Sierne
Origine du nom de Sierne
La forme « Syernez » apparaît en 1260. Le nom serait lié à une technique de défrichement en cercles concentriques, qui expliquerait le tracé circulaire de la rue principale, ou à un ancien dispositif fortifié aujourd'hui disparu. Aucune des deux explications n'est établie.[1][3]
Fondation de Sierne
La plus ancienne trace d'occupation connue à Sierne est une nécropole du VIe siècle, retrouvée sous l'une des maisons de maître. Le hameau occupe un promontoire au-dessus de l'Arve, à l'écart des grands axes. Au XIIIe siècle, la famille de Villette le donne au chapitre cathédral de Genève, principal seigneur du lieu au Moyen Âge. Sierne forme alors une paroisse, avec une église dédiée à saint Pierre. Point de passage sur l'Arve, il réunit des maisons de maître et des fermes qui appartiennent à des bourgeois de Genève, dont les familles Pinault, Després, Mallet-Genoud, Schmidtmeyer, Macaire, Aubert et Bordier. Sierne fait aujourd'hui partie de la commune de Veyrier.[1][3]
Histoire de Sierne
VIe siècle. Une nécropole est aménagée sur le promontoire. Elle est découverte en 1960 sous l'une des maisons de maître.[3]
1260. Première mention du nom, sous la forme « Syernez ».[1]
XIIIe siècle. La famille de Villette donne Sierne au chapitre cathédral de Genève. Le lieu forme une paroisse. La date et le donateur ne sont pas certains : la donation pourrait remonter au XIIe siècle et venir des comtes de Genève.[1][3]
1357. Une reconnaissance de biens compte près de 75 habitants et mentionne l'église paroissiale Saint-Pierre avec son cimetière, des moulins et un bac sur l'Arve.[3]
1411. La paroisse de Sierne est rattachée à celle de Troinex au plus tard à cette date.[1]
XVIe siècle. Après la Réforme, Sierne devient une enclave genevoise en territoire savoyard. L'église paroissiale Saint-Pierre disparaît au cours du siècle.[1][3]
XVIIe siècle. Des marchands et artisans genevois rachètent les biens de paysans endettés. Deux maisons de maître complètent le noyau du hameau.[3]
1754. Fin de l'enclave : Sierne passe sous juridiction sarde par l'intermédiaire du comte de Veyrier. Les habitants restent genevois et paient l'impôt au comte.[1][3]
1770. Pierre-Claude de la Fléchère, comte de Veyrier, achète la seigneurie de Sierne.[5]
1778. Le pont de Sierne est construit sur l'Arve. Il pourrait aussi dater de 1782.[2][3][5]
1815. Sierne est rattaché à la commune de Veyrier (ou en 1816).[1][3]
1824. Le pont de Sierne est reconstruit.[2][6]
1859. Un incendie ne laisse subsister qu'un seul des moulins du hameau.[3]
XIXe siècle. Dans la seconde moitié du siècle, la famille Bordier achète l'ensemble du hameau.[1][3]
1983. Nouvelle reconstruction du pont de Sierne.[2]
2021. Sierne figure à l'Inventaire fédéral ISOS comme site construit d'importance nationale (entrée en vigueur le 1er mai 2021).[3][4]
Population de Sierne
Sources et références : [3]
| 1357 | 75 habitants environ |
Lieux historiques de Sierne
Noyau historique. Maisons de maître et fermes groupées, surtout des XVIIe et XVIIIe siècles, le long d'une rue principale au tracé circulaire.[3]
Pont de Sierne. Pont sur l'Arve construit en 1778, reconstruit en 1824 et en 1983. Il remplace l'ancien bac mentionné en 1357.[2][3]
Jardins en terrasses. Trois jardins en terrasses, surtout du XVIIIe siècle, remaniés dans la seconde moitié du XXe siècle, et de grands jardins privés aux arbres centenaires.[3]
Vestiges de Sierne
Ancien moulin. Moulin de la fin du XVIIIe siècle, remanié au XXe siècle, près du pont. Le secteur des moulins, alimenté par un canal et une digue, servait notamment au tabac et à la tannerie.[3]
Nécropole du VIe siècle. Tombes découvertes en 1960 sous l'une des maisons de maître, plus ancienne trace d'occupation du hameau.[3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Sierne » (Corinne Walker), version du 19.11.2010
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Veyrier » (Isabelle Brunier), version du 08.07.2013
- Office fédéral de la culture, Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), « Sierne » (3e version, février 2019)
- Office du patrimoine et des sites et Office de l'urbanisme de Genève, Pratique administrative « Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse » (ISOS)
- Jean Plançon, « L'histoire de Veyrier à travers ses emblèmes, blasons et autres drapeaux. Chapitre 1 », La Mémoire de Veyrier (2016)
- Commune de Veyrier, Plan directeur communal, rappel historique
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Sierne, Veyrier, coordonnées)
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