
Collonge-Bellerive
Origine du nom de Collonge-Bellerive
Collonge apparaît en 1153 sous la forme « Collonges », Saint-Maurice en 1275 sous la forme « Sancto Mauricio ». La forme « Collonge sur Bellerive » aurait été employée jusqu'en 1799. On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Collonge-Bellerive
On ignore qui a fondé les villages, mais les rives sont habitées dès la préhistoire : trois stations littorales immergées se trouvent à la hauteur du débarcadère. Le territoire a aussi livré les restes d'un domaine romain et un trésor monétaire enfoui lors des invasions alamanes. Au Moyen Âge, Collonge et Saint-Maurice forment des paroisses, alors que Vésenaz dépend de Vandoeuvres. L'abbaye cistercienne de Bellerive, fondée au XIIe siècle, les seigneurs de La Bâtie-Cholay, ceux de Veigy et le chapitre de Saint-Pierre de Genève se partagent ensuite la seigneurie. Le territoire relève du comté de Genève, puis de la Savoie. L'annexion française de 1792 réunit les trois communautés villageoises en une seule commune, qui passe à la Sardaigne puis au canton de Genève.[1]
Histoire de Collonge-Bellerive
Âge du Bronze. Stations littorales immergées à la hauteur du débarcadère, dont Bellerive I (âge du Bronze final) et une station du Bronze ancien près de la Pointe-à-la-Bise.[1]
277. Un trésor monétaire, retrouvé sur le territoire de la commune, est enfoui lors des invasions alamanes.[1]
XIIe siècle. Fondation de l'abbaye cistercienne de Bellerive.[1]
1153. Première mention de Collonge et de sa paroisse, sous la forme « Collonges ».[1]
1275. Première mention de Saint-Maurice, sous la forme « Sancto Mauricio ».[1]
XIVe siècle. Les principaux seigneurs sont l'abbaye de Bellerive, les seigneurs de La Bâtie-Cholay et de Veigy et le chapitre de Saint-Pierre de Genève.[1]
1401. Le territoire, qui relevait du comté de Genève, passe à la Savoie.[1]
XVe siècle. Mention d'une maison forte à Vésenaz.[1]
1536. Les paroisses sont réunies en une seule paroisse réformée. L'abbaye de Bellerive est détruite.[1]
1598. Retour au catholicisme.[1]
1668-1672. Le duc de Savoie fait construire le château de Bellerive, qui sert jusqu'en 1792 de dépôt de sel et de poste de douane.[1]
1792. Annexion française : Collonge, Vésenaz et Saint-Maurice sont réunis en une seule commune.[1]
1792-1806. Dernière reconstruction de l'église Saint-Léger de Collonge.[1]
1814. Le territoire passe à la Sardaigne.[1]
1816. Rattachement au canton de Genève.[1]
XIXe siècle. Construction de maisons au bord du lac et à La Capite. Nouvelles routes cantonales Genève-Vésenaz, Vésenaz-Hermance et Vésenaz-Thonon.[1]
Après 1945. Urbanisation accélérée : les terres agricoles de La Gabiule et de La Californie font place à des quartiers de villas.[1]
Début du XXIe siècle. Plus de la moitié du territoire est bâtie. L'agriculture, l'horticulture et le maraîchage se maintiennent.[1]
Population de Collonge-Bellerive
Sources et références : [1][2]
| 1816 | 572 |
| 1850 | 803 |
| 1900 | 950 |
| 1950 | 1'830 |
| 1990 | 4'769 |
| 2000 | 6'344 |
| 2010 | 7'621 |
| 2025 | 8'672 |
Lieux historiques de Collonge-Bellerive
Église Saint-Léger de Collonge. Église d'origine préromane, transformée ou reconstruite à quatre reprises, la dernière fois en 1792-1806.[1]
Château de Bellerive. Construit en 1668-1672 par le duc de Savoie, il sert de dépôt de sel et de poste de douane jusqu'en 1792.[1]
Vésenaz. Village de la commune, traversé par la route Genève-Thonon, qui dépendait de la paroisse de Vandoeuvres. Une maison forte y est mentionnée au XVe siècle.[1]
Saint-Maurice. Village de la commune, mentionné en 1275, réuni à Collonge et Vésenaz en 1792.[1]
Hameaux. Cherre, Bellerive, La Repentance et La Capite. La Pallanterie est une zone industrielle avec un moulin et une cave.[1]
Vestiges de Collonge-Bellerive
Stations littorales de Bellerive. Trois stations préhistoriques immergées à la hauteur du débarcadère : Bellerive I (âge du Bronze final), l'une des 56 stations littorales suisses inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco. Bellerive II, petite et très érodée, vers 3 m de profondeur, qui n'a livré que des objets en pierre. Une troisième station du Bronze ancien, près de la rive à la Pointe-à-la-Bise.[1]
Domaine romain. Restes d'un domaine romain ; un trésor monétaire enfoui lors des invasions alamanes de 277 a aussi été trouvé sur le territoire de la commune.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse (version allemande), « Collonge-Bellerive » (Pierre Corboud, Georges Curtet)
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
- Office fédéral de topographie swisstopo, service de recherche geo.admin.ch (coordonnées)
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