
Troinex
Origine du nom de Troinex
Une mention de « Triuniacum », vers 1100, pourrait concerner le lieu, mais ce n'est pas certain. Viennent ensuite « Tronaco » en 1201, puis « Troisnacum », « Trosnay » et « Troisna ». Ce nom n'a pas encore trouvé d'explication.[1]
Fondation de Troinex
Le lieu est fréquenté dès le Néolithique, comme le montrent des fragments de céramique et l'ensemble mégalithique de la Pierre-aux-Dames. Une tombe date de l'époque romaine. La paroisse existe au début du XIIIe siècle et comprend alors le hameau de Mugnay, que la peste fera disparaître. Autour d'un moulin sur la Drize naît le hameau de La Grand'Cour. Le village appartient ensuite au prieuré de Saint-Victor de Genève, qui se partage les fiefs avec les Ternier, puis avec les comtes de Savoie. Rattaché à la paroisse de Bossey après la Réforme, Troinex redevient catholique. Savoyard, puis français, il passe à Genève, d'abord réuni à Veyrier avant de devenir commune autonome. C'est aujourd'hui une commune résidentielle. Le fondateur de Troinex n'est pas connu.[1]
Histoire de Troinex
Néolithique. Des fragments de céramique attestent une présence humaine. Un ensemble mégalithique, comprenant la Pierre-aux-Dames, est dressé sur un tertre funéraire.[1][3]
Époque romaine. Une tombe est aménagée ; les quatre figures humaines de la Pierre-aux-Dames datent de cette époque.[1][3]
Vers 1100. Mention possible du lieu sous la forme « Triuniacum » (identification incertaine).[1]
1201. Mention sous la forme « Tronaco ». La paroisse est érigée avant cette date.[1]
1275. Première mention de l'église Saint-Saturnin.[1]
1295. Un moulin sur la Drize est attesté. Le hameau de La Grand'Cour se développe autour de lui.[1]
1302. Le village appartient au prieuré de Saint-Victor de Genève, qui partage les fiefs avec les Ternier.[1]
1343. Le hameau de Mugnay disparaît après la peste.[1]
1401. Les comtes de Savoie succèdent aux Ternier dans le partage des fiefs avec le couvent de Saint-Victor.[1]
1518. Troinex compte 36 feux.[1]
XVIe siècle. L'église disparaît à la Réforme et Troinex est rattaché à la paroisse de Bossey. La famille genevoise de Châteauneuf possède la maison forte du village.[1][4]
1743. Premières tentatives de drainage de la partie orientale, marécageuse, de la commune.[1]
1754. Le traité de Turin attribue Troinex à la Savoie.[1]
1792-1798. Troinex appartient au département français du Mont-Blanc, puis à celui du Léman dès 1798.[1]
1816. Troinex est cédé à Genève et d'abord réuni à la commune de Veyrier.[1]
1817. Troinex devient une commune autonome. Une partie de la commune de Compesières lui est cédée.[1][2]
1819. Découverte de l'ensemble mégalithique de la Pierre-aux-Dames.[1][3]
1872. La Pierre-aux-Dames est transportée au parc des Bastions, à Genève, puis en 1942 dans la cour du Musée d'art et d'histoire.[3]
1907-1952. Le tramway Carouge-Collonges-sous-Salève dessert le village.[1]
1958-1969. Inauguration du temple protestant (1958), construction de l'église Sainte-Marie-Madeleine (1958-1959), qui remplace une chapelle en bois de 1931, et consécration de l'église apostolique arménienne Saint-Hagop (1969).[1]
Population de Troinex
Sources et références : [1][6]
| 1518 | 36 feux (foyers) |
| 1822 | 176 |
| 1850 | 247 |
| 1900 | 329 |
| 1950 | 706 |
| 2000 | 2'030 |
| 2020 | 2'507 |
| 2025 | 3'365 |
Lieux historiques de Troinex
La Grand'Cour. Hameau développé autour d'un moulin sur la Drize attesté dès 1295.[1]
Troinex-Ville, Troinex-Dessus, Troinex-Dessous et Marsillon. Hameaux qui composent, avec La Grand'Cour, la commune.[1]
Place de la Mairie. Une copie de la Pierre-aux-Dames, réalisée en 1998, y est exposée.[3]
Église apostolique arménienne Saint-Hagop. Église consacrée en 1969 ; c'est la seule église arménienne de Suisse, et son prêtre dessert aussi les communautés arméniennes établies ailleurs dans le pays.[1][5]
Vestiges de Troinex
Pierre-aux-Dames. Bloc de granit de plus de trois tonnes, qui doit son nom aux quatre figures humaines sculptées sur l'une de ses faces à l'époque romaine. Repéré dès 1819 le long de la route de Bossey, sur un tertre avec trois autres menhirs, il a été transféré au parc des Bastions en 1872, puis dans la cour du Musée d'art et d'histoire en 1942. Les figures ont été interprétées comme des matrones, divinités d'origine celtique liées à la fécondité.[3]
Tertre funéraire. Lors de l'arasement du tertre pour une correction de route en 1877, quatre sépultures contenant sept squelettes ont été découvertes, ainsi que des crânes épars mêlés d'ocre rouge à la base du tertre.[3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Troinex » (Dominique Zumkeller), version du 10.08.2011
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Compesières » (Isabelle Brunier), version allemande
- République et canton de Genève, Office du patrimoine et des sites, « Histoires d'archéo : La Pierre-aux-Dames » (5 mars 2024)
- Commune de Troinex, « Histoire et armoiries »
- Ambassade de la République d'Arménie en Suisse, page « Community overview » sur la communauté arménienne (non datée)
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
Localités de la commune avec une fiche
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