Rebévelier
Origine du nom de Rebévelier
Le nom apparaît vers 1181 sous la forme « Robervilier ». Il n'a pas reçu d'explication.[1]
Fondation de Rebévelier
Rebévelier se trouve à l'ouest des gorges du Pichoux, loin des grands axes, et la commune comprend deux hameaux, Rebévelier et Les Cerniers. Une famille noble du lieu est connue aux XIIIe et XIVe siècles. Sous les princes-évêques de Bâle, le territoire appartenait à la courtine de l'abbaye de Bellelay, qui percevait la dîme et y détenait des fiefs. Le hameau relevait d'abord de la paroisse de Sapran, dont l'église Saint-Germain se dressait en contrebas de Sornetan. Il est resté agricole.[1][2][4]
Histoire de Rebévelier
Vers 1181. Première mention, sous la forme « Robervilier ».[1]
1338. Le 26 mars, Bourquin dit Rondans, de Bienne, renonce en faveur de Bellelay à ses droits sur une terre de Rebévelier.[2]
1408. Le 5 février, le prince-évêque Humbert de Neuchâtel ordonne de saisir les biens de ceux qui ont causé des dégâts dans les forêts de Fornet, Rebévelier et La Racine.[2]
1531. Rebévelier refuse la Réforme et reste catholique.[1]
1573. Un acte établit que la dîme de Rebévelier appartient à Bellelay.[2]
1701. Le 18 juin, Rebévelier et ses dépendances sont rattachés définitivement à la paroisse catholique d'Undervelier. Les Cerniers dépendent de celle de Saulcy.[1][2]
1783. Le 14 juin, l'abbé de Bellelay ratifie le règlement de la communauté. Un contrat engage un maître d'école en 1785.[2]
1793. Le hameau entre dans le département français du Mont-Terrible, au canton de Glovelier. Le département est réuni au Haut-Rhin en 1800.[2]
1815. Rebévelier passe au canton de Berne et dépend du district de Delémont, auquel un décret du 6 avril 1816 l'attribue.[1][2]
1853. La commune mixte est créée.[1]
Fin du XIXe siècle. La population, catholique et francophone, devient en majorité mennonite et germanophone : les Juillerat partent, les Amstutz arrivent.[1]
1975. Le 7 septembre, le plébiscite communal décide par 19 voix contre 4 que Rebévelier restera bernois. Le 23 juin 1974, la commune avait refusé le canton du Jura par 15 non contre 8 oui.[2]
1976. Rebévelier quitte le district de Delémont pour celui de Moutier.[1][2]
1998. L'école ferme.[2]
2013. Le 5 juin, Rebévelier, qui s'était joint pour un temps au projet de fusion du Petit-Val, s'en retire.[2][3]
Population de Rebévelier
Sources et références : [1][2][5]
| 1818 | 136 |
| 1850 | 112 |
| 1860 | 69 |
| 1870 | 98 |
| 1900 | 76 |
| 1950 | 52 |
| 2000 | 30 |
| 2010 | 47 |
| 2020 | 41 |
| 2025 | 29 |
Lieux historiques de Rebévelier
Hameau de Rebévelier. Le hameau principal, à l'ouest des gorges du Pichoux.[1]
Les Cerniers. Second hameau de la commune, rattaché après la Réforme à la paroisse de Saulcy. Des subventions y financent en 1962 des drainages et une colonie agricole.[1][2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Rebévelier » (Christine Gagnebin-Diacon, version du 14.01.2026)
- Chronologie jurassienne, « Rebévelier »
- Dictionnaire du Jura (DIJU), « Petit-Val » (Kiki Lutz, 2016)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Sapran » (Christine Gagnebin-Diacon, version du 03.10.2016)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025
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