
Vandœuvres
Armoiries : Domaine public, Wikimedia Commons
Origine du nom de Vandœuvres
La forme « Vandovre » apparaît en 1225, et la paroisse est attestée en 1280. L'origine du nom n'a pas encore été expliquée.[1]
Fondation de Vandœuvres
Le territoire est occupé dès la fin du premier âge du Fer et à La Tène finale. Une villa gallo-romaine y est habitée du Ier au IVe siècle. Au Ve siècle, une chapelle funéraire dédiée à saint Jacques lui est adossée, le plus ancien lieu de culte chrétien connu dans la campagne genevoise. Personne ne sait qui a fondé le village. Au XIIIe siècle, Vandœuvres est une paroisse : le chapitre de Genève et le prieuré de Saint-Victor possèdent la plus grande partie du territoire et partagent la souveraineté avec le comte de Genève, dont les droits passent ensuite à la maison de Savoie. Après la Réforme, Genève partage la souveraineté avec Berne, puis avec la Savoie catholique, jusqu'à ce que le traité de Turin la lui rende entière. Vandœuvres devient une commune lors de l'annexion de Genève par la France.[1]
Histoire de Vandœuvres
650-450 av. J.-C.. Vestiges de la fin du premier âge du Fer.[1]
120-100/50 av. J.-C.. Vestiges de La Tène finale.[1]
Ier-IVe siècle. Une villa gallo-romaine est habitée sur le territoire.[1]
Ve siècle. Construction d'une chapelle funéraire dédiée à saint Jacques, adossée à la villa : le plus ancien lieu de culte chrétien connu dans la campagne genevoise.[1]
1225. Forme ancienne du nom « Vandovre ».[1]
1280. La paroisse est attestée.[1]
1295. Le chapitre de Genève et le prieuré de Saint-Victor, principaux possesseurs du territoire, partagent la souveraineté avec le comte de Genève Amédée II.[1]
1406. La paroisse de Cologny est réunie à celle de Vandœuvres.[2]
Début du XVe siècle. Les droits du comte de Genève passent à la maison de Savoie.[1]
1536. Après l'occupation par les troupes genevoises, la Réforme est adoptée.[1]
1538-1564. Genève partage la souveraineté avec Berne, puis avec la Savoie catholique.[1]
XVIIe-XVIIIe siècle. Des familles genevoises aisées (Butini, Mallet, Revilliod) y construisent des maisons de campagne.[1]
1754. Le traité de Turin met fin aux conflits de juridiction et rend la souveraineté entière à Genève.[1]
1798. Vandœuvres devient une commune lors de l'annexion de Genève par la France.[1]
1952. La commune, entièrement agricole jusque-là, voit un tiers de sa surface déclassé en zone de villas.[1]
Aujourd'hui. Commune fortement résidentielle, qui garde une activité agricole sur 65 % de son territoire.[1]
Population de Vandœuvres
Sources et références : [1][3]
| 1850 | 526 |
| 1900 | 542 |
| 1950 | 1'073 |
| 2000 | 2'333 |
| 2025 | 3'129 |
Lieux historiques de Vandœuvres
Village et lieux-dits. La commune comprend le village de Vandœuvres et les lieux-dits Chougny, Crête, Miolan et Pressy.[1]
Maisons de campagne. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des familles genevoises aisées, dont les Butini, les Mallet et les Revilliod, y bâtissent des maisons de campagne.[1]
Vestiges de Vandœuvres
Villa gallo-romaine. Villa habitée du Ier au IVe siècle après J.-C.[1]
Chapelle funéraire Saint-Jacques. Chapelle du Ve siècle adossée à la villa, plus ancien lieu de culte chrétien connu dans la campagne genevoise.[1]
Vestiges de l'âge du Fer. Vestiges de la fin du premier âge du Fer (650-450 av. J.-C.) et de La Tène finale (120-100/50 av. J.-C.).[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Vandœuvres » (Hansjörg Roth)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Cologny » (Jacques Barrelet)
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
- Office fédéral de topographie swisstopo, service de recherche geo.admin.ch (coordonnées)
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