
Courgenay
Origine du nom de Courgenay
Le village apparaît en 1139 sous la forme « Corgennart ». On ne sait pas encore ce que veut dire ce nom.[1]
Fondation de Courgenay
On ignore qui a fondé Courgenay et quand, mais le lieu est habité bien avant les premiers textes : la Pierre Percée, façade d'un dolmen érigé vers 3000 av. J.-C., puis une villa romaine au lieu-dit La Condemène en témoignent. Au Moyen Âge, deux institutions religieuses y possèdent des biens : le chapitre de Saint-Ursanne, propriétaire d'un terrain en 1139, et l'abbaye de Lucelle, qui détient de vastes domaines, dont une grange à Courtemautruy. D'abord lié au comté de Ferrette, Courgenay rejoint à la fin du XIIIe siècle l'avouerie d'Ajoie, dans la principauté épiscopale de Bâle. La commune comprend le hameau de Courtemautruy. Deux autres localités, Courtemblin et Courtari, ont été abandonnées avant ou pendant la guerre de Trente Ans.[1][2]
Histoire de Courgenay
Vers 3000 av. J.-C.. Érection d'un dolmen dont subsiste la Pierre Percée.[2]
Époque romaine. Une villa romaine est établie au lieu-dit La Condemène. Elle sera partiellement explorée au XIXe siècle.[1]
1139. Première mention : « Corgennart ». Le chapitre de Saint-Ursanne y possède un terrain.[1]
1254. L'abbaye de Lucelle, qui possède de vastes biens à Courgenay, obtient le droit de patronage sur l'église.[1]
Fin du XIIIe siècle. Courgenay, jusque-là lié au comté de Ferrette, passe à l'avouerie d'Ajoie, intégrée à la principauté épiscopale de Bâle.[1]
1314. Sentence dans le litige avec Alle sur la jouissance de la Montagne d'Alle. Le jugement définitif ne sera rendu qu'en 1865.[1]
XVIIe siècle. Les localités de Courtemblin et de Courtari sont abandonnées avant ou pendant la guerre de Trente Ans.[1]
1730-1740. Courgenay est au cœur de la révolte des Pétignats. L'un des chefs des paysans insurgés, Pierre Péquignat, est originaire du village.[1]
1761. Reconstruction de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.[1]
1779. La paroisse passe du diocèse de Besançon à celui de Bâle.[1]
1783. Construction de la chapelle Saint-Éloi à Courtemautruy.[1]
1792. Courgenay cesse de relever de la grande mairie d'Alle, dont il faisait partie sous l'Ancien Régime.[1]
1793-1814. Courgenay fait partie des départements français du Mont-Terrible et du Haut-Rhin.[1]
1815-1978. Courgenay appartient au bailliage, puis district bernois, de Porrentruy.[1]
1836. Adoption du statut de commune mixte.[1]
1854-1856. Nouvelle reconstruction de l'église.[1]
1865. Jugement définitif dans le litige de la Montagne d'Alle.[1]
1877. Arrivée du chemin de fer, qui favorise l'industrialisation (horlogerie, bonneterie, cigares).[1]
1914-1918. Gilberte Montavon, qui sert au restaurant de ses parents, devient la figure adulée de la troupe stationnée en Ajoie. La chanson « La petite Gilberte de Courgenay » de Hanns In der Gand (1917) la rend célèbre dans toute la Suisse.[1][3]
1941. Sortie du film « Gilberte de Courgenay ».[3]
1979. Création d'une association pour racheter le restaurant de la Gare, devenue fondation en 1998.[3]
1983. Inauguration d'une zone industrielle intercommunale (mécanique de précision, microtechnique).[1]
1985. Remaniement parcellaire.[1]
Population de Courgenay
Sources et références : [1]
| 1770 | 739 |
| 1818 | 823 |
| 1850 | 1'098 |
| 1900 | 1'568 |
| 1950 | 1'511 |
| 1990 | 2'088 |
| 2000 | 2'062 |
| 2010 | 2'154 |
| 2025 | 2'463 |
Lieux historiques de Courgenay
Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Église paroissiale dont l'abbaye de Lucelle détenait le droit de patronage depuis 1254. Reconstruite en 1761, puis en 1854-1856.[1]
Hôtel de la Gare. Restaurant tenu par les parents de Gilberte Montavon, où la jeune femme servait les soldats pendant la Première Guerre mondiale. Une association créée en 1979 pour le racheter est devenue fondation en 1998 et a rénové le bâtiment.[3]
Courtemautruy. Hameau de la commune, où l'abbaye de Lucelle possédait une grange. Chapelle Saint-Éloi construite en 1783.[1]
Montagne d'Alle. Forêt disputée entre Courgenay et Alle de 1314 jusqu'au jugement définitif de 1865.[1]
Vestiges de Courgenay
Pierre Percée. Ruine d'un dolmen néolithique érigé vers 3000 av. J.-C., dans la plaine d'Ajoie, type de mégalithe connu de Schaffhouse à Besançon. Il n'en subsiste que la façade : une dalle-hublot en calcaire local de 2,60 m de haut, 2,57 m de large et 50 cm d'épaisseur à la base, percée au tiers supérieur d'un orifice de 41 sur 35 cm. La pierre est toujours restée debout.[2]
Villa romaine de La Condemène. Villa romaine partiellement explorée au XIXe siècle.[1]
Légendes de Courgenay
Le monument d'Arioviste. Au XVIIIe siècle, on voyait dans la Pierre Percée un monument élevé en 58 av. J.-C. par le Germain Arioviste, après sa victoire sur les Gaulois.[2]
La pierre qui guérit. Jusqu'à une époque récente, la Pierre Percée avait, pour la population locale, la réputation de guérir de leurs coliques les personnes qui passaient par son trou.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Courgenay » (Dominique Prongué), version italienne
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Pierre Percée » (François Schifferdecker)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Gilberte de Courgenay » (Dominique Prongué)
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Courgenay »
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près de Courgenay
Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.
Proposer une modification