Villarlod
Origine du nom de Villarlod
Mentionné en 1231 sous la forme « Vilar Aloz », le nom de Villarlod reste inexpliqué.[1]
Fondation de Villarlod
Villarlod occupe le flanc nord-ouest du Gibloux. Le village est lié à la seigneurie de Pont, et l'abbaye d'Hauterive y hérite de nombreux biens et droits de seigneurs médiévaux, parmi lesquels Pierre II de Gruyère et Petrus de Chenens. Jusqu'en 1910, il fait partie de la paroisse d'Estavayer-le-Gibloux. Les cultures fourragères, l'élevage et la molasse font vivre ses habitants. Villarlod est aujourd'hui dans la commune de Gibloux (fusion de 2016).[1][2]
Histoire de Villarlod
1289. En février, un tènement de Villarlod est donné à l'abbaye d'Hauterive.[2]
1290. Le 22 mai, les comtes de Gruyère abandonnent leurs droits sur un tènement au couvent d'Hauterive.[2]
1291. Guillaume Ier de Billens cède des biens situés à Villarlod au chevalier Nicolas d'Englisberg.[1]
1458. Après un arrangement avec la famille Bugniet, l'abbé Jean Gribolet cède le moulin en abergement à Antoine Michel.[2]
1482. Villarlod entre dans le bailliage fribourgeois de Pont-Farvagny.[1]
1509. Guillaume Musard et Claude de Courtilles reconnaissent la souveraineté de Fribourg sur leurs ressortissants de Rueyres et de Villarlod.[2]
Vers 1570. Antoine Alex achète la coseigneurie de Pont et devient seigneur de Villarsel et de Villarlod.[2]
1645. Les commis du village élèvent la chapelle Saint-Michel.[1][2]
1765. La croix du Sault est dressée au-dessus du village.[1]
1798. La commune est rattachée au district de Romont.[1]
1803-1848. Villarlod fait partie du district de Farvagny.[1][2]
1809. Le 5 mai, le Petit Conseil approuve les statuts de la commune.[2]
Années 1880. L'exploitation de la carrière de molasse commence.[1]
1910. Le 24 décembre, Villarlod se sépare d'Estavayer-le-Gibloux et devient une paroisse.[1][2]
1913. L'église paroissiale est consacrée.[1]
1940-1945. Une cinquantaine d'internés polonais sont employés à l'agriculture ou au drainage des marais.[1][2]
1982. Un petit ouvrage fortifié est mis au jour.[1]
2003. Villarlod forme la commune du Glèbe avec Estavayer-le-Gibloux, Rueyres-Saint-Laurent et Villarsel-le-Gibloux, après un décret du 14 novembre 2002.[1][3]
2016. Le Glèbe entre dans la nouvelle commune de Gibloux.[1]
Population de Villarlod
Sources et références : [1]
| 1811 | 117 |
| 1850 | 152 |
| 1900 | 225 |
| 1950 | 183 |
| 2000 | 256 |
Lieux historiques de Villarlod
Église paroissiale. Construite après la création de la paroisse en 1910 sur les plans de l'architecte Spielmann, consacrée en 1913, elle est bâtie comme la cure en molasse de la carrière de Villarlod.[1][2]
Chapelle Saint-Michel. Élevée en 1645 par les commis de Villarlod en l'honneur de l'archange saint Michel, à l'emplacement de la croix de mission.[1][2]
Croix du Sault. Dressée en 1765 au-dessus du village et reconstruite après 1954, elle est un lieu de pèlerinage.[1]
Souvenirs polonais. Un monument à l'aigle polonais se trouve devant l'église, et un aigle est gravé sur un front de molasse près du Glèbe.[2]
Carrière de molasse. Exploitée depuis les années 1880, aujourd'hui par Villarlod SA.[1]
Vestiges de Villarlod
Ouvrage fortifié. Un petit ouvrage fortifié, de date indéterminée, a été découvert en 1982.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Villarlod » (Marianne Rolle, version du 26.09.2016)
- Commune de Gibloux, « Le Glèbe » (histoire de Villarsel-le-Gibloux et de Villarlod)
- État de Fribourg, Recueil systématique (RSF 141.1.2), « Liste chronologique des fusions, divisions et changements de nom des communes »
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