Armoiries de Anières

Anières

Canton de Genève · 2'657 habitants (31.12.2025)
Vue de Anières
Photo : Babsy, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons · Armoiries : Domaine public

Origine du nom d'Anières

Le nom apparaît en 1179, porté par une personne : « [Guillelmus] dasneres ». Ce nom n'a pas encore trouvé d'explication.[1]

Fondation d'Anières

On ignore qui a fondé le village. Le rivage, lui, est occupé dès le Néolithique par la station palafittique d'Anières-Bassy, rattachée à la civilisation Saône-Rhône (groupe de Lüscherz), et une nécropole sert du IIIe au VIIe siècle. Au Moyen Âge, l'église paroissiale Notre-Dame relève du prieuré genevois de Saint-Victor, tandis que la famille d'Anières, vassale des Faucigny, tient le fief et le château de Bassy. Anières appartient ensuite au bailliage savoyard du Chablais, jusqu'à la Révolution. Le traité de Turin la rattache à Genève.[1][2]

Histoire d'Anières

Néolithique. Station palafittique d'Anières-Bassy (civilisation Saône-Rhône, groupe de Lüscherz).[1][2]

IIIe-VIIe siècle. Une nécropole est en usage. Elle a été découverte au sud du hameau de Chevrens.[1][2]

1179. Première mention écrite, dans le nom « [Guillelmus] dasneres ».[1]

Moyen Âge. L'église paroissiale Notre-Dame relève du prieuré de Saint-Victor. La famille d'Anières, vassale des Faucigny, possède le fief et le château de Bassy.[1][2]

XIVe siècle. Anières fait partie du bailliage savoyard du Chablais, jusqu'à la Révolution.[1]

XVe siècle. La famille d'Anières s'éteint au début du siècle.[1][2]

1536. Début de l'occupation bernoise, qui dure jusqu'en 1564/1567. La région passe à la Réforme.[1][2]

1567. Après cette date, Genève, qui conserve des droits hérités du prieuré de Saint-Victor, achète le fief de Bassy.[1][2]

XVIe siècle. À la fin du siècle, la région est recatholicisée. La paroisse est ensuite rattachée à Corsier.[1][2]

1793. Rattachement au département du Mont-Blanc, puis à celui du Léman en 1798.[1][2]

1816. Le traité de Turin réunit Anières et Corsier à Genève. Ensemble, ils forment une commune du nouveau canton suisse.[1][2]

1835. Démolition de l'ancienne église.[1][2]

1858. Des désaccords sur les dépenses communes aboutissent à la scission entre Anières et Corsier, en 1858.[1][2]

1890. Construction de la chapelle protestante.[1][2]

1950. Depuis cette date, la population augmente en raison de la proximité de Genève, et de nombreuses villas sont construites au bord du lac. Le village et le haut de la commune restent peu touchés, avec viticulture et cultures maraîchères.[1]

Population d'Anières

Sources et références : [1][3]

Population d'Anières
1860315
1900508
1930374
1950491
20002'031
20202'184
20252'657

Lieux historiques d'Anières

Bassy. Hameau de la commune où se trouvait le château de Bassy, fief de la famille d'Anières, vassale des Faucigny, éteinte au début du XVe siècle. Genève achète ce fief après 1567.[1][2]

Chevrens. Hameau de la commune, qui relevait comme Anières du prieuré de Saint-Victor.[2]

Chapelle protestante. Chapelle construite en 1890.[1][2]

Rive du lac. Rivage occupé dès le Néolithique, bordé depuis la seconde moitié du XXe siècle de nombreuses villas.[1][2]

Vestiges d'Anières

Station palafittique d'Anières-Bassy. Habitat littoral néolithique de la civilisation Saône-Rhône (groupe de Lüscherz).[1]

Nécropole. Nécropole utilisée du IIIe au VIIe siècle, située au sud du hameau de Chevrens.[1][2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Anières » (Fabia Christen)
  2. Anita Frei, « Anières, histoire et patrimoine », étude pour le plan directeur communal (2003, rapport final novembre 2006), État de Genève
  3. Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
  4. geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)

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