Garengo
Origine du nom de Garengo
L'origine du nom n'est pas connue.
Fondation de Garengo
Le domaine de Garengo, dans la commune de Céligny, occupe l'emplacement de la maison forte médiévale des nobles de Céligny, qui dominait le moulin familial sur le canal du Brassus (ou Brassu). Quand les Naville achetèrent le domaine, l'ancienne maison haute seigneuriale était encore debout. Ils la firent démolir et construire à sa place une maison de maître de style classique pour Étienne Naville, banquier à Londres, et son frère Pierre. Le domaine fut agrandi et transformé au XIXe siècle, puis passa au pianiste Ernest Schelling et, plus tard, à Ernst Schmidheiny.[1][2][3]
Histoire de Garengo
1163. Première mention de la famille noble de Céligny, dont la maison forte se trouvait à l'emplacement de la maison de maître de Garengo. Ses membres apparaissent en 1163 et 1179 comme témoins ou donateurs de l'abbaye de Bonmont.[2][3]
1461. Le Brassus, second bras du canal du Grenier, alimente dès cette date le moulin de la famille de Céligny à Garengo.[3]
Fin du XVe siècle. La branche principale de la famille de Céligny s'éteint avec Jean.[3]
1545. Urbain Quisard, seigneur de Crans, veut construire une nouvelle prise d'eau. La famille de Céligny et les villageois s'opposent à un tracé qui aurait réduit l'eau du moulin de Garengo, et un autre tracé est choisi.[3]
1758. La famille Naville acquiert le domaine. L'ancienne maison haute seigneuriale, encore debout, est démolie.[2]
Vers 1759-1760. Construction de la maison de maître de style classique pour Étienne Naville, banquier à Londres, et son frère Pierre.[1][3]
Vers 1840. Le nouveau propriétaire, Ami Bernard-Saint-Ours, achète la propriété voisine, dont les maisons sont démolies. Les dépendances sont reconstruites et le corps de logis agrandi d'une annexe.[1]
Vers 1865. Transformation des dépendances, probablement par Francis Gindroz, pour le banquier Édouard Hentsch.[1]
XIXe siècle. Le moulin de Garengo, qui a fonctionné jusqu'au XIXe siècle, est détruit.[3]
1877. Construction d'un mur de soutènement sous les jardins en terrasses, qui reprend le tracé de l'éperon féodal primitif.[1]
1910. Le pianiste Ernest Schelling achète le domaine, où il accueille de nombreuses personnalités du monde musical ; une véranda est ajoutée.[1][3]
1939. Après un incendie, la maison de maître est restaurée.[1]
1946. Ernst Schmidheiny et sa femme Lucie, d'abord locataires, achètent Garengo à la veuve d'Ernest Schelling. L'intérieur est décoré par la maison parisienne Jansen.[1][3]
Lieux historiques de Garengo
Maison de maître de Garengo. Corps de logis classique de deux niveaux à toit à croupe, construit vers 1759-1760 pour Étienne Naville, agrandi vers 1840 et transformé au XXe siècle.[1][2]
Canal du Brassus. Bras du canal du Grenier qui alimentait le moulin de Garengo dès 1461. Il alimente encore la plupart des fontaines du village de Céligny.[2][3]
Vestiges de Garengo
Mur de l'éperon féodal. Le mur de soutènement construit dès 1877 sous les jardins en terrasses reprend le tracé de l'éperon sur lequel se dressait la maison forte des nobles de Céligny.[1]
Sources
- Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale (PBC), « Garengo » (texte du Guide artistique de la Suisse, SHAS)
- Office fédéral de la culture, Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), « Céligny » (3e version, février 2019)
- Commune de Céligny, « Bienvenue à Céligny » (brochure communale)
- geo.admin.ch, service de recherche de swisstopo (route de Céligny 75, Céligny, coordonnées)
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