un style gothique au XVe siècle, devient un lieu de pèlerinage autour d'une image vénérée de saint Pancrace.
1361. Un incident judiciaire est consigné : un porc laissé sans surveillance aurait attaqué et tué un jeune enfant ; l'animal fut condamné à mort et pendu au gibet à Lausanne. Ce fait, rapporté de façon similaire par plusieurs notices encyclopédiques, reste à recouper auprès d'archives judiciaires vaudoises d'origine.
1536. Sécularisation de l'abbaye de Haut-Crêt, qui met fin à la seigneurie ecclésiastique sur Châtillens.
1538 (à recouper). La tradition du pèlerinage à saint Pancrace et des baptêmes d'urgence pour nourrissons décédés sans baptême cesse avec l'avènement de la Réforme.
1557. Châtillens passe sous administration bernoise, intégré au bailliage d'Oron.
1680 (à recouper). Le village compte une dizaine de ménages selon un dénombrement ancien.
1764. La population s'élève à 87 habitants.
1795 (à recouper). Construction d'une demeure bourgeoise dite « Le Château », associée selon une source à un dénommé Louis Jan ; son rôle exact reste à recouper.
1814. Châtillens devient une commune indépendante.
XVIIIe siècle - 1946 (à recouper). Exploitation discontinue d'un filon de lignite sur le territoire communal ; les dates précises de début et de fin de cette exploitation varient selon les sources et restent à recouper.
30 novembre 1901. Quatre témoins observent la chute d'une météorite dans le Bois de la Chevrettaz ; le fragment retrouvé est conservé au musée cantonal de géologie de Lausanne.
1913. Installation dans l'église de vitraux réalisés par le peintre Louis Rivier.
1940-1947 (à recouper). Exploitation d'une mine de charbon au lieu-dit La Possession, présentée comme la dernière mine de charbon vaudoise en activité, employant jusqu'à 250 personnes ; les bornes chronologiques exactes (1940-1947 ou 1941-1946 selon les sources) restent à recouper.
1948 (à recouper). Découverte, dans l'église, d'un chapiteau d'époque romane, témoin probable d'un édifice antérieur au bâtiment gothique actuel.
2000. La commune compte 365 habitants.
2010. La population atteint 492 habitants, en hausse de 9,6% sur la décennie 1999-2009.
1er janvier 2012. Châtillens fusionne avec Bussigny-sur-Oron, Chesalles-sur-Oron, Écoteaux, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres et Vuibroye pour former la nouvelle commune d'Oron.
Population de Châtillens
| 1764 | 87 |
| 2000 | 365 |
| 2010 | 492 |
Lieux historiques de Châtillens
Église paroissiale de Châtillens. Édifice gothique du XVe siècle succédant à une église attestée dès le XIIe siècle. Elle fut jusqu'à la Réforme un lieu de pèlerinage réputé, autour d'une image vénérée de saint Pancrace. Elle conserve des vitraux du peintre Louis Rivier posés en 1913 et un chapiteau roman découvert en 1948 (à recouper), vestige d'un édifice antérieur.
Le Château (1795). Demeure bourgeoise construite en 1795, associée selon une source à un dénommé Louis Jan ; les circonstances précises de sa construction et son usage restent à recouper.
La Possession. Site de l'ancienne mine, où fut exploité un filon de lignite puis de charbon jusque dans les années 1940, présentée comme la dernière mine de charbon vaudoise en activité, employant jusqu'à 250 personnes.
Vestiges de Châtillens
Chapiteau roman de l'église. Un chapiteau d'époque romane a été mis au jour en 1948 dans l'église paroissiale, témoignant probablement d'un édifice religieux antérieur au bâtiment gothique actuel ; cette découverte reste à recouper dans le détail de son contexte archéologique.
Vestiges de l'exploitation minière de La Possession. Les galeries et installations de l'ancienne mine de lignite puis de charbon de La Possession, en activité de façon discontinue du XVIIIe siècle à 1946/1947 (à recouper), constituent un vestige de l'histoire industrielle du village.
Météorite du Bois de la Chevrettaz. Fragment de la météorite tombée le 30 novembre 1901, observée par quatre témoins et aujourd'hui conservé au musée cantonal de géologie de Lausanne.
Légendes de Châtillens
Saint Pancrace et les enfants morts sans baptême. Une tradition rapportait que saint Pancrace, vénéré dans l'église paroissiale et objet d'un pèlerinage au XVe siècle, pouvait momentanément ressusciter les nourrissons morts sans baptême, le temps de leur administrer ce sacrement. Cette croyance et la pratique qui en découlait ont cessé avec l'avènement de la Réforme, vers 1538 (à recouper).
Sources
- Wikipédia FR - Châtillens
- Wikipedia EN - Châtillens
- Commune d'Oron - page Villages
- Commune d'Oron - page Châtillens
- Florence Cattin et al., Dictionnaire toponymique des communes suisses, 1998 (cité via Wikipédia)
- Eugène Mottaz, Dictionnaire historique, géographique et statistique du canton de Vaud, réimpr. 1921 (cité via Wikipédia)
- Olivier Dessemontet, Louis F. Nicollier, Armorial des communes vaudoises, 1990 (cité via Wikipédia)
- Maurice Lugeon, « La météorite du bois de la Chevrettaz près Châtillens », Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences Naturelles, 1904
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