
Veyrier
Origine du nom de Veyrier
On trouve la forme « Vayrie » en 1201. Le nom viendrait d'un nom de personne latin, Varius ou Verius, propriétaire d'un domaine rural, suivi du suffixe -acum qui désigne un lieu.[1]
Fondation de Veyrier
La paroisse est attestée en 1201, sans que sa fondation puisse être datée. Le principal seigneur foncier est le chapitre cathédral de Genève. La famille noble de Villette, vassale des comtes de Genève, tient en fief une partie du territoire depuis la maison forte de Symond ou Cymont. Bien plus tôt, vers 10'000 av. J.-C., des chasseurs de rennes s'abritaient sous des blocs tout près de là : François-Isaac Mayor découvre leur station magdalénienne, située en réalité sur le territoire français voisin d'Etrembières, et les fouilles successives ont éclairé leur mode de vie. Après l'occupation bernoise, Veyrier revient à la Savoie sous une souveraineté restreinte, la Seigneurie de Genève conservant de nombreux droits. La commune politique naît pendant l'occupation française, et le second traité de Turin fait passer Veyrier, l'une des communes réunies, à Genève et à la Suisse. Largement rurale jusque vers 1950, la commune devient ensuite une zone résidentielle suburbaine, surtout dans les années 1960-1970. Le fondateur du village n'est pas connu.[1]
Histoire de Veyrier
vers 10'000 av. J.-C.. Des chasseurs de rennes s'installent dans des abris sous bloc au pied du Salève, sur le site magdalénien dit de Veyrier, situé en réalité à Etrembières.[1]
1201. Première mention du nom, sous la forme « Vayrie » ; la paroisse est attestée.[1]
1412. Le vocable Saint-Maurice de l'église est attesté. La paroisse compte 30 feux.[1]
1536. Occupation bernoise de la région ; la commune devient protestante.[1]
1567. Berne rend le bailliage de Ternier-Gaillard au duc de Savoie. Veyrier connaît une souveraineté savoyarde restreinte, la Seigneurie de Genève conservant de nombreux droits.[1]
XVIIe siècle. Au début du siècle, le duc de Savoie rétablit le culte catholique.[1]
1754. Le premier traité de Turin rend Veyrier pleinement savoyard.[1]
1778. Construction du pont de Sierne, reconstruit en 1824 et en 1983.[1]
1782. Rattachement à la province de Carouge.[1]
1792-1814. Occupation française (département du Mont-Blanc, puis du Léman dès 1798). La commune politique est créée durant cette période.[1]
1813. Veyrier est réuni à Etrembières.[1]
1816. Retour à la Savoie, puis passage à Genève et à la Suisse en vertu du second traité de Turin. Troinex est d'abord réuni à la commune de Veyrier.[1][2]
1817. Troinex se sépare de Veyrier et devient une commune autonome.[2]
1833. François-Isaac Mayor découvre la station magdalénienne dite de Veyrier, sur le territoire voisin d'Etrembières.[1]
1887. Un chemin de fer à voie étroite à vapeur relie Veyrier à Genève. Il est remplacé par un tramway électrique en 1898, puis par un bus en 1956.[1]
1892. Ouverture d'un funiculaire vers le Salève, remplacé en 1932 par un téléphérique.[1]
Entre-deux-guerres. L'assainissement des marais de l'Arve crée une zone maraîchère.[1]
1960-1970. La construction de villas et d'immeubles locatifs transforme la commune en zone résidentielle suburbaine.[1]
Population de Veyrier
Sources et références : [1][4]
| 1412 | 30 feux (foyers), paroisse |
| 1792 | 300 habitants environ, paroisse |
| 1834 | 500 |
| 1850 | 567 |
| 1900 | 780 |
| 1950 | 1'813 |
| 2000 | 8'892 |
| 2025 | 12'269 |
Lieux historiques de Veyrier
Église Saint-Maurice. Église paroissiale dont le vocable est attesté en 1412, reconstruite au XVIIIe siècle.[1]
Pont de Sierne. Pont sur l'Arve construit en 1778, reconstruit en 1824 et en 1983.[1]
Château du village. Château construit au XVIIIe siècle dans le village, en remplacement de la maison forte de Symond.[1]
Vessy et Pinchat. Hameaux de la commune, dont la glaise a permis l'installation de tuileries.[1]
Cimetière israélite. Cimetière à cheval sur la frontière franco-suisse : l'entrée principale se trouve à Veyrier, la plus grande partie à Etrembières, en France. Y reposent notamment l'écrivain Albert Cohen et Zino Davidoff.[3]
Vestiges de Veyrier
Station magdalénienne. Abris sous bloc de chasseurs de rennes datés vers 10'000 av. J.-C., découverts en 1833 par François-Isaac Mayor. Le site se trouve en réalité sur le territoire français voisin d'Etrembières.[1]
Cimetière des Berlies. Vaste cimetière du Bas-Empire et du haut Moyen Âge fouillé à la fin du XIXe siècle au lieu-dit les Berlies, aujourd'hui en France.[1]
Maison forte de Symond. Maison forte de Symond ou Cymont, au-dessus de la route du Pas-de-l'Échelle, centre de la seigneurie de la famille de Villette ; elle a disparu.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Veyrier » (Isabelle Brunier), version du 08.07.2013
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Troinex » (Dominique Zumkeller)
- Office de tourisme des Monts du Genevois, « Jewish cemetery in Veyrier » (cimetière israélite de Veyrier-Etrembières)
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)
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