Saint-Saphorin-sur-Morges
Origine du nom de Saint-Saphorin-sur-Morges
Le nom du village apparaît pour la première fois en 1171 sous la forme latine Sancti Simphoriani, qui signifie littéralement « [terre] de Saint Symphorien ». Cette forme fait référence à saint Symphorien d'Autun, martyr chrétien du IIe siècle devenu le patron de la paroisse locale. Le nom moderne, Saint-Saphorin-sur-Morges, découle de l'évolution progressive de cette forme latine, à laquelle a été ajoutée la mention de la rivière la Morges afin de distinguer la localité des autres lieux homonymes du canton de Vaud, en particulier de Saint-Saphorin en Lavaux, avec lequel elle ne doit pas être confondue.
Fondation de Saint-Saphorin-sur-Morges
Aucune source ne permet d'attester d'un acte de fondation précis ni d'un fondateur unique pour Saint-Saphorin-sur-Morges. Le lieu s'est structuré autour d'une paroisse dédiée à saint Symphorien, attestée dès la fin du XIIe siècle, sur un territoire déjà occupé à l'époque romaine. Au XIIIe siècle, le chevalier de Saint-Saphorin prêtait hommage lige aux seigneurs de Cossonay, ce qui situe la localité dans le réseau des seigneuries laïques du Pays de Vaud médiéval plutôt que dans une fondation ecclésiastique organisée. Dès 1536 et jusqu'en 1798, le village dépendait du bailliage bernois de Morges et se gouvernait localement par un Conseil des Huit.
Histoire de Saint-Saphorin-sur-Morges
Époque romaine. Des vestiges d'un habitat romain sont attestés sur le territoire du village, sans que leur nature exacte ait été précisée dans les sources consultées.
1171. Première mention écrite connue de la localité, sous la forme latine Sancti Simphoriani.
XIIIe siècle. Le chevalier de Saint-Saphorin prête hommage lige aux seigneurs de Cossonay.
1416. Le village compte 20 feux (foyers), selon un dénombrement de l'époque.
1536-1798. La localité dépend du bailliage bernois de Morges et se gouverne par un Conseil des Huit.
1725. Construction du château actuel, probablement sous la direction de l'architecte Guillaume Delagrange, à l'initiative du général François-Louis de Pesmes de Saint-Saphorin.
1730. Les plans des dépendances du château sont dessinés.
1731-1732. Construction du temple réformé actuel, à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale.
1737. Judith-Louise de Pesmes épouse Gabriel-Henri de Mestral ; le domaine du château passe à la famille de Mestral, qui le conservera durant plusieurs générations.
1854. Découverte de tombes burgondes au lieu-dit Mont-Chuet.
1966. L'ingénieur Georges de Mestral, inventeur du velcro, hérite du domaine du château de son père.
1974. La population du village refuse la construction d'immeubles locatifs, préservant la vocation agricole de la localité.
28 juin 2009. Les corps électoraux de Colombier, Échichens, Monnaz et Saint-Saphorin-sur-Morges approuvent par vote la convention de fusion de leurs quatre communes.
9 septembre 2009. Le Conseil d'État vaudois adopte le décret ratifiant la fusion, transmis ensuite au Grand Conseil.
1er juillet 2011. Saint-Saphorin-sur-Morges fusionne avec Colombier, Échichens et Monnaz pour former la nouvelle commune d'Échichens ; le village perd son statut de commune indépendante et devient une localité de la nouvelle entité.
Population de Saint-Saphorin-sur-Morges
| 1416 | 20 feux (foyers) |
| 1764 | 132 |
| 1850 | 216 |
| 1900 | 206 |
| 1920 | 186 |
| 1950 | 222 |
| 2000 | 381 |
| 2009 | 453 |
Lieux historiques de Saint-Saphorin-sur-Morges
Château de Saint-Saphorin-sur-Morges. Édifié vers 1725 à l'initiative du général François-Louis de Pesmes de Saint-Saphorin, sur les vestiges d'une forteresse médiévale antérieure. Le bâtiment adopte le modèle aristocratique français, avec une tour d'escalier semi-circulaire saillante et une porte monumentale. Passé par mariage à la famille de Mestral en 1737, il fut notamment habité par l'ingénieur Georges de Mestral, inventeur du velcro, qui en hérita en 1966. Le château, classé bien culturel d'importance nationale, est entouré d'un vignoble de 4,6 hectares.
Temple réformé. Construit entre 1731 et 1732 à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale dédiée à saint Symphorien, il perpétue sur place la présence religieuse attestée dans le village depuis le XIIe siècle.
Vestiges de Saint-Saphorin-sur-Morges
Vestiges d'habitat romain. Des vestiges d'occupation romaine sont attestés sur le territoire de Saint-Saphorin-sur-Morges, témoignant d'une présence humaine bien antérieure à la première mention écrite du village en 1171. Les sources consultées ne précisent pas la nature exacte ni la localisation détaillée de ces vestiges, information qui mériterait d'être recoupée.
Tombes burgondes du Mont-Chuet. En 1854, des tombes attribuées à l'époque burgonde ont été découvertes au lieu-dit Mont-Chuet, sur le territoire du village.
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, article "Saint-Saphorin-sur-Morges"
- Wikipédia (anglais), "Saint-Saphorin-sur-Morges"
- Wikipédia (français), "Château de Saint-Saphorin-sur-Morges"
- Geneawiki, "Suisse - Saint-Saphorin-sur-Morges (ancienne commune)"
- État de Vaud, décision du Conseil d'État sur la ratification de la fusion
- Site officiel de la commune d'Échichens
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