Château de Raymontpierre

Site Canton de Jura · District : Delémont · Site non habité (commune de Val Terbi)
Fait partie de la commune de Val Terbi
Vue de Château de Raymontpierre
Photo : CC0, Wikimedia Commons

Origine du nom de Château de Raymontpierre

Le château porte le nom de son bâtisseur, Georges Hugué, châtelain de Delémont : anobli en 1595 par l'empereur Rodolphe II, il prit le nom « de Raymontpierre », qui désigne aussi le château. Le nom allemand « Remontstein » est le titre d'un ouvrage de Ch. A. Müller paru en 1942. L'étymologie reste inexpliquée.[1]

Fondation de Château de Raymontpierre

Le château est né d'un fief. En 1576, le prince-évêque de Bâle remet en fief à Marc Hugué, notaire et lieutenant de la ville et seigneurie de Delémont, des terres sur un contrefort du versant nord du Raimeux, au sud-ouest de Vermes. Son fils Georges Hugué de Raymontpierre, catholique de Delémont, y bâtit vers 1594-1596 un petit château fort qui sert de siège à l'administration du fief. Il fait aussi construire une chapelle sur ses terres du Raimeux. Adversaire de la Réforme, il est soutenu par le prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, qui lui accorde d'autres terres. Le site se trouve dans l'ancienne commune de Vermes, aujourd'hui dans la commune de Val Terbi (fusion du 1er janvier 2013).[1]

Histoire de Château de Raymontpierre

1576. Le prince-évêque de Bâle remet en fief à Marc Hugué, père de Georges, les terres où s'élèvera le château.[1]

1593. Georges Hugué devient lieutenant de la prévôté de Moutier-Grandval et châtelain de Delémont.

vers 1594-1596. Construction du château, siège de l'administration du fief, et d'une chapelle sur les terres du Raimeux.[1]

1595. L'empereur Rodolphe II anoblit Georges Hugué, qui prend le nom de Raymontpierre.

1608. Mort de Georges Hugué de Raymontpierre à Delémont.

1623. Le château passe à la famille noble soleuroise von Staal.[1]

1809. Fin de la propriété des von Staal. La demeure est ensuite transformée en ferme.[1]

1940-1941. Ch. A. Müller publie « Le château de Raymontpierre » dans les Actes de la Société jurassienne d'émulation.[1]

1941. Menacé de ruine, le château est racheté par la famille Bührle.[1]

1949. Restauration du château.[1]

Lieux historiques de Château de Raymontpierre

Château de Raymontpierre. Petit château fort de la fin du XVIe siècle. Il serait de style gothique tardif et comprendrait une tour ronde, une chapelle et un mur d'enceinte. Il est inscrit comme bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC). Entouré de quelque 650 hectares de forêts, le domaine accueille aujourd'hui des événements privés et des séminaires.[4][6]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Raymontpierre »
  2. Dictionnaire historique de la Suisse, « Hugué de Raymontpierre, Georges »
  3. Dictionnaire historique de la Suisse, « Vermes »
  4. Jura Tourisme, « Château de Raymontpierre »
  5. Office fédéral de topographie swisstopo, map.geo.admin.ch
  6. Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
  7. République et Canton du Jura, Gouvernement, réponse à la question écrite n° 3074 « Fusions de communes : où en est-on ? » (23 octobre 2018)

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