Corgémont

Canton de Berne · Ancien district : Courtelary · 1'801 habitants (31.12.2025)

Origine du nom de Corgémont

La plus ancienne forme connue est « Coriamont », en 1178. Du XIIe au XVe siècle, une famille noble porte le nom du lieu, appelée aussi de Chalmé. Le sens du nom n'est pas établi.[1]

Fondation de Corgémont

Corgémont faisait partie de la seigneurie d'Erguël, dans la principauté épiscopale de Bâle. Le chapitre de Moutier-Grandval et celui de Saint-Imier y avaient des biens au XIIe siècle. La famille noble de Corgémont, ou de Chalmé, tenait des terres du prince-évêque de Bâle du XIIe au XVe siècle, puis le fief passa aux d'Asuel. Le village est le siège d'une paroisse, à laquelle Bienne imposa la Réforme. Au XIXe siècle, une manufacture d'ébauches s'installe pour profiter de la force de l'eau, et d'autres fabriques liées à l'horlogerie suivent.[1]

Histoire de Corgémont

1178. Le village apparaît sous la forme « Coriamont ».[1]

1179. Le pape Alexandre III confirme au chapitre de Moutier-Grandval ses possessions à Corgémont. Le chapitre de Saint-Imier y détient aussi des biens.[1]

1379. L'église Saint-Valier est construite.[1]

1450-1880. Les tuileries de Corgémont sont réputées jusqu'en 1880.[1]

1530. Bienne impose la Réforme à la paroisse.[1]

Fin du XVIIe siècle. L'horlogerie fait son apparition.[1]

1766. L'église Saint-Valier est reconstruite.[1]

1834. Les frères Eguet fondent une manufacture d'ébauches, mue par la force de l'eau.[1]

1851. Une nouvelle école est construite.[1]

1862. La messe est célébrée à Corgémont pour la première fois.[1]

1874. Avec le Kulturkampf, la messe est supprimée. La même année, deux classes secondaires ouvrent et la gare est inaugurée.[1]

1879. Une cure allemande est créée. Elle devient le siège de la paroisse allemande du Bas-Vallon.[1]

1899-1982. La manufacture de ressorts d'horlogerie Paul Dubois est active.[1]

1907-1928. La fabrique Jules Schmoll produit sous le nom de Corgémont Watch.[1]

1927. Le culte catholique est rétabli.[1]

1932-1994. Une émaillerie travaille à Corgémont. La société Emalco SA est fondée en 1971.[1]

1958. La chapelle Saint-Nicolas-de-Flue est bâtie sur les plans de Jeanne Bueche.[1]

1959. Le collège secondaire ouvre ses portes.[1]

1965. Corgémont devient le siège du rectorat catholique du Bas-Vallon.[1]

Population de Corgémont

Sources et références : [1][2]

Population de Corgémont
1801342
1850753
19001'418
19501'285
19701'645
20001'493
20251'801

Lieux historiques de Corgémont

Église Saint-Valier. Construite en 1379 et reconstruite en 1766, c'est l'église paroissiale.[1]

Chapelle Saint-Nicolas-de-Flue. Chapelle catholique de 1958, construite sur les plans de l'architecte Jeanne Bueche.[1]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Corgémont » (Anne Beuchat-Bessire), version du 02.03.2004
  2. Office fédéral de la statistique (OFS), STATPOP, population résidante permanente au 31.12.2025

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