
Damvant
Origine du nom de Damvant
Forme ancienne « Dampvant » en 1283. La première mention sûre serait plutôt « Danval » ou « Dampna Walle » en 1346, puis « Dampvant » vers 1360. Le nom viendrait du latin « dominus » (seigneur, saint) suivi du nom d'un saint, peut-être Wala.[1]
Fondation de Damvant
On ne connaît ni le fondateur ni la date de création du village, mais une villa gallo-romaine, partiellement fouillée en 1842, atteste une occupation dès l'Antiquité. Mentionné en 1283, Damvant appartenait à l'évêque de Bâle, dont les droits furent renforcés après les guerres de Bourgogne (1474-1477). Dès le XVIe siècle, la commune faisait partie de la grande mairie de Chevenez. La paroisse, qui comprenait aussi Réclère et Villars-lès-Blamont, relevait du diocèse de Besançon jusqu'en 1779, et le curé était nommé par le prieur de Lanthenans (Doubs). Devenu commune mixte en 1836, Damvant fait aujourd'hui partie de la commune de Haute-Ajoie (fusion du 1er janvier 2009).[1]
Histoire de Damvant
Époque gallo-romaine. Une villa gallo-romaine est établie sur le territoire du village.[1]
1283. Mention de Damvant sous la forme « Dampvant ».[1]
XIIIe-XIVe siècles. Damvant relèverait de la seigneurie de Roche-d'Or.
1474-1477. Après les guerres de Bourgogne, les droits de l'évêque de Bâle sur le village sont renforcés.[1]
XVIe siècle. Damvant fait partie de la grande mairie de Chevenez.[1]
1725. Un traité de délimitation rectifie la frontière entre la France et l'évêché de Bâle.[1]
1745-1747. Construction de l'église Saint-Germain, qui reposerait sur les fondations d'une église médiévale.
XVIIIe siècle. Villars-lès-Blamont se sépare de la paroisse de Damvant.[1]
1779. La paroisse passe du diocèse de Besançon à celui de Bâle.[1]
1793-1813. Damvant est rattaché aux départements français du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin.[1]
1815-1978. Le village appartient au canton de Berne.[1]
1836. Damvant devient commune mixte.[1]
1842. Fouille partielle de la villa gallo-romaine.[1]
1979. Damvant entre dans le nouveau canton du Jura.
2009. Le 1er janvier, Damvant fusionne avec Chevenez, Réclère et Roche-d'Or dans la commune de Haute-Ajoie.[1]
Population de Damvant
Sources et références : [1]
| 1818 | 275 |
| 1850 | 357 |
| 1870 | 288 |
| 1900 | 352 |
| 1950 | 214 |
| 2000 | 136 |
| 2008 | 120 |
Lieux historiques de Damvant
Église Saint-Germain. Église paroissiale dont le curé était nommé par le prieur de Lanthenans (Doubs). L'édifice actuel, de 1745-1747, aurait été bâti sur les fondations d'une église médiévale et posséderait un maître-autel classique.[1]
Village-frontière. Damvant est un village agricole connu pour l'élevage du cheval, sur la route de Porrentruy à Besançon. Sa frontière avec la France a été rectifiée par le traité de délimitation de 1725.[1]
Fermes et fontaines. On y trouverait de nombreuses fermes du XIXe siècle à grande porte de grange et trois anciennes fontaines à bassin circulaire.
Vestiges de Damvant
Villa gallo-romaine. Les restes d'une villa gallo-romaine, partiellement fouillée en 1842, attestent l'occupation ancienne du site. Bien culturel d'importance régionale (inventaire fédéral PBC).[1][3]
Sources
- Dictionnaire historique de la Suisse, « Damvant » (Dominique Prongué), version du 04.06.2020
- République et Canton du Jura, Gouvernement, message au Parlement relatif à la révision de la législation en matière de fusion de communes (30 mars 2011)
- Office fédéral de la protection de la population (OFPP), Inventaire PBC, liste cantonale du canton du Jura (état au 1.1.2026)
- geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux « Damvant »
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