Carrouge

Canton de Vaud · District : Lavaux-Oron · 780 habitants en 2000, dernière année comme commune indépendante ; environ 1'208 habitants pour la localité au sein de Jorat-Mézières en 2022 (à recouper)
Fait partie de la commune de Jorat-Mézières

Origine du nom de Carrouge

Le nom de Carrouge dérive du latin quadrivium, qui signifie carrefour. Le village s'est en effet développé à l'intersection de deux axes routiers importants, la route reliant Lausanne à Berne et celle reliant Vevey à Moudon. Cette origine se retrouve jusque dans les armoiries communales, dont le sautoir représente symboliquement la croisée des chemins sur laquelle le village est né. La première mention documentée du lieu date de 1255, sous la forme latinisée Carrogium.

Fondation de Carrouge

Carrouge n'a pas de fondateur unique ni d'acte de fondation connu : il s'agit d'un village né progressivement à un carrefour routier, structuré en village-rue typique du Jorat, avec plusieurs hameaux environnants. Dès le XIIIe siècle et jusqu'en 1370, le territoire fait partie de la seigneurie de Vulliens, elle-même vassale des comtes de Savoie (à recouper). Jean de Vulliens est cité comme seigneur du lieu en 1282 (à recouper). La seigneurie passe ensuite successivement aux familles de Blonay puis de Lenzbourg, avant d'être acquise par les de Graffenried après la conquête bernoise du Pays de Vaud, puis par les de Diesbach.

Histoire de Carrouge

Ier au IVe siècle. Occupation romaine attestée par des poteries et des monnaies frappées entre les règnes d'Auguste et de Dioclétien, mises au jour lors de fouilles menées en 1842.

1255. Première mention historique du lieu, sous la forme latinisée Carrogium.

1282. Jean de Vulliens est mentionné comme seigneur de Carrouge (à recouper).

XIIIe siècle à 1370. Le village fait partie de la seigneurie de Vulliens, vassale des comtes de Savoie (à recouper).

dès 1370. La seigneurie passe successivement aux familles de Blonay, puis de Lenzbourg.

1432. Le village compte 17 feux, c'est-à-dire 17 foyers (à recouper).

1536. Conquête bernoise du Pays de Vaud ; la région, dont Carrouge, passe sous la souveraineté de Berne.

1560. Berne concède aux seigneurs de Carrouge le droit de consistoire.

1569. Un différend éclate avec la seigneurie voisine de Ropraz au sujet de l'exploitation des pâturages et des bois (à recouper).

1634. La famille de Graffenried acquiert la seigneurie de Carrouge (à recouper pour la date précise).

1709. Construction de la chapelle de Carrouge par la famille de Graffenried. Le charpentier bourgeois local Samuel Nicolas en aurait été le maître d'œuvre (à recouper). Une inscription figure sur la chaire : « au nom de Dieu, sois mon commencement ».

1718. Une sentence règle définitivement le différend avec Ropraz sur le partage des bois et pâturages, selon le principe du « fil de l'eau » (à recouper).

1795. Installation de l'horloge de la chapelle.

1798. La Révolution vaudoise met fin aux droits féodaux ; la famille de Diesbach perd la seigneurie de Carrouge (à recouper).

1798 à 2006. Carrouge, qui dépendait auparavant du bailliage bernois de Moudon, fait partie du district d'Oron (à recouper).

1897 à 1976. Le poète et photographe Gustave Roud vit à Carrouge, où une association lui a depuis dédié deux sentiers pédestres (à recouper).

10 février 1925. Un arrêté cantonal fixe les armoiries officielles de la commune de Carrouge.

1927 et au début des années 1970. La chapelle est restaurée à deux reprises (l'année de la seconde restauration varie selon les sources, entre 1972 et 1973).

septembre 2000. Carrouge se jumelle avec la commune française homophone de Carrouges, dans l'Orne, en Normandie, qui compte environ 760 habitants.

vers 2000. Création d'une zone artisanale et industrielle, marquant la transition d'une économie agricole vers une économie plus diversifiée, notamment dans le bois et la menuiserie (à recouper pour le détail des secteurs).

30 novembre 2014. La fusion de Carrouge avec Ferlens et Mézières est approuvée.

1er juillet 2016. La fusion devient effective : Carrouge cesse d'exister comme commune indépendante et devient une localité de la nouvelle commune de Jorat-Mézières.

Population de Carrouge

Population de Carrouge
143217 feux (foyers) (à recouper)
1764291 habitants
1850524 habitants
1900410 habitants
1950414 habitants
1960392 habitants
2000780 habitants
2010909 habitants (à recouper)
20221'208 habitants pour la localité, au sein de la commune de Jorat-Mézières (à recouper)

Lieux historiques de Carrouge

La chapelle de Carrouge (1709). Édifiée en 1709 sur l'initiative de la famille de Graffenried, cette chapelle est aujourd'hui intégrée à la paroisse de Mézières. Elle conserve une inscription sur sa chaire ainsi qu'une horloge datant de 1795. Elle a été restaurée en 1927, puis une seconde fois au début des années 1970 (l'année exacte varie selon les sources).

Les sentiers Gustave Roud. Deux sentiers pédestres portant le nom du poète et photographe Gustave Roud (1897 à 1976), qui vécut à Carrouge, ont été créés par l'Association des amis de Gustave Roud afin de faire découvrir le paysage joratois qui a inspiré son œuvre (à recouper pour les détails biographiques).

Le carrefour historique du village. Carrouge s'est développé comme un village-rue typique du Jorat, à l'intersection de la route reliant Lausanne à Berne et de celle reliant Vevey à Moudon. Cette configuration, à l'origine même du nom du village, structure encore aujourd'hui son organisation spatiale.

Vestiges de Carrouge

Vestiges gallo-romains (fouilles de 1842). Des fouilles menées en 1842 ont mis au jour des ruines ainsi que des monnaies romaines frappées sous plusieurs règnes successifs, d'Auguste jusqu'à Dioclétien, attestant une occupation du site dès l'époque romaine. L'emplacement exact de ces découvertes reste imprécis dans les sources disponibles (à recouper).

Sources

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