Saint-George

Canton de Vaud · District : Nyon · 1'082 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Saint-George

Le lieu apparaît en 1153 sous la forme latine « Sancti Georgii de Essartinis », et en 1211 un « prior sancti Georgii » est cité. Le nom vient du vocable de l'église, dédiée à saint Georges, martyr à Lydda sous Dioclétien. La mention « de Essartinis » rattache l'église à Essertines, dont la paroisse dépendait alors.

Fondation de Saint-George

Aucune source consultée ne dit qui a fondé le village. Il se développe autour de l'église Saint-Georges, attestée en 1153 et qui relevait de la paroisse d'Essertines-sur-Rolle, puis d'un prieuré bénédictin érigé entre 1153 et 1211 par le monastère de Saint-Jean de Genève, lui-même dépendant de l'abbaye d'Ainay. Les seigneurs de Mont-le-Vieux exerçaient l'avouerie, c'est-à-dire la protection temporelle du prieuré. Situé au pied du Jura, sur la route du col du Marchairuz, le village a vécu de l'élevage, de la forêt et de l'artisanat du bois.

Histoire de Saint-George

Protohistoire. Un refuge fortifié occupe le site de Château Guyon, au nord du village.

1153. Première mention de l'église, « Sancti Georgii de Essartinis », qui relève de la paroisse d'Essertines-sur-Rolle.

1153-1211. Le monastère de Saint-Jean de Genève, dépendant de l'abbaye d'Ainay, érige un prieuré bénédictin à Saint-George ; les seigneurs de Mont-le-Vieux en exercent l'avouerie.

1211. Un prieur de Saint-Georges est mentionné (« Bertandus prior sancti Georgii »).

Moyen Âge. Une fortification médiévale est établie à Château Guyon.

1536. Conquête bernoise : Saint-George est rattaché au bailliage de Morges jusqu'en 1798. À la Réforme, l'église passe à la paroisse de Burtigny.

1542. La seigneurie est vendue à Louis Challet.

1584. Un moulin est mentionné (un autre en 1690).

1667. L'église est rattachée à la paroisse de Longirod.

1698-1740. Trois verreries sont en activité sur le territoire.

XVIIIe siècle. La seigneurie passe à la famille de Martines.

1762. Transformation de la nef de l'église (à recouper).

fin du XVIIIe siècle. Début de l'exploitation d'une glacière naturelle, qui durera jusqu'à la Première Guerre mondiale.

1798. La commune est intégrée au district d'Aubonne, dont elle fera partie jusqu'en 2006.

1816. Une scierie est mentionnée.

1857. Construction d'un four à chaux, restauré à la fin du XXe siècle (à recouper).

1877. L'église reçoit un massif occidental néogothique avec clocher (à recouper).

1923. Adoption des armoiries communales, saint Georges terrassant le dragon, reprenant le motif d'une médaille offerte en 1918 aux mobilisés (à recouper).

2000. Les deux tiers de la population active travaillent hors de la commune ; le village s'est ouvert au tourisme avec une petite station de ski.

2008. Saint-George fait partie du nouveau district de Nyon, issu du découpage territorial de 2006.

Population de Saint-George

Population de Saint-George
1764263
1850379
1900380
1950215
2000618
20251'082

Lieux historiques de Saint-George

Église réformée. Attestée dès 1153, elle relevait au Moyen Âge de la paroisse d'Essertines-sur-Rolle, puis de Burtigny après la Réforme et de Longirod dès 1667. Elle conserve un chœur médiéval ; la nef a été transformée en 1762 et complétée en 1877 d'un massif néogothique avec clocher ; restaurée en 1958, elle possède un vitrail de Casimir Reymond (détails architecturaux à recouper).

Moulin-scierie de Saint-George. Ancienne installation hydraulique réunissant un moulin et une scierie, avec son étang de retenue et sa grande roue à eau. Elle abrite aujourd'hui un musée de l'artisanat du bois (machinerie, scies, outils de charpentier et de bûcheron, skis). Le musée la dit exploitée dès 1548, alors que les premiers moulins attestés datent de 1584 (date d'origine à recouper).

Route du col du Marchairuz. Le village est situé sur la route qui franchit le Jura par le col du Marchairuz en direction de la Vallée de Joux.

Vestiges de Saint-George

Château Guyon. Au nord du village, ce site conserve les vestiges d'un refuge protohistorique et d'une fortification médiévale.

Le Prieuré. Un prieuré bénédictin fut érigé entre 1153 et 1211 par le monastère de Saint-Jean de Genève ; un lieu-dit « Le Prieuré » subsiste près du village. Aucune source consultée ne décrit de vestiges visibles.

Sources

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