Armoiries de Meinier

Meinier

Canton de Genève · 2'111 habitants (31.12.2025)
Vue de Meinier
Photo : Franck Schneider, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Meinier

On trouve la forme « de maniaco » en 1153, puis « Meignier » vers 1344. Ce nom n'a pas encore trouvé d'explication.[1]

Fondation de Meinier

Le fondateur du village n'est pas connu. Le terrain porte des traces d'occupation remontant au Ier siècle av. J.-C. ; l'église Saints-Pierre-et-Paul y est fondée au haut Moyen Âge et figure au XIIe siècle parmi les possessions du monastère de Saint-Jean-hors-les-Murs de Genève. Au Moyen Âge, plusieurs châteaux sont élevés dans cette zone en grande partie marécageuse : Compois, tenu par la famille de Compey, vassale du comte de Savoie. Corsinge, construit au début du XIVe siècle par des vassaux des comtes de Genève. Roillebot (Rouelbeau), édifié à la même époque par le chevalier Humbert de Cholay, mandataire des sires de Faucigny. Meinier reste à la Savoie jusqu'en 1816, hormis l'annexion bernoise de 1536-1567, et forme une seule commune avec Choulex de 1798 à 1816. Cette année-là, la commune de Meinier est constituée sur le territoire de l'ancienne paroisse.[1][2]

Histoire de Meinier

Ier siècle av. J.-C.. Premières traces d'occupation sur le terrain où sera bâtie l'église.[1]

Haut Moyen Âge. Fondation de l'église Saints-Pierre-et-Paul.[1]

1153. Première mention sous la forme « de maniaco ». Au XIIe siècle, l'église appartient au monastère de Saint-Jean-hors-les-Murs de Genève.[1]

1256. Gérold de Compey, d'une famille vassale du comte de Savoie, donne le château de Compois à son neveu Pierre.[1]

1318. Première mention de la bâtie de Rouelbeau, alors résidence fortifiée en bois, édifiée par le chevalier Humbert de Cholay pour les sires de Faucigny. Au début du XIVe siècle, des vassaux des comtes de Genève construisent le château de Corsinge.[1]

1339. Après cette date, Humbert de Cholay reconstruit Rouelbeau en pierre. Le château sert de place de garnison.[4]

vers 1344. Le nom apparaît sous la forme « Meignier ».[1]

1355. Rouelbeau est cédé à la Savoie.

1412. La paroisse compte 26 feux ; 40 feux en 1518.[1]

1536. Berne annexe le bailliage de Thonon (1536-1567) et instaure la religion réformée à Meinier.[1]

XVIIe siècle. Le catholicisme est rétabli au début du siècle.[1]

1683. Rouelbeau, passé au baron de Lullin, revient à Jacques de Loys, qui le laisse tomber en ruine.

1798. Choulex et Meinier forment une seule commune, jusqu'en 1816. Les ruines de Rouelbeau servent ensuite de carrière.[2]

1816. La commune de Meinier est constituée sur la base du territoire de l'ancienne paroisse.[1]

XXe siècle. Au début du siècle, les marais de la commune sont asséchés et la première cave viticole du canton voit le jour à la Pallanterie.[1]

1950. La population augmente avec l'aménagement de quartiers de villas et la construction d'immeubles au centre du village.[1]

2001. Début des fouilles archéologiques à Rouelbeau, suivies dès 2005 du réaménagement du site et de la renaturation de la Seymaz et des marais du Sionnet.

Population de Meinier

Sources et références : [1][6]

Population de Meinier
141226 feux (foyers)
144335 feux (foyers)
148135 feux (foyers)
151840 feux (foyers)
1816503
1900479
1950497
19701'288
20001'696
20252'111

Lieux historiques de Meinier

Église Saints-Pierre-et-Paul. Église paroissiale fondée au haut Moyen Âge sur un site occupé dès le Ier siècle av. J.-C., possession au XIIe siècle du monastère de Saint-Jean-hors-les-Murs de Genève. François de Sales y consacre l'autel le 11 octobre 1611. Elle aurait été entièrement reconstruite au début du XVIIIe siècle, puis restaurée en 1984.[1]

Château de Compois. Château de la famille de Compey, vassale du comte de Savoie. Gérold de Compey le donne en 1256 à son neveu Pierre.[1]

Château de Corsinge. Château construit au début du XIVe siècle par des vassaux des comtes de Genève.[1]

La Pallanterie. Lieu où voit le jour, au début du XXe siècle, la première cave viticole du canton.[1]

Hameaux. Meinier, Carre d'Amont, Carre d'Aval (Le Carre), Compois, Essert et Corsinge.[1][7]

Vestiges de Meinier

Ruines de Rouelbeau. Ancien château de la Bâtie-Cholay, ou Roillebot, dans la plaine marécageuse de la Seymaz : bâtie de bois mentionnée en 1318, reconstruite en pierre après 1339, cédée à la Savoie en 1355, laissée en ruine après 1683 et exploitée comme carrière après 1798. Fouillées dès 2001, les ruines sont mises en valeur à partir de 2005. En 1921, le site est le premier monument placé sous protection par le canton.[4]

Traces antiques. Traces d'occupation remontant au Ier siècle av. J.-C. sur le terrain de l'église Saints-Pierre-et-Paul.[1]

Légendes de Meinier

La Dame blanche de Rouelbeau. Selon la tradition, une Dame blanche hante le château de Rouelbeau. Elle serait l'épouse répudiée d'Humbert de Cholay.

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Meinier » (Jean Terrier)
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Choulex » (Dominique Zumkeller)
  3. Office fédéral de la protection de la population, Inventaire PBC, « Ruines de Rouelbeau » (KGS 02604)
  4. République et canton de Genève, archéologie genevoise, « Le château de Rouelbeau - Meinier »
  5. L'Echo Magazine, « Une ruine près de Genève » (château de Rouelbeau, non daté)
  6. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  7. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

Localités de la commune avec une fiche

Autres villages près de Meinier

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification