
Chandolin
Origine du nom de Chandolin
Forme « Eschandulyns » vers 1250. D'autres formes seraient attestées : « Escandulyns » (1250), « Essandulin » (1685), « Zandolin » (1822), ainsi qu'un ancien nom allemand « Schändlis ». L'étymologie reste discutée ; l'hypothèse jugée la plus probable, mais pas encore confirmée, fait venir le nom d'un latin « scamn-ol-inu », talus de terre entre deux sillons.[1]
Fondation de Chandolin
Chandolin, dans le val d'Anniviers, comprenait le village de Chandolin, Soussillon et Fang, sur un territoire allant de 755 m à 2'700 m. Le village, à 1'936 m sur une pente très forte, est l'un des plus hauts de Suisse. Les mayens se trouvent en contrebas. Jusqu'en 1798, il fait partie de la châtellenie épiscopale d'Anniviers, dans le dizain de Sierre. Une communauté est mentionnée au XVIe siècle et, vers 1600, Chandolin est un tiers du quartier de Luc. Incorporé à Luc en 1798, il devient commune en 1821. La vie a longtemps reposé sur la transhumance saisonnière. Au XXe siècle, Chandolin est devenu une station d'été et d'hiver. Ancienne commune du district de Sierre, Chandolin est aujourd'hui dans la commune d'Anniviers (fusion du 1er janvier 2009).[1][3]
Histoire de Chandolin
vers 1250. Mention sous la forme « Eschandulyns ».[1]
XVIe siècle. Une communauté de Chandolin est mentionnée.[1]
vers 1600. Chandolin forme un tiers du quartier de Luc, dans la châtellenie épiscopale d'Anniviers.[1]
1798. Chandolin est incorporé à Luc. Fang est rattaché à Chandolin.[1]
1804. Chandolin quitte la paroisse d'Anniviers, à Vissoie, et forme une paroisse commune avec Luc.
1821. Chandolin devient une commune.[1]
1836. Début de l'exploitation de mines de cuivre.[1]
1848. Chandolin est la seule commune de la vallée à voter en faveur du rattachement des biens de l'évêque au domaine de l'État.[1]
1851-1856. Fang est détaché de la commune.
1884. Chandolin se sépare de la paroisse de Luc.[1]
1897. Ouverture du premier hôtel.[1]
1916. Construction d'une petite centrale électrique.[1]
1960. Une route relie le village à la plaine.[1]
vers 1970. Fin de la transhumance saisonnière.[1]
1971. Construction d'un télésiège.[1]
1986. Le domaine skiable est relié à celui de Saint-Luc.[1]
2006. Le 26 novembre, la fusion des communes d'Anniviers est acceptée en votation (date à confirmer).
2009. Le 1er janvier, Chandolin fusionne avec Ayer, Grimentz, Saint-Jean, Saint-Luc et Vissoie dans la commune d'Anniviers.[1][3]
Population de Chandolin
Sources et références : [1]
| 1821 | 136 |
| 1850 | 139 |
| 1900 | 200 |
| 1950 | 138 |
| 1990 | 74 |
| 2000 | 95 |
Lieux historiques de Chandolin
Le vieux village de Chandolin. Ancien village groupé à 1'936 m, sur une pente très forte, auquel se sont ajoutées dès 1950 des constructions touristiques dispersées. Un tableau d'Edmond Bille de 1903 le représente.[1]
Sainte-Barbe et Ella Maillart. Le lieu de culte de Chandolin est dédié à sainte Barbe. L'ancienne chapelle Sainte-Barbe abrite une exposition permanente consacrée à la voyageuse Ella Maillart, qui s'est installée à Chandolin en 1946, y a vécu six mois par an et y est morte en 1997.[2]
Fang et Soussillon. Fang, rattaché à Chandolin depuis 1798 sauf de 1851 à 1856 et dépendant de la paroisse de Vissoie, et Soussillon formaient avec Chandolin l'ancienne commune.
Vestiges de Chandolin
Pierres à cupules. Des pierres à cupules sont signalées sur le territoire de l'ancienne commune.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Chandolin » (Danielle Allet-Zwissig, version du 23.06.2017)
- Suisse Tourisme (MySwitzerland), « Espace Ella Maillart » (Chandolin)
- Etat du Valais, Service des affaires intérieures et communales (SAIC), « Rapport sur les finances communales 2008 » (février 2010), tableau des fusions
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
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