
Binn
Origine du nom de Binn
La première mention connue date de 1297, sous les formes « Buen », « Buyn », « Bun » et « Bondolun ». Une mention « Buyn » de 1246 existerait aussi.[1]
Fondation de Binn
Binn comprend le village de Schmidigehischere (appelé aussi Binn) et les hameaux de Ze Binne, Wilere, Giesse et Fäld dans le haut Binntal, ainsi que la chapelle de pèlerinage et une partie du hameau de Heiligkreuz, dans le Lengtal. Le site est habité depuis la Préhistoire : des tombes celtiques et gallo-romaines ont été découvertes à Schmidigehischere en 1881 et 1897, et des tombes et objets laténiens et gallo-romains ont été trouvés dans la vallée depuis le milieu du XXe siècle. Ils révèlent l'importance du col de l'Albrun vers l'Italie. Fief savoyard, Binn passa aux nobles de la Tour, aux seigneurs de Falcon, puis à l'évêque de Sion. Formant un quart du dizain inférieur de Conches, la localité jouissait de privilèges en tant que majorie : au XIVe siècle, l'évêque y faisait rendre la justice par un mestral, remplacé du XVe siècle jusqu'à la Révolution par un major élu par le peuple et nommé par l'évêque. La communauté apparaît en 1297 et la paroisse, centrée à Wilere, se détacha de celle d'Ernen entre 1296 et 1298. À l'époque moderne, la vallée se fit connaître pour ses minéraux et sa flore. La route de 1863-1864 et l'hôtel Ofenhorn, ouvert en 1883, y attirèrent touristes et minéralogistes.[1]
Histoire de Binn
Époque de La Tène. Des tombes et objets laténiens, puis gallo-romains, attestent le passage par le col de l'Albrun vers l'Italie.
1296-1298. La paroisse de Binn, centrée à Wilere, se détache de l'église mère d'Ernen.[1]
1297. Première mention connue, sous les formes « Buen », « Buyn », « Bun » et « Bondolun », et première mention de la communauté.[1]
XIVe siècle. L'évêque de Sion fait rendre la justice par un mestral.[1]
1429. La communauté tient ses assemblées.
XVe siècle. Un major, élu par le peuple et nommé par l'évêque, remplace le mestral jusqu'à la Révolution.[1]
XVIIIe siècle. L'exploitation du minerai de fer cesse d'être rentable.[1]
1863-1864. Aménagement de la route du Binntal.[1]
1881. Découverte de tombes celtiques et gallo-romaines à Schmidigehischere, suivie d'autres en 1897.[1]
1883. Ouverture de l'hôtel Ofenhorn, qui attire les premiers touristes et de nombreux minéralogistes.[1]
1914. Fin de la période faste du commerce des minéraux. Le gisement de Lengebach est ruiné pendant la Première Guerre mondiale.[1]
1938. Ouverture de la route carrossable.[1]
1955. La vallée compte 25 exploitations agricoles à plein temps (5 en 1994).[1]
1958. Reprise de l'exploitation du gisement de Lengebach.[1]
1964. La vallée devient zone naturelle protégée.[1]
1965. Ouverture du tunnel de la Twingi, qui améliore l'accès, y compris en hiver.[1]
1983. Ouverture d'un musée d'ethnographie et de minéralogie.[1]
1985. Binn reçoit le prix du Heimatschutz suisse.[1]
1991. L'association Pro Binntal est récompensée par le Heimatschutz pour la restauration de l'hôtel Ofenhorn.[1]
Population de Binn
Sources et références : [1][2]
| 1850 | 195 habitants |
| 1900 | 233 habitants |
| 1920 | 184 habitants |
| 1950 | 193 habitants |
| 2000 | 155 habitants |
| 2025 | 126 habitants |
Lieux historiques de Binn
Église Saint-Michel de Wilere. Centre de la paroisse détachée d'Ernen à la fin du XIIIe siècle, bien culturel d'importance régionale. L'église actuelle daterait de 1561-1565.[1][4]
Hôtel Ofenhorn. Ouvert en 1883 à Schmidigehischere, il attira les premiers touristes et minéralogistes. Sa restauration valut en 1991 le prix du Heimatschutz à l'association Pro Binntal.[1][4]
Chapelle de pèlerinage de Heiligkreuz. Chapelle du Lengtal, dont une partie du hameau appartient à Binn, l'un des plus importants lieux de pèlerinage du Haut-Valais. Bâtie en forme de croix, elle date de la fin du XVIIe siècle et aurait été consacrée le 29 juillet 1678. En 1741, le supérieur de l'hospice des capucins d'Ernen lui offrit une parcelle présumée de la Sainte Croix.[5]
Gisement de Lengebach. Le plus célèbre gisement de minéraux de la vallée, ruiné pendant la Première Guerre mondiale et de nouveau exploité depuis 1958.[1]
Col de l'Albrun. Passage entre le Binntal et l'Italie, dont l'importance ancienne est attestée par les trouvailles laténiennes et gallo-romaines.[1]
Pont de pierre de Schmidigehischere. Pont en arc sur la Binna, avec la chapelle Saint-Antoine, bien culturel d'importance nationale ; il daterait de 1564.[4]
Vestiges de Binn
Tombes celtiques et gallo-romaines. Découvertes à Schmidigehischere en 1881 et 1897, elles montrent que le site était habité bien avant les premières mentions écrites.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Binn » (Alma Treyer, trad. Pierre-G. Martin, version du 03.05.2004)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
- Parc paysager de la vallée de Binn (Landschaftspark Binntal), « Chapels in the Binntal Landscape Park »
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