
Ardon
Origine du nom d'Ardon
Le nom apparaît sous la forme « Ardunum » à la fin du XIe siècle, puis « Ardun » en 1179. En allemand, on disait autrefois Arden. Il réunirait des éléments celtiques signifiant à peu près « près du château » ou « près de la hauteur fortifiée ».[1]
Fondation d'Ardon
Le territoire est occupé dès l'époque de La Tène, et des restes d'une villa romaine y sont attestés. Dès le Ve siècle, un sanctuaire chrétien s'élève à l'emplacement de l'église actuelle. Le village se serait d'abord établi au pied du coteau, à l'abri des crues du Rhône, et ne se serait étendu dans la plaine qu'après la correction du fleuve au XIXe siècle. Depuis le XIe siècle, Ardon fait partie de la seigneurie d'Ardon-Chamoson, qui relève de la mense épiscopale de Sion et comprend aussi Chamoson, Saint-Pierre-de-Clages et Grugnay. Ardon et Chamoson forment tôt deux communautés distinctes, mais Ardon ne devient une commune autonome qu'au XIXe siècle, quand ses fonderies en font un centre industriel majeur du Valais.[1][2]
Histoire d'Ardon
Époque de La Tène. Des vestiges de cette période ont été découverts sur le territoire. Des restes d'une villa romaine y sont aussi attestés.[1]
Ve siècle. Un sanctuaire chrétien est attesté à l'emplacement de l'église actuelle.[1]
Xe siècle. L'église Saint-Jean-Baptiste devient paroissiale, entre l'époque carolingienne et la fin du Xe siècle.[1]
XIe siècle. Ardon fait partie de la seigneurie d'Ardon-Chamoson, qui relève de la mense épiscopale de Sion. Le nom apparaît sous la forme « Ardunum » à la fin du siècle.[1][2]
1179. Mention sous la forme « Ardun ».[1]
XIIIe siècle. Dans la seconde moitié du siècle, le château du Crest est attesté à Ardon.[2]
1315. Ardon et Chamoson forment déjà des communautés distinctes.[2]
1334-1832. Chamoson est une filiale de la paroisse d'Ardon.[1]
1384-1475. La seigneurie est aux mains des comtes puis ducs de Savoie.[2]
1475. Le château du Crest est rasé. La seigneurie revient à la mense épiscopale.[2]
1525. Construction du clocher-porche gothique de l'église, attribué à Ulrich Ruffiner.
1780. L'évêque accorde à Ardon le droit de tenir une foire annuelle.[1]
1798. La seigneurie d'Ardon disparaît ; Ardon relève du district de Martigny jusqu'en 1815.[1][2]
1810. Mise en service des fonderies. Jusque-là, des carrières de calcaire coexistaient avec une fabrique de salpêtre.[1]
1819. Ardon devient une commune autonome, séparée de Chamoson.[1]
Vers 1850. Les fonderies emploient près de 600 ouvriers, la plus grande entreprise du Valais à l'époque. La première batteuse mécanique apparaît en 1850.[1]
1870. Fondation d'une fabrique de caractères typographiques et de clichés, qui emploie une centaine d'ouvriers en 1910, passe au travail de l'aluminium vers 1932 et cesse son activité en 1939. Les fonderies ferment temporairement de 1870 à 1875.[1]
1892. L'ancienne église, restaurée au XVIIe siècle, est remplacée par un édifice néogothique.[1]
1900. Inauguration d'une centrale électrique sur la Lizerne.[1]
1934. Le canal Sion-Riddes permet d'assainir 130 hectares, consacrés ensuite à l'arboriculture fruitière.[1]
Population d'Ardon
Sources et références : [1][3]
| 1798 | 466 |
| 1829 | 714 |
| 1850 | 816 |
| 1900 | 1'227 |
| 1950 | 1'354 |
| 2000 | 2'295 |
| 2025 | 3'938 |
Lieux historiques d'Ardon
Église Saint-Jean-Baptiste. Église néogothique de 1892, élevée sur un site chrétien attesté dès le Ve siècle. Elle a conservé un clocher-porche gothique de 1525, peut-être dû à Ulrich Ruffiner.[1]
Fonderies d'Ardon. Mises en service en 1810 et toujours actives à la fin du XXe siècle, elles employaient près de 600 ouvriers vers 1850, environ 130 vers 1960 et 40 à 45 en 1993.[1]
La Pontaise. Deuxième plus ancien bâtiment conservé d'Ardon. Son grand volume et ses hautes pièces suggèrent une fonction seigneuriale, sans que ce soit établi.
Vestiges d'Ardon
Vestiges sous l'église paroissiale. Des fouilles menées lors de la rénovation de l'église en 1959-1960 ont révélé une succession d'édifices préchrétiens et chrétiens, le plus ancien sanctuaire remontant au Ve ou VIe siècle. Depuis 1996, des vestiges du IIIe au XIe siècle seraient présentés sous l'église.[5]
Villa romaine. Des restes d'une villa romaine sont attestés sur le territoire communal.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ardon » (Danielle Allet-Zwissig), version italienne du 11.08.2009
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Ardon-Chamoson » (Danielle Allet-Zwissig), version du 10.04.2014
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (Ardon)
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Dubuis, François-Olivier » (Antoine Lugon), version du 19.04.2004 (fouilles dans les églises d'Ardon en 1959)
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