Crémines

Canton de Berne · Ancien district : Moutier · 527 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Crémines

Le village est cité en 1461 sous la forme « Crimene ». Une mention de 1179, parmi les possessions de Moutier-Grandval, le ferait apparaître plus tôt. Le nom viendrait probablement de « creux des mines ».[1][2]

Fondation de Crémines

Crémines s'est formé dans le Grand Val, ou Cornet, au confluent du Gaibiat et de la Rauss. Des tombes du haut Moyen Âge y ont été trouvées. Le village appartenait à la prévôté de Moutier-Grandval et a toujours relevé de la paroisse de Grandval. Son pré de Sales servait de lieu de duel pour toute la prévôté. Agricole jusque vers 1900, il connaissait aussi l'horlogerie, la poterie et la fabrication d'arquebuses à domicile, sans grande ampleur. En 2000, le secteur secondaire fournissait plus de la moitié des emplois.[1][2]

Histoire de Crémines

Haut Moyen Âge. Des tombes de cette époque ont été découvertes à Crémines.[1]

1179. Le village figure parmi les possessions de Moutier-Grandval.[2]

1461. Crémines apparaît sous la forme « Crimene ».[1]

1531. La paroisse de Grandval, dont le village a toujours relevé, adopte la Réforme.[1][2]

1615-1798. Les paysans bâtissent des greniers en madriers. Douze de ceux qui subsistent portent une date de cette période.[2]

1797-1800. Le village quitte la prévôté de Moutier-Grandval pour le département français du Mont-Terrible.[1]

1800-1813. Crémines appartient au département du Haut-Rhin.[1]

1815. Rattachée à Berne, la commune entre dans le bailliage, puis dans le district de Moutier.[1][2]

1819. L'auberge de la Croix Blanche est construite.[2]

1842-1843. La nouvelle route cantonale de Gänsbrunnen à Moutier est ouverte. La Grand-Rue se forme le long de son tracé.[2]

1853. Crémines devient une commune mixte.[1]

1855. Un grave incendie ravage le village.[2]

1868. Une école néoclassique est bâtie entre l'ancien noyau et la Grand-Rue.[2]

1871. Un nouvel incendie frappe Crémines, ce qui explique la rareté des fermes antérieures à 1800.[2]

1904-1908. Construction de la ligne Moutier-Soleure. La gare de Crémines ouvre en 1908, et le décolletage s'implante grâce au rail et à l'industrie de Moutier.[1][2]

1935. Une chapelle catholique en bois, rattachée à la paroisse de Moutier, est consacrée pour les ouvriers venus travailler dans les usines.[1][2]

1943. Une fabrique de cartonnage s'installe au village.[1]

1972. Un jardin zoologique ouvre à Crémines.[1]

Population de Crémines

Sources et références : [1][3]

Population de Crémines
1755252
1850297
1900383
1950497
2000565
2010523
2020478
2025527

Lieux historiques de Crémines

Greniers. Une vingtaine de greniers en madriers subsistent dans le village. Douze sont datés entre 1615 et 1798, un autre de 1843, rare exemple postérieur à 1800, et un de 1861.[2]

Pré de Sales. Pré qui servait de lieu de duel pour toute la prévôté de Moutier-Grandval.[1]

Auberge de la Croix Blanche. Auberge datée de 1819.[2]

École. École de style néoclassique de 1868, qui relie le vieux noyau et la Grand-Rue.[2]

Chapelle catholique. Chapelle en bois de 1935, bâtie pour les ouvriers catholiques des usines.[1][2]

Ponts et fontaines. Le Gaibiat et la Rauss coulent à ciel ouvert sous sept petits ponts. Les fontaines publiques monolithiques datent de la seconde moitié du XIXe siècle. Le chemin de l'Église est l'ancienne voie vers Grandval.[2]

Vestiges de Crémines

Tombes du haut Moyen Âge. Sépultures du haut Moyen Âge découvertes à Crémines.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Crémines » (François Wisard), version du 14.01.2026
  2. Office fédéral de la culture, ISOS, « Crémines », commune de Crémines, district de Moutier, canton de Berne, 2e version, mars 2006
  3. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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