Salanfe

Site Canton de Valais · District : Saint-Maurice · Site non habité (commune d'Evionnaz)
Fait partie de la commune de Evionnaz

Origine du nom de Salanfe

Connus depuis 1324 pour leurs pâturages, les lieux portent un nom resté inexpliqué. L'enseignant Émile Javelle qualifiait le plateau de « beau désert ».[3]

Fondation de Salanfe

Salanfe est d'abord un grand alpage, sur un plateau au pied des Dents du Midi. Il appartenait à quatre bourgeoisies, Vérossaz, Massongex, Saint-Maurice et Evionnaz, et son exploitation, comme celle de Suzanfe, entraîna des conflits séculaires avec Salvan. Une fois la juridiction acquise, la commune d'Evionnaz vendit les droits hydrauliques de la Salanfe et le droit de construire un barrage sur le plateau. La vente provoqua une vive controverse, portée jusqu'au Conseil des États, car le barrage privait en grande partie d'eau la cascade de la Pissevache. Les promoteurs acceptèrent d'y laisser un débit raisonnable. Terrains et bâtiments furent expropriés pour inonder le plateau.[1][2][3]

Histoire de Salanfe

1324. Les pâturages de Salanfe sont connus dès cette date. Des litiges suivent pour savoir s'ils appartiennent à Salvan ou à Saint-Maurice.[3]

1898. Le premier hôtel des Dents-du-Midi ouvre pour accueillir les touristes attirés par la réputation de l'alpage.[2]

1913. Le 20 septembre, lors d'une semaine littéraire, Louis Debarge propose un parc national allant du vallon de Van à Salanfe, sur le modèle de celui des Grisons.[2]

1919. Evionnaz obtient la juridiction du plateau de Salanfe (dès 1870 selon une autre source).[1][2]

1945. Les études du barrage commencent.[3]

1947. Fondation de Salanfe SA, au capital de 18 millions réparti entre EnergieOuest Suisse (EOS) et Lonza.[2]

1952. Le 1er janvier, la première turbine est mise en service. La concession court sur 80 ans à partir de cette date.[2]

1953. En janvier s'achèvent six années de travaux.[3]

1991-1994. Des travaux d'étanchéité créent un rideau long de 600 m.[3]

Lieux historiques de Salanfe

Lac et barrage de Salanfe. Barrage-poids de 52 m de haut, à 1'925 m d'altitude, qui retient jusqu'à 40 millions de m³ d'eau sur 185 ha. Les eaux de la Saufla y arrivent par une galerie de 4,17 km. Une conduite forcée relie le barrage à l'usine de Miéville, 1'472 m plus bas.[3][2][5]

Vestiges de Salanfe

Anciennes mines d'or et d'arsenic. Galeries d'une ancienne mine d'or et d'arsenic, au sud du lac de Salanfe.[4][5][3]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Evionnaz » (Bernard Monnet, version du 17.11.2004)
  2. Auberge de Salanfe, « A brief history »
  3. Alpiq, brochure d'excursions « Salanfe » autour de la force hydraulique
  4. « Distribution and behavior of arsenic in soils and waters in the vicinity of the former gold-arsenic mine of Salanfe, Western Switzerland », 2007, notice ETH Research Collection
  5. geo.admin.ch, recherche de lieux (Salanfe)

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