Armoiries de Evionnaz

Evionnaz

Canton de Valais · District : Saint-Maurice · 1'534 habitants (31.12.2025, chiffre provisoire OFS)
Vue de Evionnaz
Photo : Etienne.bagnoud, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom d'Evionnaz

Le nom apparaît en 1263 sous la forme « Eviona », puis « Evyone » (1338), « Ivvian » (1544) et « Yvian » (1654). Son origine reste obscure. Il désignerait un cours d'eau, avec un élément celtique lié à l'eau, mais rien n'est établi.[1][2]

Fondation d'Evionnaz

Des tumulus de La Tène, au Bois-Noir, sur le cône de déjection du torrent de Saint-Barthélemy, attestent une présence ancienne. La tradition place ici la localité romaine d'« Epanum » ou « Eponnaz », qui aurait été ensevelie par l'éboulement du Tauredunum. Du Moyen Âge à sa séparation, Evionnaz fait partie de la grande commune de Saint-Maurice, d'abord sous la maison de Savoie, puis, après 1475, sous la domination des dizains du Haut-Valais. Au bord de la plaine du Rhône, sur la rive gauche, son très vaste territoire monte jusqu'aux Dents du Midi et comprend les hameaux de La Balmaz et de La Rasse. Longtemps agricole et planté de noyers, le village devient un gros bourg industriel avec l'usine chimique Orgamol. On ignore qui a fondé Evionnaz.[1][2]

Histoire d'Evionnaz

563. Selon la tradition, l'éboulement du Tauredunum aurait enseveli la localité d'« Epanum » ou « Eponnaz ».[2]

1263. Première attestation du nom, sous la forme « Eviona ».[1][2]

1636. Construction de la chapelle Saint-Bernard-de-Menthon à Evionnaz. La chapelle Saint-Barthélemy de La Rasse date aussi du XVIIe siècle.[1]

1644. Le village est incendié.[1][3]

1822. Le 27 juin, le Conseil d'État du Valais accepte la séparation d'Evionnaz d'avec Saint-Maurice.[1][2]

1842. Délimitation définitive des biens communs avec Saint-Maurice, après de nombreux litiges.[1][2]

1844. Affrontements à La Balmaz entre les libéraux de la Jeune Suisse et les conservateurs de la Vieille Suisse.[1]

1846. Construction d'une nouvelle église dédiée à saint Bernard de Menthon, en 1846 (ou 1840-1843).[1][3]

1847. Evionnaz se sépare de la paroisse de Saint-Maurice et devient une paroisse autonome.[1][2][3]

1919. Evionnaz obtient la juridiction du plateau de Salanfe.[1]

1926. Le torrent de Saint-Barthélemy déborde et détruit le viaduc du chemin de fer.[4]

1958. Installation de l'usine chimique Orgamol, qui compte 450 collaborateurs en 2002.[1]

Population d'Evionnaz

Sources et références : [1][5]

Population d'Evionnaz
1850655
1900929
1950713
2000930
20251'534

Lieux historiques d'Evionnaz

Église Saint-Bernard-de-Menthon. Une chapelle dédiée à saint Bernard de Menthon est construite à Evionnaz en 1636. Elle est remplacée par une nouvelle construction en 1846 (ou 1840-1843), peu avant l'érection de la paroisse en 1847.[1][2][3]

Chapelle Saint-Barthélemy de La Rasse. Chapelle du XVIIe siècle au hameau de La Rasse, liée aux dégâts causés par le torrent dit de Saint-Barthélemy.[1]

La Balmaz. Hameau de la commune où s'affrontèrent en 1844 libéraux de la Jeune Suisse et conservateurs de la Vieille Suisse.[1]

Salanfe. Plateau d'alpage dont l'exploitation, comme celle de Suzanfe, provoqua des conflits séculaires avec Salvan. Evionnaz en obtint la juridiction en 1919. Il abrite un lac artificiel et un barrage électrique.[1]

Vestiges d'Evionnaz

Tumulus du Bois-Noir. Vestiges de plusieurs tumulus de La Tène, au lieu-dit Bois-Noir, sur le cône de déjection du torrent de Saint-Barthélemy.[1]

Légendes d'Evionnaz

Le village enseveli d'Epanum. Selon la tradition, la localité romaine d'« Epanum » ou « Eponnaz » aurait été ensevelie par l'éboulement du Tauredunum, en 563 ou en 513 selon les auteurs. En 1923, la pose d'un câble téléphonique aurait révélé une cheminée de plus de 30 m de profondeur, attribuée à ce village enfoui, puis remblayée.[2]

Le torrent de Saint-Barthélemy. Selon la tradition, après les ravages du torrent de la Marre, les habitants bâtirent une chapelle à La Rasse et donnèrent au torrent le nom de Saint-Barthélemy. Une procession y serait encore organisée.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Evionnaz » (Bernard Monnet, version du 17.11.2004)
  2. Commune d'Evionnaz, « Historique »
  3. Office fédéral de la culture, ISOS, « Evionnaz », fiche n° 4920 (2e version, 03.1997)
  4. Le Nouvelliste valaisan, 28.09.1926 (RERO DOC), nouvelles sur le torrent de Saint-Barthélemy
  5. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
  6. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)

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