Armoiries de Saint-Luc

Saint-Luc

Canton de Valais · District : Sierre · 319 habitants (2000, ancienne commune de Saint-Luc, dernier chiffre avant la fusion)
Fait partie de la commune de Anniviers
Vue de Saint-Luc
Photo : Christian David, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom de Saint-Luc

Le nom apparaît sous la forme « Lus » en 1267, puis « Luc » en 1304. Cette dernière reste le nom officiel jusqu'en 1904. La forme « Saint-Luc » apparaît vers 1850. « Luc » viendrait du latin « lucus », bois sacré puis simplement bois, et « Saint-Luc » serait une réinterprétation pieuse de ce nom.[1]

Fondation de Saint-Luc

Saint-Luc, sur la rive droite de la Navisence dans le val d'Anniviers, comprenait le village de Saint-Luc et l'enclave de Niouc. Relevant de l'évêque de Sion, la localité forme avec Chandolin l'un des quatre quartiers du val d'Anniviers cités dès 1327, dans le dizain de Sierre. Elle devient commune en 1798. Chandolin s'en détache en 1821. Rattachée à la paroisse de Vissoie jusqu'en 1805, elle voit alors sa chapelle, dédiée à saint Luc depuis le XVIe siècle, devenir église paroissiale. La paroisse englobe Chandolin jusqu'en 1884. Des gisements de cuivre et de nickel sont exploités jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le village est ravagé par deux graves incendies en 1845 et 1858. L'hôtel Bella Tola, construit en 1859 et rebâti en 1883, marque les débuts du tourisme, qui domine l'économie au début du XXIe siècle. Ancienne commune du district de Sierre, Saint-Luc est aujourd'hui dans la commune d'Anniviers (fusion du 1er janvier 2009).[1][4]

Histoire de Saint-Luc

1267. Mention sous la forme « Lus ».[1]

1304. La forme « Luc » apparaît. Elle reste le nom officiel jusqu'en 1904.[1]

1327. Luc et Chandolin forment l'un des quatre quartiers du val d'Anniviers, dans le dizain de Sierre.[1]

XVIe siècle. La chapelle du village est dédiée à saint Luc.[1]

1798. Luc devient une commune.[1]

1805. La chapelle devient église paroissiale. Luc quitte la paroisse de Vissoie.[1]

1821. Chandolin se détache de la commune.[1]

1845. Grave incendie du village.[1]

vers 1850. La forme « Saint-Luc » apparaît.[1]

1858. Second grave incendie du village.[1]

1859. Construction de l'hôtel Bella Tola, premier signe du tourisme.[1]

1883. Nouveau bâtiment de l'hôtel Bella Tola.[1]

1884. Chandolin quitte la paroisse de Saint-Luc.[1]

seconde moitié du XIXe siècle. Fin de l'exploitation des gisements de cuivre et de nickel.[1]

1904. « Luc » cesse d'être le nom officiel.[1]

1989. Le chemin des planètes, entre l'hôtel Weisshorn et Tignousa, serait inauguré cette année-là.

1995. Inauguration de l'observatoire François-Xavier Bagnoud, à 2'200 m au-dessus du village, près de l'arrivée du funiculaire de Tignousa.[5]

2005. Le secteur tertiaire fournit 82 % des emplois de la commune.[1]

2009. Le 1er janvier, Saint-Luc fusionne avec Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean et Vissoie dans la commune d'Anniviers.[1][4]

Population de Saint-Luc

Sources et références : [1]

Population de Saint-Luc
1850385
1900501
1950240
2000319

Lieux historiques de Saint-Luc

Hôtel Bella Tola. Construit en 1859, premier signe du tourisme dans la vallée, l'hôtel reçoit un nouveau bâtiment en 1883.[1]

Église Saint-Luc. Ancienne chapelle dédiée à saint Luc au XVIe siècle, devenue église paroissiale en 1805. Sa paroisse comprend Chandolin jusqu'en 1884.[1]

Niouc. Enclave de l'ancienne commune, située plus bas dans la vallée.[1]

Tignousa et l'observatoire François-Xavier Bagnoud. Au-dessus du village, à 2'200 m près de l'arrivée du funiculaire, se dresse l'observatoire inauguré en 1995. De là part le chemin des planètes, qui présente sur 6 km les planètes du système solaire. Il aurait été inauguré en 1989.[5]

Vestiges de Saint-Luc

Pierre des Sauvages. Dans la forêt au-dessus du village, à 1'714 m, un bloc de gneiss de 14 m porte plus de 300 cupules. Elle est connue comme la plus grande pierre à cupules recensée en Suisse.[2]

Légendes de Saint-Luc

Les deux femmes de Saint-Luc. Une femme pauvre et pieuse ramassait des pommes de pin dans la forêt quand l'orage éclata. Un petit homme lui dit : « Quel diable de temps ! » Elle répondit que le Bon Dieu sait mieux que nous le temps qu'il nous faut. Il porta son sac jusqu'à la croix du village, et chez elle le sac était plein d'or. Une voisine jalouse fit de même mais maudit le temps et « ces vilaines montagnes » : son sac était rempli de bêtes qui la dévorèrent.[6]

Les âmes en peine de la Garboula. Sur l'alpe de la Garboula, au-dessus de Saint-Luc, un jeune pâtre vit des milliers d'âmes en procession, punies pour de petites fautes. Elles seraient sauvées quand un écureuil aurait apporté là-haut une graine d'arolle, que l'arbre aurait grandi et servi à faire un berceau, et que le premier enfant couché dedans, devenu prêtre, dirait sa première messe.[6]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Saint-Luc » (David Rey, version du 23.12.2016)
  2. Val d'Anniviers Tourisme, « Pierre des Sauvages »
  3. geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
  4. Feuille fédérale 2008, p. 4542, Direction fédérale des mensurations cadastrales, changements de noms de communes (10.06.2008) : réunion de six communes en Anniviers au 1er janvier 2009
  5. Fondation François-Xavier Bagnoud, « Observatoire FXB de Saint-Luc (Valais, Suisse) »
  6. Ch. Souvairan, Les légendes du Val d'Anniviers, 2e éd., Delachaux et Niestlé, 1928, « Les deux femmes de Saint-Luc » et « Les âmes en peine »

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