Derborence

Site Canton de Valais · District : Conthey · Site non habité (commune de Conthey)
Fait partie de la commune de Conthey

Origine du nom de Derborence

Le nom de Derborence, porté par le cirque au pied des Diablerets, n'a pas d'explication connue.[3]

Fondation de Derborence

Derborence est un site non habité de la commune de Conthey, dont le territoire s'étend jusqu'au massif des Diablerets. Le fond du cirque était un alpage, enseveli par deux éboulements au XVIIIe siècle sous une masse énorme de blocs. Le second a barré la Derbonne et formé le lac. Au sud du lac s'étend une forêt comptée parmi les dernières forêts primaires montagnardes de Suisse.[1][3][8]

Histoire de Derborence

1714. Le 23 septembre, une partie de la paroi calcaire de la Tête de Barme s'effondre. Les blocs détruisent les chalets d'alpage et ensevelissent bergers et troupeaux : une quinzaine de personnes meurent. Certains blocs parcourent plus de 5 km dans la vallée de la Lizerne.[3][4]

1749. Le 23 juin, un second éboulement ne fait pas de victimes, car les bergers ont été avertis par des chutes de pierres les jours précédents. Les débris barrent la Derbonne et forment le lac de Derborence. À eux deux, les éboulements ont déposé environ 50 millions de m³ de roche.[3][5]

1911. Le secteur Haut de Cry/Derborence devient un district franc fédéral de 58,2 km², où la chasse est interdite.[1]

1934. Charles-Ferdinand Ramuz publie le roman « Derborence », inspiré de l'éboulement de 1714.[4]

vers 1954. Construction de la route de Derborence.[7]

1957. Construction de la chapelle Saint-Nicolas de Flüe, au Godet, dans la forêt qui a poussé sur les éboulis de 1714.[6]

1959. Le 10 décembre, un accord est conclu entre la Ligue suisse pour la protection de la nature et la bourgeoisie de Conthey. La Ligue (aujourd'hui Pro Natura) acquiert un secteur de forêt primaire, deux alpages (Vérouet et Fenadze) et une servitude sur le lac et ses abords.[1][2]

1961. Le 30 mars, le Conseil d'État déclare la forêt vierge, le lac et la zone située au nord-est « site protégé » et « réserve absolue de faune et de flore ».[1][2]

1977. Le site entre à l'Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale.[1]

1985. Francis Reusser tire un film du roman de Ramuz.[4]

1992. Derborence est inscrit comme zone alluviale d'importance nationale.[1]

Lieux historiques de Derborence

Lac de Derborence. Lac né en 1749, quand les éboulis ont barré la Derbonne.[3]

Forêt vierge de Derborence. Forêt au sud du lac, l'une des dernières forêts primaires montagnardes de Suisse. La réserve de Pro Natura couvre 260 hectares.[1]

Chapelle du Godet. Chapelle Saint-Nicolas de Flüe, construite en 1957 vers 1'450 m d'altitude. Une messe y est dite le dimanche en été.[6]

Quille du Diable. Aussi appelée Tour Saint-Martin, elle domine le fond du cirque d'environ 1'500 m. Le gel et le dégel font encore tomber des éboulis au pied de la paroi.[3]

Sources

  1. État du Valais, Sites naturels protégés, « Derborence »
  2. Conseil d'État du Valais, « Décision concernant la protection de la forêt et du site de Derborence », 30.03.1961
  3. Institut de géographie de l'Université de Lausanne (IGUL), panneau d'information sur l'éboulement de Derborence
  4. Ghania Adama, « « Derborence », son drame et ses croyances locales », swissinfo.ch, 2.9.2014
  5. swisstopo et SCNAT, Lexique stratigraphique suisse, « Dépôt d'écroulement de Derborence »
  6. Office du tourisme Conthey-Région, « Les églises & chapelles »
  7. Commune de Conthey, « Images à Conthey, vingtième siècle », liste des légendes de photographies, 1999
  8. Dictionnaire historique de la Suisse, « Conthey (commune) » (François Wiblé, Maurice Terrettaz), version du 11.08.2005
  9. geo.admin.ch, recherche de lieux de swisstopo (Derborence)

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