Arconciel
Origine du nom d'Arconciel
Le nom apparaît en 1082 dans la formule « castrum Arconciacum », qui désigne déjà le château. En allemand, le lieu s'appelait autrefois « Ergenzach ». Le sens du nom n'est pas expliqué.[1]
Fondation d'Arconciel
Le premier Arconciel est un bourg castral, bâti sur la rive droite de la Sarine. En 1082, l'empereur Henri IV confie le château et son domaine à Conon d'Oltingen, frère de l'évêque Bourcard de Lausanne. Conon élève en face la forteresse d'Illens, si bien que le passage de la rivière est tenu des deux côtés. La seigneurie d'Arconciel-Illens passe ensuite au chevalier Ulrich, de la famille de Glâne, puis aux comtes de Neuchâtel et à leur branche d'Aarberg. Le village actuel s'est développé sur une terrasse au-dessus de la bourgade médiévale. Il vit de l'élevage, de la fromagerie et des gravières. Arconciel est aujourd'hui dans la commune de Bois-d'Amont (fusion de 2021).[1][2]
Histoire d'Arconciel
7200-4850 av. J.-C.. Des groupes de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs se succèdent dans l'abri de La Souche, au creux d'un méandre de la Sarine. Ils y laissent outils, déchets de taille et plus d'un demi-million de restes osseux.[1][5]
Bronze final. Une épée de type Rixheim, du début de cette période, a été retrouvée sur le territoire.[1]
Ier-IVe siècle. Une villa romaine occupe le lieu-dit Es Nés, et une nécropole se développe au Pré de l'Arche.[1]
550-670. Les habitants du Haut Moyen Âge enterrent leurs morts sur une butte d'Es Nés, au nord de la villa. Les fouilles de 2002 y ont mis au jour 164 tombes.[1][3]
1082. L'empereur Henri IV remet le « castrum Arconciacum » et son domaine à Conon d'Oltingen.[1][2]
1148. Un curé est mentionné. L'église Saint-Jacques remonte au XIIe siècle.[1]
1251. Ulrich d'Aarberg reconnaît la suzeraineté de Pierre II de Savoie sur le bourg et son fief.[2]
1271. Le bourg reçoit une charte de franchises, calquée sur la Handfeste de Fribourg.[1][2]
1292. La seigneurie est vendue à un bourgeois de Fribourg, ce qui arrête le développement du bourg.[2]
1377. Le château et les maisons du bourg sont en ruine.[2]
Milieu du XVe siècle. Déjà délabré, le bourg est abandonné. Ses pierres de taille partent vers les églises de campagne et les bâtiments de la ville de Fribourg.[6]
1475. Pendant les guerres de Bourgogne, Berne et Fribourg prennent d'assaut le domaine d'Illens-Arconciel, qui formait jusque-là une seule seigneurie.[2]
1484. Arconciel est rattaché aux Anciennes Terres de Fribourg (ou dès 1475).[1][2]
1558. Après un incendie, l'église est rebâtie.[1]
1784-1789. Une nouvelle reconstruction donne à l'église Saint-Jacques sa forme actuelle.[1]
1798-1848. La commune dépend du district de La Roche, puis de celui de Fribourg à partir de 1803.[1]
1835. Le pont de la Tuffière franchit la Sarine.[1]
1975. Un plan d'aménagement ouvre la voie au développement résidentiel.[1]
2020. Le 9 février, Arconciel accepte la fusion par 317 oui contre 52 non.[7]
2021. Le 1er janvier, Arconciel, Ependes et Senèdes forment la commune de Bois-d'Amont.[1][7]
Population d'Arconciel
Sources et références : [1]
| 1811 | 259 |
| 1850 | 285 |
| 1900 | 392 |
| 1950 | 378 |
| 1970 | 326 |
| 2000 | 656 |
| 2010 | 771 |
| 2020 | 1'044 |
Lieux historiques d'Arconciel
Ruines du bourg et du château. Sur l'éperon de molasse, on voit encore les auges taillées dans le rocher qui portaient les maisons, trois pans de bâtiment debout et des fragments de maçonnerie. L'association Arconciacum veille à leur conservation.[1][6]
Église Saint-Jacques. Fondée au XIIe siècle, rebâtie en 1558 après un incendie, elle a été reconstruite de 1784 à 1789.[1]
Pont de la Tuffière. Construit en 1835 sur la Sarine.[1]
Administration de Bois-d'Amont. Le siège de la commune de fusion est à Arconciel, place de l'Arche 1.[8][9]
Vestiges d'Arconciel
Abri de La Souche. Fréquenté entre 7200 et 4850 av. J.-C. par les derniers chasseurs-cueilleurs-pêcheurs de la région, il a livré des outils et plus d'un demi-million de restes osseux, étudiés dans les Cahiers d'Archéologie fribourgeoise.[1][5]
Villa d'Es Nés et nécropole du Pré de l'Arche. Une villa romaine se trouvait à Es Nés. La nécropole du Pré de l'Arche a servi du Ier au IVe siècle.[1]
Cimetière d'Es Nés. Fouillé en 2002, il couvre plus de 1'000 m² et compte 164 tombes datées entre 550 et 670. Environ un quart contenaient des objets, dont la tombe d'un enfant de 8 ans avec garniture de ceinture, couteau et scramasaxe.[1][3]
Forge du bourg. Les fouilles de 2024 ont dégagé une forge au centre du bourg, avec de la poterie, des pointes de flèches en fer et des éléments de cotte de mailles.[4]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Arconciel (commune) » (Marianne Rolle, version du 10.06.2021)
- Association Arconciacum, « Histoire » du bourg castral d'Arconciel
- Association Arconciacum, « Médiéval » (bourg castral et cimetière d'Es Nés)
- Association Arconciacum, page d'accueil (fouilles de 2024)
- Service archéologique de l'État de Fribourg, « Cahiers d'Archéologie fribourgeoise 22/2020 » (Arconciel/La Souche)
- Fribourg Région, « Arconciacum » (bourg médiéval d'Arconciel)
- Conseil d'État du canton de Fribourg, message 2019-DIAF-37 accompagnant le projet de décret relatif à la fusion des communes d'Arconciel, Ependes et Senèdes (10.03.2020)
- Convention de fusion des communes d'Arconciel, Ependes et Senèdes (commune de Bois-d'Amont)
- Commune de Bois-d'Amont, page d'accueil
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