
Vissoie
Origine du nom de Vissoie
En 1250, le nom s'écrit « Vyssoy ». Son ancien nom allemand est « Esso ». D'autres graphies sont signalées, sans certitude : « Vissoy » (1268), « Vissohi » (1327), « Viessouy » (1710). Le nom viendrait peut-être d'un ancien nom de cours d'eau, formé sur une racine qui signifie « couler » : il aurait d'abord désigné le torrent des Moulins.[1]
Fondation de Vissoie
Aucun fondateur n'est connu, mais le lieu est habité tôt : on y a trouvé des objets de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer. Avant même le XIIIe siècle, Vissoie est le centre religieux de toute la vallée. Sa paroisse, dédiée à sainte Euphémie, est mentionnée en 1231. Au début du XIIIe siècle, le village est le centre du vidomnat d'Anniviers, que la famille noble du même nom tient en fief de l'évêque de Sion. En 1235, l'évêque y fait bâtir un bourg neuf de plan ovale, dont les maisons forment l'enceinte. Plus tard, les paroisses de la vallée se détachent une à une de celle de Vissoie : Saint-Luc, avec Chandolin, en 1805, Ayer en 1930 et Grimentz en 1933. Ancienne commune du district de Sierre, Vissoie fait partie de la commune d'Anniviers depuis le 1er janvier 2009.[1][2]
Histoire de Vissoie
âge du Bronze et âge du Fer. Des trouvailles attestent une occupation ancienne du lieu.[1]
début du XIIIe siècle. Vissoie est le centre du vidomnat d'Anniviers, tenu en fief de l'évêque de Sion par une famille noble du même nom.[1]
1231. Mention de la paroisse, sous le vocable de sainte Euphémie.[1]
1235. L'évêque de Sion fait édifier un nouveau bourg de plan ovale, dont les maisons forment l'enceinte.[1]
1381. Le fief épiscopal passe à la famille de Rarogne.[1]
1467. Le fief revient à la mense épiscopale. Jusqu'en 1798, il est administré par un châtelain qui ne réside pas sur place.[1]
1565. Le val d'Anniviers devient le tiers du dizain de Sierre.[1]
1688. La chapelle Notre-Dame de la Compassion est construite à l'emplacement du château.[1]
1798. Vissoie est fusionnée avec Grimentz.[1]
1805. La paroisse de Saint-Luc, avec Chandolin, se détache de celle de Vissoie.[1]
1808-1809. Construction de l'église actuelle, dont la tour est plus ancienne.[1]
1814. Vissoie demande sa séparation d'avec Grimentz.[1]
1820. Le Conseil d'État accepte la demande sous des conditions que la commune refuse.[1]
1824. Le gouvernement partage Vissoie en deux moitiés, attribuées à Ayer et à Grimentz.[1]
1863. Première route carrossable vers la vallée du Rhône.[1]
1880. Incendie de la tour en bois du Ballios.[1]
1897. Les anciennes familles bourgeoises réclament le rétablissement de la commune.[1]
1904. Le Conseil d'État rétablit la commune de Vissoie.[1]
1958. Les eaux de la Navisence sont détournées pour l'usine d'aluminium de Chippis.[1]
1964. Ouverture du Musée des patoisants, consacré à l'habitat traditionnel.[1]
2009. Le 1er janvier, Vissoie fusionne avec Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean et Saint-Luc dans la commune d'Anniviers. C'est aujourd'hui un village résidentiel et de villégiature.[1][2]
Population de Vissoie
Sources et références : [1]
| 1798 | 165 |
| 1910 | 309 |
| 1950 | 310 |
| 2000 | 451 |
Lieux historiques de Vissoie
Le bourg de 1235. Bourg de plan ovale édifié par l'évêque de Sion, dont les maisons forment l'enceinte. Au centre se dressaient la Cour neuve, tour massive en pierre, et le Ballios, tour en bois où se tenaient les assemblées du peuple et les audiences du tribunal, incendiée en 1880.[1]
Église Sainte-Euphémie. Siège de la paroisse de toute la vallée, mentionnée en 1231. L'église actuelle date de 1808-1809, mais sa tour est plus ancienne.[1]
Chapelle Notre-Dame de la Compassion. Construite en 1688 à l'emplacement du château.[1]
Musée des patoisants. Ouvert en 1964 et consacré à l'habitat traditionnel.[1]
Vestiges de Vissoie
La Cour neuve. Tour massive en pierre au centre du bourg médiéval.[1]
Pierre à cupules des Morands. Le hameau des Morands conserve une pierre à cupules.[1]
Trouvailles préhistoriques. Des objets de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer ont été découverts à Vissoie.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vissoie » (David Rey, version du 23.12.2016)
- Etat du Valais, Département des finances, des institutions et de la santé, Service des affaires intérieures et communales, « Rapport sur les finances communales 2008 » (février 2010) (fusions de communes et dates d'entrée en vigueur)
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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