Aubonne

Ville Canton de Vaud · District : Morges · Environ 3'896 habitants (population résidante permanente au 31 décembre 2025), dont 2'662 résidents suisses et 1'234 résidents étrangers.

Origine du nom d'Aubonne

Le nom d'Aubonne vient de la rivière du même nom, qui traverse la localité avant de rejoindre le lac Léman quelques kilomètres plus bas. La rivière elle-même est mentionnée dès 1005 sous la forme latine Albunna. Pour la localité elle-même, les sources divergent sur la date de première mention écrite : le Dictionnaire historique de la Suisse donne 1177, sous la forme Albona, comme première attestation datée, tandis qu'un site de toponymie non académique évoque une mention dès 1045, sous la même forme. En l'absence d'un accès direct à un ouvrage de toponymie vaudoise de référence permettant de trancher, les deux dates sont rapportées ici, en donnant la priorité à la date de 1177 fournie par la source académique. On retrouve ensuite la graphie Aulbonne à partir de 1606, avant que l'orthographe actuelle ne se stabilise. L'étymologie la plus généralement avancée rattache Aubonne à une racine hydronymique très ancienne, antérieure aux langues celtiques ou remontant au gaulois, formée de alba (« blanche ») et d'un second élément apparenté à bona, qui désignait à l'origine une fondation, un lieu fortifié ou un cours d'eau : le sens global serait proche de « rivière blanche » ou « source blanche, écumeuse ». Ce type de nom se retrouve dans plusieurs cours d'eau de la région (l'Albanne, l'Arbonne, l'Arbogne), ce qui va dans le sens de cette lecture. Une hypothèse alternative, moins étayée et rencontrée sur un seul site consulté, ferait dériver le nom de bona aula, « riche palais » en latin ; il pourrait s'agir d'une étymologie populaire construite après coup plutôt que d'une explication linguistique sérieuse, et elle est présentée ici avec cette réserve. Les habitants d'Aubonne se nomment les Aubonnois et les Aubonnoises. Ils portent aussi, en patois vaudois, le sobriquet de Revire-Trouye (« tourne-truie » en français), qui a donné lieu à une explication traditionnelle rapportée par la commune elle-même (voir la section Légendes).

Fondation d'Aubonne

Avant qu'un bourg ne s'organise autour du château, le principal lieu habité de la région semble avoir été Trévelin, aujourd'hui simple hameau au sud du bourg actuel. Une famille seigneuriale locale, les sires d'Aubonne, apparaît dans les sources dès le XIe siècle : un Geroldus filius Turumberti de Albona y est mentionné, même si le lien précis entre ce tout premier personnage cité et la lignée mieux connue à partir du XIIe siècle reste incertain, faute de généalogie continue. Une tour existait déjà avant 1197, année où elle est citée sous le terme de turris ; elle contrôlait le passage de la rivière sur un axe de circulation ancien, la route dite « de l'Etraz », et deviendra le noyau du château actuel. Sous Humbert Ier, seigneur d'Aubonne actif entre 1154 et 1177 environ, la famille s'illustre par un conflit durable avec l'évêque de Lausanne, provoqué par la mainmise d'Humbert sur le village voisin de Saint-Livres. C'est dans ce contexte de seigneurie locale, entre le XIe et le XIIIe siècle, que la population de la région se serait progressivement regroupée au pied du château pour y chercher protection, un schéma d'occupation qu'on retrouve dans de nombreux bourgs castraux médiévaux de l'époque. Le premier bourgeois d'Aubonne est cité en 1226. L'étape fondatrice pour le statut urbain d'Aubonne reste la charte de franchises de 1234 : trois frères coseigneurs, Guerric, Jacques II et Pierre II (dit Putoz), fixent alors par écrit les droits et les devoirs réciproques du seigneur et des habitants du bourg, qui est déjà entouré d'une enceinte à cette date. Guerric cède progressivement sa part de la seigneurie à Pierre II de Savoie entre 1255 et 1261 ; celui-ci la transmet à son tour à Humbert de Thoire-Villars. C'est sous cette nouvelle autorité que s'édifie, entre 1319 et 1343, un « bourg neuf » à l'ouest du noyau primitif, signe d'une localité alors en pleine expansion : au XVe siècle, Aubonne est considérée comme la ville la plus importante de la rive nord du Léman entre Lausanne et Genève, avant de perdre ce rang dans la seconde moitié du siècle.

Histoire d'Aubonne

XIe siècle. Apparition dans les sources des premiers seigneurs d'Aubonne ; un Geroldus filius Turumberti de Albona est mentionné, sans qu'on puisse établir avec certitude son lien avec la lignée mieux connue par la suite.

1005. La rivière l'Aubonne est mentionnée pour la première fois par écrit, sous la forme latine Albunna.

1177 (selon le Dictionnaire historique de la Suisse) ou 1045 (selon une autre source). Première mention écrite connue du nom de la localité elle-même, sous la forme Albona. Le Dictionnaire historique de la Suisse situe cette première attestation en 1177 ; un site de toponymie non académique l'avance dès 1045. Les deux dates sont rapportées ici, faute d'avoir pu les départager avec un ouvrage de toponymie vaudoise de référence.

1154-1177. Humbert Ier, seigneur d'Aubonne, s'empare du village voisin de Saint-Livres, ce qui lui vaut l'hostilité durable de l'évêque de Lausanne.

avant 1197. Une tour, citée sous le terme de turris, contrôle le passage de la rivière sur la route de l'Etraz ; elle deviendra le noyau du château actuel.

1226. Premier bourgeois d'Aubonne mentionné dans les textes.

1234. Charte de franchises accordée par les trois frères coseigneurs Guerric, Jacques II et Pierre II dit Putoz, fixant les droits et devoirs des habitants du bourg, déjà entouré d'une enceinte.

1255-1261. Guerric cède sa part de la seigneurie à Pierre II de Savoie, qui la transmet ensuite à Humbert de Thoire-Villars.

1306. Une église bourgeoisiale est mentionnée à Aubonne.

1319-1343. Construction d'un « bourg neuf » à l'ouest du noyau primitif, sous l'autorité des Thoire-Villars.

1338. L'église d'Aubonne est placée sous le vocable de saint Etienne.

1393. La seigneurie, confisquée au fils du dernier seigneur d'Aubonne-Grandson, Othon, passe aux comtes de Gruyère.

1417. Aubonne compte environ 200 feux, davantage que Nyon qui n'en compte alors qu'environ 160, un signe de son importance régionale au bas Moyen Âge.

1476. Aubonne échappe aux répercussions directes des guerres de Bourgogne, protégée par ses alliances du moment.

1487. Le bourg obtient le droit de tenir deux foires annuelles de trois jours, en plus des marchés hebdomadaires attestés depuis le XIIIe siècle.

1536. Conquête du Pays de Vaud par Berne ; la Réforme protestante s'impose dans la région.

1540-1553. Michel, dernier comte de Gruyère, ruiné, perd progressivement ses terres, dont la seigneurie d'Aubonne.

1553-1556. La baronnie change rapidement de mains : achetée par Nicolas de Meggen, elle est revendue dès 1556 à Jean de Lettes, avant de passer encore par plusieurs autres propriétaires dans les décennies suivantes.

1670. Le marchand et voyageur français Jean-Baptiste Tavernier, tout juste anobli, achète la baronnie et le château d'Aubonne.

1674-1677. Reconstruction des façades intérieures du château par l'architecte Pierre Billon pour le compte de Tavernier, avec un portique à seize colonnes, puis reconstruction de la moitié supérieure de la tour principale, coiffée d'un toit dit « à l'impériale » qui reste aujourd'hui la silhouette la plus reconnaissable du château.

1685. Henri Duquesne, fils d'un amiral de Louis XIV et lui-même protestant réfugié hors de France, achète le château et la baronnie.

1701. Les autorités de Berne rachètent Aubonne, qui devient le siège d'un bailliage jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

1770-1780. Construction de la grenette d'Aubonne, destinée à l'origine au dépôt du blé, avant d'abriter une boucherie.

1798. La Révolution vaudoise met fin au régime bernois ; Aubonne rejoint le nouvel Etat vaudois, intégré au canton du Léman sous la République helvétique.

1801-1810. La grenette est transformée en marché couvert, sur des arcades ouvertes.

1803. L'Acte de Médiation fait du Léman le canton de Vaud, qui entre dans la Confédération suisse ; Aubonne devient le chef-lieu du nouveau district d'Aubonne.

1802 ou 1838. Construction de l'actuel hôtel de ville, qui remplace un bâtiment municipal du XVIe siècle situé entre la rue Tavernier et la ruelle du Soleil-Levant. Les sources se contredisent sur la date exacte, l'une d'elles se contredisant même en interne entre son tableau récapitulatif et son texte ; le point reste à trancher.

1853. Fondation, dans le vallon de La Vaux, de la poudrerie fédérale, seule véritable implantation industrielle du XIXe siècle à Aubonne ; ses ateliers sont alimentés par un canal artificiel dérivé de la rivière.

1901. Le château d'Aubonne est classé monument historique.

1964. Ouverture de l'autoroute construite à l'occasion de l'Exposition nationale suisse, avec son pont sur l'Aubonne ; le développement industriel et résidentiel du bourg s'accélère dans la décennie qui suit, avec notamment l'implantation d'une fabrique de fermetures Velcro.

1968. Fondation de l'Arboretum national du vallon de l'Aubonne, sur des terrains répartis entre les communes d'Aubonne, Montherod, Bière et Saint-Livres.

1980-1988. Le château fait l'objet d'une rénovation complète, achevée en 1988 après huit ans de travaux.

1995-1997. La poudrerie fédérale, rattachée un temps à l'entreprise suisse de munitions, est fermée par la Confédération puis privatisée et reprise par le canton de Vaud.

1er septembre 2006. Entrée en vigueur de la nouvelle loi vaudoise sur le découpage territorial, qui programme la suppression du district d'Aubonne.

1er janvier 2008. Le district d'Aubonne est supprimé ; ses communes rejoignent le nouveau district de Morges, à l'exception de Longirod, Marchissy et Saint-George qui rejoignent le district de Nyon. Aubonne perd ainsi, après un peu plus de deux siècles, son statut de chef-lieu de district. Une source situe cette même dissolution en 2006 plutôt qu'en 2008 : il s'agit vraisemblablement d'une confusion entre la date d'adoption de la loi et celle de son entrée en vigueur effective pour la carte des districts, mais le point n'a pas pu être tranché avec une totale certitude.

2011. Fusion avec l'ancienne commune indépendante de Pizy.

5 décembre 2017. Michael Ier, dernier roi de Roumanie, meurt à Aubonne, où il résidait.

25 novembre 2018. Les habitants d'Aubonne (84% de oui) et de Montherod (82% de oui) acceptent par votation le principe d'une fusion des deux communes.

1er janvier 2021. Fusion avec l'ancienne commune indépendante de Montherod. La commune élargie franchit alors sensiblement le seuil des 3'700 habitants, une hausse qui tient pour bonne part à l'ajout du territoire et de la population de Montherod plutôt qu'à une croissance démographique propre à Aubonne seule.

août-septembre 2024. Des fouilles menées à l'avenue du Chêne mettent au jour une sépulture datée par analyse au carbone 14 du haut Moyen Âge (770-900 apr. J.-C.), confirmant l'existence d'une nécropole déjà signalée par des découvertes anciennes remontant à 1830.

31 décembre 2025. La commune d'Aubonne compte 3'896 habitants, dont 2'662 résidents suisses et 1'234 résidents étrangers ; elle fait partie du district de Morges depuis 2008.

Population d'Aubonne

Population d'Aubonne
17641'101
18501'730
19001'736
19501'682
20002'570
20102'949
20203'232
20223'791
20233'840
20253'896

Lieux historiques d'Aubonne

Château d'Aubonne. Le château domine le bourg depuis une tour attestée dès avant 1197, transformée au fil des siècles en citadelle puis en château fort à mesure que ses propriétaires successifs (sires d'Aubonne, maison de Savoie, seigneurs de Grandson, comtes de Gruyère) gagnaient en pouvoir. Sa physionomie actuelle doit beaucoup à Jean-Baptiste Tavernier, qui le rachète en 1670 : entre 1674 et 1677, l'architecte Pierre Billon reconstruit les façades de la cour intérieure avec un portique monumental à seize colonnes et refait la moitié supérieure de la tour principale, couronnée d'un toit dit « à l'impériale », en forme de bulbe, qu'une tradition locale rattache au goût de Tavernier pour l'Orient où il avait longtemps voyagé. La tour carrée porte aussi une horloge d'un genre particulier, à une seule aiguille faisant le tour du cadran en douze heures. Racheté par Berne en 1701, le château devient siège d'un bailli puis, dès 1798, propriété de l'Etat de Vaud avant de passer à la commune d'Aubonne en 1835. Classé monument historique en 1901 et entièrement rénové entre 1980 et 1988, il abrite aujourd'hui une école secondaire et plusieurs salles publiques.

Barbacane du château. Ouvrage avancé du dispositif défensif du château, édifié au XVIe siècle pour en renforcer l'accès principal ; ses meurtrières sont encore visibles aujourd'hui, et l'ensemble sert toujours d'entrée au site.

Grenette et hôtel de ville. La grenette, construite entre 1770 et 1780 pour le dépôt du blé, a d'abord servi de boucherie avant d'être transformée dès 1801 en marché couvert sur arcades ouvertes, travaux qui se sont vraisemblablement prolongés jusque vers 1810. L'hôtel de ville proprement dit, qui lui est adjacent, remplace un ancien bâtiment municipal du XVIe siècle situé entre la rue Tavernier et la ruelle du Soleil-Levant ; les sources ne s'accordent pas sur sa date exacte de construction, tantôt 1802, tantôt 1838. L'ensemble est aujourd'hui reconnu comme bien culturel d'importance nationale.

Temple Saint-Etienne. Église bourgeoisiale mentionnée dès 1306, placée sous le vocable de saint Etienne depuis 1338. Elle conserve des fresques du XIVe siècle et des vitraux héraldiques, témoins de son ancienneté et de son lien avec les familles seigneuriales locales.

Moulin de la Vaux. Moulin à farine toujours en activité dans le vallon d'Aubonne, entre Aubonne et Etoy, qui perpétue une tradition meunière ancienne le long de la rivière : les cours d'eau du vallon ont longtemps fait tourner plusieurs moulins, dont ceux qui alimentaient plus tard les ateliers de la poudrerie fédérale. L'établissement travaille aujourd'hui exclusivement du blé vaudois, sous label de traçabilité régionale.

Ancienne poudrerie fédérale. Fondée en 1853 dans le vallon de La Vaux pour remplacer une installation jugée trop dangereuse à Echandens, cette manufacture de poudre noire naît de la centralisation, par le tout jeune Etat fédéral, de la fabrication et de la vente de la poudre. Ses ateliers, répartis sur quelque 80'000 m² et alimentés par un canal artificiel dérivé de l'Aubonne, ont conservé leur configuration d'origine. Rattachée en 1995 à l'entreprise suisse de munitions, elle est fermée par la Confédération en 1996 puis privatisée et reprise par le canton de Vaud en 1997 ; elle continue aujourd'hui à produire de la poudre pour armes anciennes et des explosifs civils. L'ensemble figure sur l'inventaire fédéral des biens culturels d'importance nationale.

Manoir de Bougy-Saint-Martin. Situé sur le territoire de la commune, dans le village de Bougy-Saint-Martin (à ne pas confondre avec la commune voisine et distincte de Bougy-Villars), ce manoir est mentionné dès le début du XVIIIe siècle comme propriété d'Estienne Fels. Racheté en 1756 par le banquier Paul-Benjamin de Lessert, il se voit doter en 1760 d'un manège de 120 mètres de long par le fils de ce dernier, passionné d'équitation. Le manège actuel, réduit à 21 mètres sur 14,5, et les écuries pouvant accueillir 14 chevaux, sont, avec le manoir, inscrits comme biens culturels d'importance nationale.

Maison d'Aspre. Demeure historique du XVIIIe siècle dotée d'une orangerie, classée bien culturel d'importance nationale. Les sources consultées pour cette recherche ne donnent malheureusement pas davantage de détails sur son histoire propre (famille d'origine, usages successifs) ; ce point mériterait d'être approfondi.

Arboretum national du vallon de l'Aubonne. Fondé en 1968, l'arboretum occupe environ 130 hectares au sein d'un site agricole et forestier d'environ 200 hectares, à cheval sur les communes d'Aubonne, de Montherod (aujourd'hui rattachée à Aubonne), de Bière et de Saint-Livres, entre 500 et 670 mètres d'altitude. Il rassemble près de 4'500 arbres et arbustes originaires des zones tempérées du monde entier, complétés depuis 1975 par des vergers de variétés fruitières suisses anciennes et, depuis 1979, par une roseraie de quelque 200 espèces et variétés sauvages. Un musée du bois installé à la ferme de Plan présente une partie de ses plus de 6'000 pièces de collection.

Vestiges d'Aubonne

Nécropole du haut Moyen Âge à l'avenue du Chêne. Des travaux de construction menés à l'avenue du Chêne ont mis au jour, en août et septembre 2024, une sépulture en pleine terre contenant les restes d'une femme adulte d'âge mûr, ainsi que des fragments d'os humains isolés suggérant la présence d'autres tombes à proximité. L'analyse au carbone 14 a daté ces restes du haut Moyen Âge, entre 770 et 900 apr. J.-C., confirmant l'existence, à cet endroit en contrebas du village actuel, d'une nécropole déjà signalée par des découvertes anciennes remontant à 1830.

Traces plus anciennes, à confirmer. Une source de synthèse évoque, sans grand détail, des vestiges plus anciens sur le territoire de la commune : les plus vieux remonteraient à l'âge du Bronze, complétés par des fondations d'époque romaine (villas) et par des tombes du haut Moyen Âge. Seul ce dernier point (la nécropole de l'avenue du Chêne, voir ci-dessus) a pu être recoupé avec une source précise et récente pour cette recherche ; les mentions de vestiges de l'âge du Bronze et d'époque romaine restent à vérifier directement auprès du service cantonal d'archéologie avant d'être présentées comme des faits établis.

Légendes d'Aubonne

Revire-Trouye, le sobriquet des Aubonnois. Les habitants d'Aubonne sont surnommés, en patois vaudois, les Revire-Trouye, autrement dit les « tourne-truie ». La commune elle-même rapporte que ce sobriquet renverrait à une histoire ancienne de truie punie en la faisant tourner sur une sorte de tourniquet ou de pilori. Aucune source consultée pour cette recherche n'a permis de retrouver le récit complet qui aurait donné naissance à cette histoire (date, circonstances précises, protagonistes) : seule l'explication du surnom nous est parvenue, sans le conte qui l'aurait à l'origine justifiée. Il s'agit donc d'un sobriquet bien réel et bien attesté, mais d'une légende dont le détail narratif reste à ce jour introuvable dans les sources disponibles.

Sources

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