Tramelan

Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · 4'670 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Tramelan

La première mention, « Trameleins », se trouve dans un document daté de 1179 mais faux, écrit vers 1180. Les anciens noms allemands sont « Tremlingen » et « Tramlingen ». Le nom n'est pas expliqué.[1]

Fondation de Tramelan

Tramelan s'est formé de deux villages, Tramelan-le-Bas, cité en 1334, et Tramelan-le-Haut, cité en 1358, qui formaient deux communautés distinctes au sein de la seigneurie d'Erguël, terre de l'évêché de Bâle. Une famille noble du lieu est connue du XIIIe au milieu du XVe siècle. Le chapitre de Saint-Imier détenait le patronage de l'église, à l'origine dédiée à saint Imier, avec des maisons et des terres. La paroisse relevait du diocèse de Besançon, enclave dans celui de Bâle. Au début du XVIIIe siècle, l'horlogerie remplace peu à peu la dentelle et fait de Tramelan un centre industriel. Les deux villages se rejoignent au début du XXe siècle et fusionnent en 1952.[1]

Histoire de Tramelan

1179. Un document faux, rédigé vers 1180, mentionne le lieu sous la forme « Trameleins ».[1]

1334-1358. Tramelan-le-Bas apparaît en 1334, Tramelan-le-Haut en 1358.[1]

1481-1581. Des accords conclus en 1481, 1543 et 1581 fixent la frontière entre les deux communautés.[1]

1530. Tramelan passe à la Réforme, et le patronage de l'église revient à l'évêque de Bâle.[1]

1569. Première foire annuelle.[1]

1686. Des Neuchâtelois fondent la commune de Mont-Tramelan sur les hauteurs de Tramelan.[1]

Début du XVIIIe siècle. L'horlogerie s'installe et remplace peu à peu la fabrication de dentelles.[1]

1797. La seigneurie d'Erguël prend fin. Tramelan relève ensuite des départements français du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1]

1815. Tramelan est rattaché au canton de Berne.[1]

1839. L'église brûle. Reconstruite en 1843-1844, elle sera rénovée et agrandie en 1958 et en 2000.[1]

1884. Une ligne à voie étroite relie Tramelan à Tavannes.[1]

1896. Près de 2'500 ouvriers travaillent dans les manufactures ou dans des ateliers à domicile.[1]

1903. La fabrique d'horlogerie Record est fondée.[1]

1910. L'église catholique Saint-Michel est construite.[1]

1913. La ligne de chemin de fer est prolongée jusqu'au Noirmont.[2]

1950. Le 26 mars, les deux communes votent la fusion. Le Grand Conseil bernois adopte le décret de réunion le 14 septembre.[1][2]

1952. Tramelan-Dessus et Tramelan-Dessous forment une seule commune mixte, Tramelan.[1]

1961. Longines reprend Record, qui ferme en 1983.[1]

1975-1985. La crise horlogère fait disparaître de nombreux ateliers, et la population baisse.[1]

1991. Le Centre interrégional de perfectionnement (CIP) est créé.[1]

Population de Tramelan

Sources et références : [1][3]

Population de Tramelan
146029 feux
151237 feux
19605'567
19804'733
20004'165
20254'670

Lieux historiques de Tramelan

Temple. Église paroissiale, d'abord dédiée à saint Imier, reconstruite en 1843-1844 après l'incendie de 1839, rénovée et agrandie en 1958 et en 2000.[1]

Église catholique Saint-Michel. Construite en 1910.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Tramelan » (Christine Gagnebin-Diacon), version du 30.05.2012
  2. Chronologie jurassienne (Denis Moine, Archives cantonales jurassiennes, Archives de l'État de Berne, Mémoires d'Ici), « Tramelan, Fusion Tramelan-Dessus-Tramelan-Dessous »
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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