Schmitten

Canton de Fribourg · District : Singine · 4'303 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Schmitten

Le village apparaît en 1242 sous la forme « Schmitton », puis « Smitten » en 1447. La forme « Othmarswile » est notée en 1379. Les armoiries communales jouent sur le nom : elles reprennent les attributs de saint Éloi, patron des forgerons, une tenaille bleue et un marteau bleu à manche d'or, de part et d'autre d'un serpent couronné d'or sur fond rouge.[1][4]

Fondation de Schmitten

Schmitten, au nord-est de Fribourg, réunit le village, les hameaux de Fillistorf, Lanthen, Ried, Tützenberg, Berg, Burg, Mühletal et Zirkels, les domaines de Bunziwil, Hohe Zelg et Wiler et les groupes de fermes de Betlehem et Vetterwil. Au Moyen Âge, les terres appartiennent aux comtes de Thierstein, aux chevaliers de Maggenberg et aux seigneurs de Zirkels. Une chapelle, dédiée d'abord à saint Othmar puis à la Sainte-Croix, est mentionnée dès le IXe siècle. Longtemps hameau de la paroisse puis de la commune de Düdingen, Schmitten n'obtient sa propre paroisse qu'en 1894 et ne devient une commune qu'en 1922. Sa situation favorable sur la ligne Berne-Fribourg porte ensuite son essor économique.[1][2]

Histoire de Schmitten

Mésolithique. Des objets sont abandonnés au Fragnière-Moos.[1]

Époque de Hallstatt. Un tumulus est élevé dans l'Ochsenriedholz.[1]

IXe siècle. La chapelle Saint-Othmar est mentionnée.[1]

XIe-XIIe siècle. Des cabanes semi-enterrées abritent un premier habitat.[1]

Vers 1412. La chapelle est reconstruite. Elle le sera de nouveau en 1754.[1]

1442. Fribourg achète les droits de fief des comtes de Thierstein. Schmitten est rattaché à la bannière de l'Auge, dans les Anciennes Terres.[1]

1521. Un domaine agricole existe déjà à l'emplacement du futur Schlössli de la Bahnhofstrasse, bâti vers 1742.[3]

1664. Première mention de la chapelle de Tützenberg.[3]

1754. Construction du château de Hohe Zelg.[3]

1798. Le nouveau découpage en districts fait éclater l'ancienne paroisse de Düdingen. Schmitten devient chef-lieu de district et siège du tribunal de district jusqu'en 1803.[1]

1831. Le gouvernement tente une première fois de faire de Schmitten une commune, sans succès face à l'opposition de Düdingen. Un nouvel essai échoue en 1853. Schmitten devient la même année 1831 siège d'un cercle de justice de paix, jusqu'en 2008.[1][2]

Vers 1860. Schmitten obtient une gare sur la ligne Berne-Fribourg. Le bureau de poste ouvre en 1870.[1]

1885. À l'initiative du chapelain Johann Helfer, un rectorat est créé.[1][2]

1894. Schmitten devient une paroisse.[1][2]

1896-1898. La paroisse bâtit son église.[1]

1921. Le lundi de Pâques, Mgr Marius Besson, tout juste nommé évêque, consacre la chapelle de Berg.[3]

1922. Un décret du Grand Conseil sépare Schmitten de Düdingen et en fait une commune autonome.[1][2]

1996. Rénovation de l'église paroissiale.[1]

Population de Schmitten

Sources et références : [1][5]

Population de Schmitten
19301'461
19501'576
20003'280
20254'303

Lieux historiques de Schmitten

Église de l'Invention-de-la-Croix. Église paroissiale dédiée à l'Invention de la Croix et à saint Joseph, bâtie de 1896 à 1898 et rénovée en 1996.[1]

Ferme Lehmann. Ferme de 1815 à pignon en façade, fenêtres cintrées et porte centrale, précédée d'une double loggia à colonnes profilées. Sa façade décorée compte parmi les plus belles du canton. La porte de grange a des traverses fixées par des chevilles de bois.[3]

Château de Hohe Zelg. Ensemble en U de 1754, à façade principale de six axes et toit en croupe brisé, restauré en 1937. Une partie de l'aménagement intérieur d'origine est conservée.[3]

Schlössli de la Bahnhofstrasse. Maison de maître bâtie vers 1742 pour un domaine agricole déjà attesté en 1521, restaurée en 1981.[3]

Maison de campagne de Fillistorf. Bâtie en 1860 par Louis Wuilleret, avec des pignons transversaux fermés et des doubles loggias. La famille Python, propriétaire, l'a rénovée et y a ajouté une chapelle en 1982.[3]

Chapelles de Berg, Tützenberg et Mühletal. La chapelle de Berg, bâtie par les familles Brülhart et Emmenegger, est consacrée en 1921. La chapelle mariale de Tützenberg, citée en 1664 et reconstruite en 1850 dans un style Biedermeier simple, se dresse sur un terrain de la paroisse de Tafers (Tavel). La famille Aebischer a reconstruit en 1912 la chapelle mariale du Mühletal, dont la clochette a été fondue en 1913 par les frères Grassmayer à Buchs.[3]

Grenier du Graben. Grenier en madriers de 1791, orné de décors baroques, œuvre des charpentiers Aeby frères.[3]

Vestiges de Schmitten

Trouvailles préhistoriques. Le Fragnière-Moos a livré des objets du Mésolithique, l'Ochsenriedholz un tumulus de l'époque de Hallstatt. Des objets de bronze et de fer de La Tène ont aussi été découverts sur le territoire communal.[1]

Cabanes médiévales. Des fonds de cabanes semi-enterrées (Grubenhäuser) des XIe et XIIe siècles révèlent un habitat du haut Moyen Âge.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Schmitten (FR) » (Marianne Progin Corti, version du 18.10.2012)
  2. Commune de Düdingen, « Wappen und Geschichte »
  3. Commune de Schmitten, « Sehenswürdigkeiten »
  4. Commune de Schmitten, « Wappen »
  5. Service de la statistique du canton de Fribourg (SStat), « Population des communes, de 1900 à 2025 » (T01-02-03), population résidante permanente au 31.12.2025

Autres villages près de Schmitten

Une information manque ou une source existe ? Proposez une correction ou un complément, chaque suggestion est vérifiée avant d'être publiée.

Proposer une modification