
Champéry
Origine du nom de Champéry
La forme « Champery » est attestée en 1286. Une mention plus ancienne, « champeirie » en 1180, reste à confirmer. Le nom associerait un nom de personne latin, « campărĭus » (le garde champêtre), au suffixe d'origine celtique -acum, et désignerait le domaine d'une famille, sans que ce soit établi. L'étymologie populaire y voit le « champ » d'un certain Péry, que figurent les armoiries. En patois, la commune se nommerait « Tsanpirey ».[1]
Fondation de Champéry
Champéry est un village-rue entouré d'un habitat dispersé, dans le haut val d'Illiez, à la frontière avec la France. Une houe néolithique et des monnaies romaines y ont été retrouvées, et la vallée aurait été peuplée à l'époque des Grandes Migrations. Au Moyen Âge, les fiefs du val d'Illiez étaient partagés entre plusieurs vassaux nobles des comtes de Savoie, dont les Châtillon-Larringes, les Arbignon et les Montheolo. Les habitants jouissaient d'une certaine autonomie, qu'ils durent défendre après l'arrivée des Haut-Valaisans en 1536. Ils rachetèrent les services féodaux en 1715. Longtemps rattaché à la communauté de Val-d'Illiez, Champéry en est séparé en 1839 et devient paroisse en 1854.[1]
Histoire de Champéry
1286. Mention « Champery ».[1]
1436. Mention de la chapelle Saint-Théodule, qui dépend de la paroisse de Val-d'Illiez.[1]
1536. Après la conquête du Bas-Valais par les Haut-Valaisans, les habitants défendent leurs privilèges, dont le droit de proposer le candidat à la charge de châtelain et l'administration des biens communaux.[1]
1715. La population rachète les services féodaux.[1]
1723. La chapelle reçoit un desservant propre.[1]
1725. Construction de la chapelle dans le style baroque ; son clocher isolé subsiste.[1]
1790. Révolte contre les baillis haut-valaisans de Monthey, qui fait de Pierre-Maurice Rey-Bellet, dont le rôle a été surestimé, un héros local.[1]
1839. Champéry se sépare de Val-d'Illiez et devient une commune indépendante.[1]
1851. Des familles entières émigrent en Algérie, puis en Argentine en 1861.[1]
1854. Champéry devient une paroisse.[1]
1857. Construction du premier hôtel, qui serait l'hôtel de la Dent-du-Midi.[1]
1865. L'achèvement d'une route favorise un essor rapide du tourisme.[1]
1898. Construction d'une nouvelle église ; une autre construction suit en 1966.[1]
1969. Champéry participerait à la création du domaine skiable des Portes du Soleil. Le projet de liaison présenté en 1964 à l'Exposition nationale de Lausanne comprenait déjà Champéry.[5]
Population de Champéry
Sources et références : [1][2]
| 1798 | 405 |
| 1850 | 619 |
| 1860 | 503 |
| 1900 | 704 |
| 1950 | 861 |
| 2000 | 1'107 |
| 2025 | 1'413 |
Lieux historiques de Champéry
Clocher baroque. Tour isolée de la chapelle Saint-Théodule construite en 1725, conservée après la démolition de l'ancien édifice. Avec la maison dite la cure, ce clocher est un bien culturel d'importance régionale. Il serait protégé depuis 1974.[1][4]
Église Saint-Théodule. La chapelle mentionnée en 1436 a été remplacée par l'édifice baroque de 1725, puis par de nouvelles constructions en 1898 et 1966.[1]
Hôtel de la Dent-du-Midi. Premier hôtel du village, construit en 1857 et dont le nom exact n'est pas sûr, point de départ du tourisme à Champéry.[1]
Vestiges de Champéry
Trouvailles anciennes. Une houe néolithique et des monnaies romaines ont été découvertes sur le territoire communal.[1]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Champéry » (Fabrice Clément, version de 1998 remaniée le 24.05.2005, version allemande)
- Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, chiffres provisoires au 31.12.2025, via citypopulation.de
- geo.admin.ch, recherche de lieux (coordonnées)
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du Valais (objets A et B, état au 1.1.2026)
- Les Portes du Soleil, « A human story » (histoire du domaine depuis 1964)
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