Étangs de Bonfol

Site Canton de Jura · District : Porrentruy · Site non habité (commune de Basse-Vendline)
Fait partie de la commune de Basse-Vendline
Vue de Étangs de Bonfol
Photo : Original uploader was Alcazar at fr.wikipedia, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Origine du nom d'Étangs de Bonfol

Les étangs portent le nom du village de Bonfol, sur le territoire duquel ils se trouvent. Plusieurs ont un nom propre : étang du Milieu, Neuf-Étang (ou Étang-Neuf), étang du Moulin.[2][3]

Fondation d'Étangs de Bonfol

Les étangs de Bonfol sont des plans d'eau artificiels de la pointe nord-est de l'Ajoie, vers 450 m d'altitude. Ils ont été creusés et entretenus dès le XVe siècle pour l'élevage de la carpe et approvisionnaient sans doute en poisson la cour de Porrentruy. Leur existence tient au sous-sol imperméable de la région, rare dans le Jura calcaire : certains occupent d'anciennes fosses d'extraction de sable, et leur fond argileux retient l'eau. Le prince-évêque de Bâle fit construire des digues en 1751-1754. Devenus réserves naturelles en 1961, ils forment avec les étangs de Vendlincourt un objet de l'Inventaire fédéral des paysages (IFP n° 1101). Ils se trouvent dans l'ancienne commune de Bonfol, aujourd'hui dans la commune de Basse-Vendline (fusion du 1er janvier 2024).[1][2]

Histoire d'Étangs de Bonfol

1479. Un étang aurait été creusé à Bonfol.[3]

1497. Première mention des étangs de Bonfol.[1][2]

1734. La communauté de Bonfol prend possession du Neuf-Étang, aménagé par le prince-évêque Jean-Conrad de Reinach sans l'accord des bourgeois. Le 13 avril, l'avocat général du prince donne raison au fisc.[3]

1735. Le 31 octobre, des habitants de Bonfol empêchent les gens du prince-évêque d'accéder à l'étang.[3]

1751-1754. Le prince-évêque de Bâle fait construire des digues et aménager les étangs pour la pêche.[1][2]

1784. Une grave épidémie, qui fait une soixantaine de morts à Bonfol, est attribuée aux miasmes du Grand-Étang, mis à sec. Des bassins sont ensuite vidés par crainte de la maladie (ou 1786, date à confirmer).[3]

1794. Sous le département du Mont-Terrible, les poissons des étangs sont inventoriés, puis les carpes vendues en vue de leur assèchement. Le 20 juin, l'étang du Moulin et l'étang du Milieu en sont exemptés parce que le moulin en dépend.[3]

XIXe siècle. Le Grand Étang Chapuis disparaît, ce qui modifie l'aspect du site.[2]

1961. Les étangs deviennent des réserves naturelles.[1]

Lieux historiques d'Étangs de Bonfol

Groupe nord. Étang du Milieu, Neuf-Étang, étangs du Champ de Manche et ancien étang du Pré de l'Essert, aujourd'hui bas-marais d'importance nationale.[2]

Étangs forestiers du Rougeat. Groupe central d'étangs en forêt, au niveau d'eau variable.[2]

Étangs des Esserts. Groupe sud, plus fortement transformé.[2]

Faune et flore. Les étangs sont un site de reproduction d'importance nationale pour les amphibiens, dont le triton crêté. On y trouve aussi la libellule Epitheca bimaculata et des plantes rares des rives exondées.[2]

Sources

  1. Dictionnaire historique de la Suisse, « Bonfol » (Dominique Prongué), version du 26.05.2020
  2. Office fédéral de l'environnement, Inventaire fédéral des paysages (IFP), objet n° 1101 « Étangs de Bonfol et de Vendlincourt »
  3. Denis Moine, Chronologie jurassienne, « Bonfol »
  4. Jura Trois-Lacs, randonnée « Bonfol »
  5. geo.admin.ch (swisstopo), recherche de lieux et limites communales historiques

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