
Céligny
Origine du nom de Céligny
Céligny est mentionné pour la première fois en 1163, sous la forme « Siliniacum ». Le nom viendrait d'un domaine gallo-romain, le « fundus Siliniacus », c'est-à-dire le domaine de Silinius.[1]
Fondation de Céligny
Le site est fréquenté depuis l'âge du Bronze, dont des objets ont été retrouvés dans le lac et dans des tombes à l'ouest du village. Sous le temple actuel, une villa des IVe-Ve siècles a été remplacée par deux églises en bois, et des tombes datent vraisemblablement de l'époque burgonde. Au Moyen Âge, Céligny faisait partie du mandement de Peney : l'évêque de Genève y détenait les droits éminents, dont la haute justice, tandis que des droits économiques revenaient aux nobles de Céligny ou à l'abbaye de Bonmont. Quand les communiers prêtèrent serment à la Seigneurie de Genève, qui succédait à l'évêque, Berne revendiqua la protection accordée au duc de Savoie. Le traité de Lausanne régla le litige, mais Berne refusa de céder le corridor de Bogis-Bossey, qui sépare Céligny des Coudres. La commune est ainsi restée une enclave genevoise en territoire vaudois, avec le village de Céligny et l'enclave de la Grande et de la Petite Coudre.[1]
Histoire de Céligny
Âge du Bronze. Des objets sont déposés dans le lac et dans des tombes à l'ouest du village.[1]
IVe-Ve siècle. Une villa est construite à l'emplacement du futur temple. Elle sera remplacée par deux églises en bois, dont l'une est à l'origine de l'église actuelle.[1][4]
1163. Première mention de Céligny (« Siliniacum »).[1]
1275. Un curé est mentionné à Céligny.[1]
XIVe siècle. L'évêque de Genève possède sur Céligny, rattaché au mandement de Peney, les droits éminents, dont la haute justice.[1]
1441. Les communiers obtiennent la protection du duc de Savoie contre une redevance.[1][2]
1469. L'évêque Jean-Louis de Savoie accorde des franchises aux hommes des mandements de Jussy, de Thiez et de Peney.[1]
1490. La protection du duc de Savoie est renouvelée.[1][2]
1536. Les procureurs des communiers prêtent serment de fidélité à la Seigneurie de Genève. Berne revendique l'engagement envers le duc. La paroisse protestante date de cette année.[1]
1547. Céligny, d'abord rattaché à la châtellenie de Peney, forme une châtellenie avec Genthod.[1]
1564. Le traité de Lausanne met fin au litige entre Berne et Genève sur Céligny.[1]
1726. Un procès-verbal de délimitation met fin aux conflits de juridiction et de limites avec Berne.[1]
1758. La famille Naville acquiert le domaine de Garengo, transformé pour le banquier Étienne Naville et son frère Pierre.[2]
1764. Élisabeth Torras, veuve Bonnafous, acquiert la propriété de l'Élysée, dont la maison de maître est construite avant 1771.
1806. Le chœur médiéval du temple est démoli et la nef agrandie.
1858. Ouverture de la ligne de chemin de fer Genève-Lausanne, avec une première halte au-dessous du noyau historique.[2]
1901. L'économiste Vilfredo Pareto s'installe à Céligny, où il meurt en 1923.
1907. Une mairie de style Heimatstil remplace l'ancienne grange aux dîmes.[2]
1953. Une loi genevoise fixe les limites entre les cantons de Vaud et de Genève. Elle est modifiée en 1971 après la construction de l'autoroute.[1]
1984. L'acteur Richard Burton meurt à Céligny. Il est enterré dans le vieux cimetière.
1991. Le temple, ancienne église romane Saint-Martin, brûle. Les travaux de restauration et les fouilles se poursuivent jusqu'en 1994 et le temple rouvre en 1993.[1][4]
Population de Céligny
Sources et références : [1][5]
| 1850 | 312 |
| 1900 | 390 |
| 1950 | 415 |
| 1990 | 633 |
| 2000 | 599 |
| 2025 | 839 |
Lieux historiques de Céligny
Temple Saint-Martin. Ancienne église romane Saint-Martin, devenue temple réformé en 1536. Le chœur médiéval est démoli en 1806. Ravagé par un incendie en 1991, il est restauré et rouvert en 1993.[1][4]
Enclave des Coudres. La Grande Coudre et la Petite Coudre forment une seconde enclave genevoise en territoire vaudois, séparée du village par le corridor de Bogis-Bossey que Berne refusa de céder.[1]
Garengo. Domaine établi sur le site de la maison forte médiévale des nobles de Céligny, transformé dès les années 1760 pour les Naville. Le pianiste Ernest Schelling l'acquiert en 1910.[2]
L'Élysée. Propriété achetée en 1764 par Élisabeth Torras, veuve Bonnafous. Son fils lui donna le nom du jardin décrit par Rousseau.
Mairie de 1907. Mairie de style Heimatstil construite à la place de l'ancienne grange aux dîmes.[2]
Cimetières. Le vieux cimetière abrite la tombe de Richard Burton. Vilfredo Pareto est enterré au cimetière du village.
Vestiges de Céligny
Villa sous le temple. Les fouilles de 1991-1994 ont révélé une villa des IVe-Ve siècles, remplacée par deux églises en bois, dont l'une a donné naissance à l'église actuelle.[1][4]
Vestiges romains de Murat. Vestiges d'une villa romaine découverts lors de la construction d'un chalet sur les terrains de Murat, achetés en 1870 par les frères Édouard et Émile Chaponnière. Quelques mosaïques et un aqueduc.[1][2]
Tombes anciennes. Objets de l'âge du Bronze trouvés dans le lac et dans des tombes à l'ouest du village. Tombes remontant vraisemblablement à l'époque burgonde.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Céligny » (Catherine Santschi), version du 05.07.2005
- Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), « Céligny »
- Commune de Céligny, « Bienvenue à Céligny »
- République et canton de Genève, « Parution du nouvel hors-série d'Archéologie genevoise » (19.12.2024)
- Office cantonal de la statistique (OCSTAT), Mémento statistique du canton de Genève 2026, tableau Population résidante par commune, en 2025
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (coordonnées)
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