Corsier-Port
Origine du nom de Corsier-Port
Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 2011 sous le nom collectif de Corsier-Port. Les villages palafittiques étaient autrefois appelés « La Gabiule ». L'origine de ces noms reste inexpliquée.[1]
Fondation de Corsier-Port
Dans une large baie de la rive sud du Léman, sur l'actuelle commune de Corsier, des communautés du Néolithique et de l'âge du Bronze ont établi à plusieurs reprises leurs villages au bord de l'eau. Corsier-Port est le seul site du Léman où les quatre grandes phases d'occupation des rives sont attestées : Néolithique moyen (Cortaillod classique), Néolithique final (Lüscherz), Bronze ancien et Bronze final. La couche la mieux conservée est celle du Néolithique moyen, datée de 3856 av. J.-C. ; l'occupation du Bronze final, entre 891 et 850 av. J.-C., couvre presque tout le site, sur un peu moins de deux hectares.[1][2]
Histoire de Corsier-Port
3856 av. J.-C.. Phase d'abattage du Néolithique moyen (culture de Cortaillod classique), la plus ancienne et la mieux conservée du site.[1]
Néolithique final. Village de la culture de Lüscherz, dont seuls les objets en pierre sont conservés.[1]
Bronze ancien. Occupation d'une très petite surface au bord sud-ouest du site.[1]
891-850 av. J.-C.. Phases d'abattage du Bronze final, l'occupation la plus étendue.[1]
1858. Hippolyte Gosse découvre le site.[1]
1888. Deux stations sont recensées : une néolithique près du rivage et une de l'âge du Bronze plus au large.[1]
1978. Un projet de port de plaisance déclenche les recherches modernes. Les campagnes de prospection et d'étude durent jusqu'en 1981, et le projet est abandonné.[1]
1990. Un dispositif de protection contre l'érosion est installé sur la partie dégagée de la couche du Néolithique moyen.[1]
2011. Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco sous le nom collectif de Corsier-Port.[1]
Lieux historiques de Corsier-Port
Baie de Corsier-Port. Large baie de la rive sud du Léman où se trouvent les stations palafittiques.[1]
Vestiges de Corsier-Port
Couche du Néolithique moyen. Surface érodée riche en restes organiques. Une petite fouille a livré le seul ensemble céramique Cortaillod connu à ce jour sur le Léman, deux récipients en écorce cousue et des outils en os et en bois de cerf.[1]
Ténevière du Bronze final. Amas de galets d'origine humaine, moyennement dense, avec de nombreux pieux bien conservés. L'analyse de 253 pieux a permis de distinguer huit phases d'abattage.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Corsier - Port » (Pierre Corboud), version du 03.04.2019
- Office fédéral de la protection de la population, Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale, objet 9603 « Corsier-Port (CH-GE-02) » (couche geo.admin.ch ; coordonnées)
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (lieu-dit Corsier-Port)
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