Barrage du Châtelot
Origine du nom de Barrage du Châtelot
Origine du nom : le barrage porte le nom du lieu-dit « Le Châtelot », sur la rive suisse du Doubs, où l'on trouve aussi la « Côte du Châtelot ». L'étymologie de ce nom n'est pas expliquée dans les sources consultées.
Fondation de Barrage du Châtelot
Le barrage du Châtelot est un ouvrage hydroélectrique, sans habitants, sur le Doubs, à la frontière entre la France (Villers-le-Lac) et la Suisse (commune des Planchettes). À la fin du XIXe siècle, l'arrivée de l'électricité dans le canton de Neuchâtel entraîne l'abandon des moulins au fil de l'eau, et un projet de barrage est déjà évoqué en 1895. Une convention franco-suisse est conclue en 1930. Le barrage et l'usine du Torret sont construits de 1950 à 1953 pour la Société des Forces Motrices du Châtelot (SFMC), société anonyme suisse dont le siège est aux Planchettes et dont les actionnaires sont pour moitié français et pour moitié suisses (EDF, Groupe E, La Goule et le canton de Neuchâtel). Les plans sont d'Electro-Watt (Zurich) et de Suisselectra (Bâle). Les concessions courent jusqu'au 31 décembre 2028.
Histoire de Barrage du Châtelot
Fin du XIXe siècle. L'arrivée de l'électricité dans le canton de Neuchâtel conduit à l'abandon des moulins au fil de l'eau.
1895. Des documents conservés aux archives du canton de Neuchâtel évoquent déjà un projet de barrage.
1930. Première convention entre la Suisse et la France sur l'aménagement de cette partie du Doubs.
1947. La Confédération octroie une concession à la Société des Forces Motrices du Châtelot (1950 selon la SFMC, à recouper).
1950. Début des travaux du barrage et de l'usine du Torret ; environ 1'200 hommes, dont beaucoup d'Italiens, travaillent à la centrale (à recouper).
1953. Après trois ans de travaux, mise en service du barrage et de l'usine du Torret, d'une puissance de 30'000 kW.
1954. L'État français octroie à son tour une concession à la SFMC.
1987. Installation de thermomètres dans le béton et de cellules de pression.
1995. Mise en place de nouveaux capteurs de pression et d'un pendule inversé.
2005. Une nouvelle turbine est installée au pied du barrage ; son débit constant de 2 m3/s améliore la vie aquatique en aval et produit environ 7 millions de kWh par an (2006 selon une autre source, à recouper).
Lieux historiques de Barrage du Châtelot
Le barrage. Barrage-voûte de 74 m de haut et de 150 m de longueur de couronnement, dont la cote supérieure est à 716 m d'altitude ; il retient au maximum 16 millions de m3 d'eau (les chiffres varient selon les sources) et forme le lac de Moron.
Le lac de Moron. Retenue d'environ 690'000 m2 formée par le barrage sur le Doubs, entre la France et la Suisse.
L'usine du Torret. Centrale mise en service en 1953, en aval du barrage, alimentée par une galerie d'amenée d'environ 3 km ; elle compte quatre turbines Francis et deux alternateurs de 15'000 kW et produit en moyenne 90 GWh par an.
Vestiges de Barrage du Châtelot
Les hameaux engloutis. La mise en eau du lac de Moron a submergé les hameaux de Moron, des Graviers et de l'Enfer (à recouper).
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Planchettes, Les »
- Commune des Planchettes, « Le Châtelot »
- SFMC, Société des Forces Motrices du Châtelot, « Société »
- Comité suisse des barrages, « Châtelot » (fiche technique)
- Comité français des barrages et réservoirs, « Barrage du Châtelot » (monographie)
- La Presse du Doubs, « 70 ans d'exploitation du barrage du Châtelot » (à recouper)
- Wikipédia, « Barrage du Châtelot » (à recouper)
- swisstopo, geo.admin.ch, répertoire des noms géographiques
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