
Courtedoux
Origine du nom de Courtedoux
Le village apparaît en 814 sous la forme « Curtis Udulphi ». Le nom associerait le terme roman « corte » (ferme, domaine agricole, hameau) au nom de personne germanique Holdwulf ou Holdolf, soit « le domaine de Holdwulf ». L'ancien nom allemand serait « Ludolfsdorf ».[1]
Fondation de Courtedoux
Personne ne sait qui a fondé Courtedoux. Le nom, qui associe un terme désignant un domaine agricole à un nom de personne germanique, renverrait à un domaine du haut Moyen Âge. Au IXe siècle, la localité figure parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Ursanne. Les seigneurs d'Asuel y détenaient aussi un domaine, cédé en 1241 à l'évêque de Bâle. Le village s'est développé sur une hauteur au-dessus de la plaine du Creugenat, à l'ouest de Porrentruy, comme localité agricole avant de devenir une zone résidentielle de la ville voisine.[1]
Histoire de Courtedoux
814. Première mention connue du village, sous la forme « Curtis Udulphi ».[1]
IXe siècle. Courtedoux fait partie des possessions de l'abbaye de Saint-Ursanne.[1]
1241. Le domaine que les seigneurs d'Asuel détenaient à Courtedoux est cédé à l'évêque de Bâle.[1]
1389. Construction de l'église Saint-Martin.[1]
Ancien Régime. Courtedoux est le siège de la grande mairie ajoulote du même nom, dans la principauté épiscopale de Bâle. La paroisse relève du diocèse de Besançon.[1]
1779. La paroisse passe du diocèse de Besançon à celui de Bâle.[1]
1793-1813. Le village est annexé à la France.[1]
1815. Courtedoux passe au canton de Berne, auquel il appartient jusqu'en 1978.[1]
1835. Reconstruction de l'église Saint-Martin.[1]
1836. Courtedoux devient commune mixte. Au XIXe siècle, l'agriculture est l'activité principale.[1]
1946. Ouverture de l'aérodrome de Porrentruy-Courtedoux.[1]
1974. Remaniement parcellaire. Le village devient ensuite une zone résidentielle de Porrentruy. Au XXe siècle, quelques petites entreprises industrielles s'y implantent.[1]
1979. Courtedoux fait partie du nouveau canton du Jura (district de Porrentruy).
2002. Début des découvertes d'empreintes de dinosaures sur le tracé de l'autoroute A16 Transjurane, fouillées par le projet Paléontologie A16 de la Section d'archéologie et paléontologie du canton du Jura.[2]
Population de Courtedoux
Sources et références : [1]
| 1770 | 314 |
| 1818 | 341 |
| 1850 | 499 |
| 1900 | 759 |
| 1950 | 591 |
| 2000 | 739 |
| 2010 | 721 |
| 2025 | 749 |
Lieux historiques de Courtedoux
Église Saint-Martin. Église paroissiale construite en 1389 et reconstruite en 1835.[1]
Plaine du Creugenat. Le village domine la plaine du Creugenat, à l'ouest de Porrentruy, que traverse aujourd'hui l'autoroute A16 Transjurane.[1]
Vestiges de Courtedoux
Pistes de dinosaures de la Transjurane. À partir de 2002, les travaux de l'autoroute A16 ont mis au jour plusieurs sites à empreintes de dinosaures sur le territoire de Courtedoux : Béchat Bovais, Bois de Sylleux, Tchâfouè et Sur Combe Ronde, auxquels s'ajoutent des sites voisins à Chevenez. Datées du Kimméridgien (Jurassique supérieur), ces traces ont été laissées par des sauropodes, grands herbivores quadrupèdes, et par des théropodes, carnivores bipèdes. Plus de 4'000 empreintes, dont 280 pistes, avaient été fouillées et documentées en 2007 par le projet Paléontologie A16. Le site de Sur Combe Ronde devait être protégé sous un pont. On ignore son état actuel.[2]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Courtedoux » (Dominique Prongué)
- Marty D. et al., « Late Jurassic dinosaur tracksites of the Transjurane highway (Canton Jura, NW Switzerland) », Bulletin für angewandte Geologie, 2007
- Statistique Jura, tableau JU-T.01.01.03, population résidante permanente au 31 décembre 2025
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Courtedoux »
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