Anniviers
Origine du nom d'Anniviers
La commune reprend le nom du val d'Anniviers, attesté avant 1052 sous la forme « Annivesium ». L'ancien nom allemand de la vallée est « Eifischtal ».[7]
Fondation d'Anniviers
Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie, les six communes que comptait le val depuis 1905, ont fusionné pour former la commune d'Anniviers. De 1970 à 2005, elles avaient déjà mis en place de multiples collaborations. Le projet est préparé par une commission intercommunale, puis soumis aux citoyens des six communes. À sa naissance, la nouvelle commune compte 2'369 habitants. Le territoire est celui du val d'Anniviers, sur la rive gauche du Rhône, que parcourt la Navizence. Avec 243,4 km², Anniviers est la deuxième commune du Valais par la superficie. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la vallée formait une seule seigneurie et une seule paroisse, centrée sur Vissoie, avec une confrérie et une grande communauté de dix villages aux relations parfois tendues. Elle marque aussi la limite orientale du francoprovençal.[1][3][6][7][10]
Histoire d'Anniviers
1193. L'évêque de Sion, redevenu seigneur de la vallée, la fait administrer en vidomnat par la famille d'Anniviers. Ce vidomnat devient perpétuel en 1311.[7]
1231. Vissoie, déjà centre religieux de toute la vallée, apparaît comme paroisse, sous le vocable de sainte Euphémie.[10]
1235. À Vissoie, l'évêque fait bâtir un nouveau bourg de plan ovale, dont les maisons forment l'enceinte.[10]
1243. Grimentz se constitue en commune, le premier des villages du val à le faire.[11]
1327-1798. La généralité d'Anniviers se partage en quatre quartiers politiques, d'où sortiront plus tard les communes. Ayer en fait partie dès 1327.[7][12]
1381. La seigneurie passe aux Rarogne. De 1467 à 1798, elle revient à la mense épiscopale, avec un châtelain nommé par l'évêque.[7][10]
1565. Le val forme désormais un tiers du dizain de Sierre.[7][10]
1798. Après l'invasion française, Vissoie est réuni à Grimentz. Ayer forme une commune avec Mission et La Comba.[10][12]
1805. Saint-Luc, avec Chandolin, se détache de la paroisse de Vissoie. Le val compte alors deux paroisses.[7][10]
1854. Une route carrossable monte dans la vallée pour desservir les mines de cobalt et de nickel. Sur le territoire d'Ayer, on extrait depuis 1836 du cuivre, du nickel, du cobalt et de l'arsenic.[7][12]
1904-1905. Le Conseil d'État rétablit la commune de Vissoie en 1904. Le val compte six communes de 1905 à 2008.[7][10]
1930-1933. Ayer devient paroisse en 1930, Grimentz en 1933.[10]
1955-1957. Une route moderne est construite en 1955 pour le barrage de Moiry, qui date de 1957.[7][11]
1998. Les communes mettent sur pied une commission intercommunale « collaboration-fusion ».[3]
2002-2004. De décembre 2002 à août 2004, la commission rédige un rapport. Présenté aux communes en septembre 2004, il est accepté par chacune d'elles.[3]
2005. En janvier, le rapport est transmis au Conseil d'État.[3]
2006. Le 26 novembre, les électrices et électeurs des six communes votent sur la fusion. Toutes l'acceptent à la majorité, et des commissions préparent ensuite la nouvelle commune.[2][3]
2008. Le 10 juin, la Feuille fédérale annonce qu'Ayer, Chandolin, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie formeront la commune d'Anniviers au 1er janvier 2009.[4]
2009. Le 1er janvier, la commune d'Anniviers voit le jour.[1][5][6][7]
Population d'Anniviers
Sources et références : [6][7][9]
| fin du XVIe siècle | 600 environ (val d'Anniviers) |
| 1798 | 1'645 (val d'Anniviers) |
| 1910 | 2'253 (val d'Anniviers) |
| 1970 | 1'443 (val d'Anniviers) |
| 1980 | 1'584 (territoire actuel) |
| 1990 | 1'719 (territoire actuel) |
| 2000 | 2'035 (territoire actuel) |
| 2009 | 2'369 à la fusion (Ayer 690, Chandolin 120, Grimentz 457, Saint-Jean 235, Saint-Luc 403, Vissoie 464) |
| 2010 | 2'617 |
| 2020 | 2'742 |
| 2025 | 2'784 |
Lieux historiques d'Anniviers
Guichets de l'administration. L'administration communale tient des guichets à Ayer, à Saint-Luc et à Vissoie. L'adresse postale de la commune est à Vissoie.[1][8]
Bourg et église de Vissoie. Le bourg ovale de 1235 garde en son centre la tour de pierre dite Cour neuve. L'église Sainte-Euphémie date de 1808-1809, mais sa tour est plus ancienne.[10]
Maison bourgeoisiale de Grimentz. Bâtie en 1550, elle est restée propriété de la commune jusqu'en 1904. Le village de Grimentz a conservé l'architecture typique des villages anniviards.[11]
Pierre des Sauvages, à Saint-Luc. En forêt au-dessus de Saint-Luc, à 1'714 m, ce bloc de gneiss de 14 m de long porte plus de 300 cupules. On le présente comme la plus grande pierre à cupules recensée en Suisse.[13]
Moulins de Saint-Luc. Site artisanal du XVIe siècle, disposé en cascade : moulin à grain, deux moulins à seigle et à froment, tambour pour l'orge ou le chanvre, pressoir à noix. La maison du meunier date de 1793. Les installations ont été restaurées de 1981 à 1984.[14]
Église Sainte-Madeleine de Mission. L'église paroissiale d'Ayer, dédiée à sainte Madeleine, se trouve dans le village de Mission.[12]
Sources
- Commune d'Anniviers, « Présentation de la Commune »
- Communes d'Anniviers, « Commission pour la mise en place de la commune d'Anniviers »
- « La fusion des communes du Val d'Anniviers : essai sur les conséquences pratiques », rapport d'étudiants en économie, Sierre, 7 mai 2007
- Feuille fédérale 2008, p. 4542, changements de noms de communes (10.6.2008), via entscheidsuche.ch
- Office fédéral de la statistique (OFS), Répertoire officiel des communes, mutation 2760
- Canton du Valais, Service des affaires intérieures et communales, « Rapport sur les finances communales 2008 » (2010)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Anniviers, val d' » (Danielle Allet-Zwissig, version du 13.03.2017)
- État du Valais, « Anniviers » (fiche de la commune)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vissoie » (David Rey, version du 23.12.2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Grimentz » (Bernard Monnet, version du 23.12.2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ayer » (Danielle Allet-Zwissig, version du 04.01.2017)
- Val d'Anniviers Tourisme, « Pierre des Sauvages »
- Association des musées suisses (museums.ch), « Les Moulins de St-Luc »
Localités de la commune avec une fiche
Autres villages près d'Anniviers
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